‹ De la Suture Primitive et de la Cranioplastie Primitive dans le Traitement des Plaies Cranio-CérébralesChapitre 9 sur 17 · CHAPITRE ‘III · texte numérisé non relu

CHAPITRE ‘III

La Cranioplastie primitive

Jusqu'à ces derniers temps, quel que soit le mode de terminaison de l’opération primitive, la réparation de la crèche osseuse était demandée à une deuxième intervention, souvent fort distante de la

première.

De la suture primitive à la cranioplastie primitive, il n’y avait qu’un pas à franchir, beaucoup moins considérable que celui qui avait séparé les méthodes de drainage et de pansement à ciel ouvert, des tentatives de réunion primitive.

Puisque la suture primitive avait toutes chances de réussir dans les cas favorables, l’essai de la cranioplastie primitive n’était, dans des cas semblables, qu’un complément de la technique opératoire.

Les quelques essais qui viennent d’en être tentés par M. le médecin principal Tanton, professeur agrégé

au Val-de-Grâce, médecin-chef de l’ambulance chi-

rurgicale Russe n° 1, et qui a bien voulu nous communiquer ses observations, montrent que les résultats obtenus sont des plus encourageants ; sans doute, des essais plus nombreux seront tentés et pere

mettront de voir tout ce qu’on peut attendre de cette technique opératoire. |

Comme le fait remarquer M. Tanton, la cranioplastie primitive exige évidemment une désinfection préalable complète du foyer, qu’il est facile de réaliser par l'intervention chirurgicale telle qu’on la pratique partout actuellement et il conclut que : « La fermeture primitive des plaies du crâne, avec plastie immédiate, nous paraît le meilleur moyen pour mettre les blessés du crâne et du cerveau à l'abri des accidents secondaires d’origine infectieuse et des phénomènes tardifs qui résultent de l’existence d’une cicatrice fibreuse adhérente. »

Quoiqu'il en soit, cette nouvelle technique opératoire paraîl devoir présenter des avantages certains.

: Ceux-ci, jusqu’à plus ample informé, sont les suivants : : ]

La cranioplastie primitive supprime tout d’abord la nécessité ultérieure d’une deuxième intervention qui, sans présenter une extrême gravité, peut toutefois s'accompagner d'accidents. Elle supprime pour le blessé l'ennui et l’appréhension d’une nouvelle opération.

Mais, en somme, ces deux avantages sont minimes et même négligeables, en comparaison des autres bénéfices réels que l’on semble être en droit d’escompter de son emploi.

En premier lieu, la cicatrice fibreuse, reliquat de l'opération primitive, apportait quelquefois une gêne

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