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permet, grâce à une opération bien réglée, d’enrayer
le développement ultérieur de l'infection.
Il est de toute évidence alors que la possibilité de rendre aseptique une plaie quelconque, en rend la merche des plus simples. La cicatrisation per primam qui en découle, limite au minimum le nombre
des pansements nécessaires et surtout permet d’ob-
tenir une cicatrisation beaucoup plus rapidé, exempte le plus souvent de complications intercurrentes. Cette technique opératoire appliquée largement
aux plaies articulaires, par exemple, en montre les
avantages certains.
Une articulation ouverte et drainée était fréquemment envahie par l'infection qui donnait lieu à une arthrite purulente, d'origine exogène le plus souvent. Cette complication si redoutable disparaît par. l’emploi de la suture primitive.
Loubat, Moiraud, Derache, Leroy, Duval, Delore, Kocher, Sencert ont en effet traité de nombreux cas de plaies du genou par l’excision des tissus nécrosés, la désinfection immédiate, dans les quelques heures qui suivent (c’est la condition essentielle), suivie de
suture primitive de la capsule etla mobilisation pré-
coce de l’articulation.
Derache conclut dans sa communication à la Société de Chirurgie de Paris que la désinfection des tissus
touchés par le projectile est suffisante par l’excision
précoce, « qu’il faut admettre qu'une articulation du
genou, atteinte par un projectile infectant, n’est pas
vouée fatalement à la suppuration, et qu'enfin une
articulation du genou en puissance d'infection peut être stérilisée par un nettoyage chirurgical précoce et évoluer vers la guérison par ses seuls moyens de défense naturelle ». Sur 74 cas de réunion primitive par les chirurgiens cités plus haut, nous notons seulement trois insuccès, pour lesquels la réouverture de l'articulation fut nécessaire. L
Il était donc logique de penser que ces avantages de la suture primitive devaient se retrouver dans le cas particulier du traitement des plaies cranio-cérébrales, qui peuvent être, elles aussi, considérées comme des blessures intéressant une cavité séreuse. La désinfection chirurgicale complète par exérèse des tissus contus, l’ablation des esquilles, débris vestimentaires, caillots, est aussi facile à réaliser dans la plupart des plaies cranio-cérébrales. |
La fermeture des plaies cranio-cérébrales fut, en effet, tantôt reconnue commedevant être recherchée, notamment dans les cas légers et moyens, où les Jésions osseuses sont limitées ei où le cerveau n’a subi que des lésions d’attrition légère : dans les cas d’attrition grave avec gros délabrements l’emploi d’une mèche d'attente étant toutefois préférable.
Avant d'y parvenir, progressivement, essayant d'atténuer les dangers d'infection secondaire due à l’exposition prolongée de la plaie craniv-cérébrale, nous voyons, précédant la suture primitive, apparaître des méthodes diverses recherchant l’occlusion
mécanique, aussi parfaite que POSE du foyer opé= ratoire. M. Latarget insinue :
FR 1° Entre la dure-mère et la face externe du cerveau, à plus d’un centimètre en dehors du foyer, une véritable couronne de mèches imbibées de teinture d’iode fraîche ; | 2° Entre l’endocrane et la dure-mère, une deuxième couronne de mèches ;
3 Sur le foyer cérébral, il place en rabbit une mèche imbibée de teinture d’iode.
Ce n’est que le sixième ou huitième jour que les . mèches en couronne sont remplacées ; seule la mèche centrale a été changée dans l’intervalle.
Frappé des dangers de l'exposition prolongée de ‘la plaie méningo-cérébrale, M. Cunéo pratiquait un tamponnement du cerveau, qui était enlevé au bout de quarante-huit heures ; le lambeau étaiteà ce a moment relevé et fixé par quelques points de suture. Ayant employé jusqu’au 6 juillet 1916, cinq fois cette méthode de suture primo-secondaire, il a obtenu cinq guérisons chez des blessés qui présentaient pourtant un foyer de contusion cérébrale assez étendu. Il reconnaît que « quel que soit d’ailleurs le procédé, l'important est de pratiquer la fermeture de la plaie le plus vite possible ».
M. Depage pratiquait la réunion primitive avec interposition entre le cortex et le volet cutané d’un léger matelas de compresses imbibées de liqueur de Dakin ; il supprimait ce pansement au bout de trois ou quatre jours par désunion de la plaie qu'il resuturait définitivement ensuite.
MM. Gross et Houdard pratiquèrent, avant d’adop=
ter la suture primitive, la suture partielle avec emploi d’une mèche imbibée d’alcool laissée au contact du cerveau el qui restait en place douze ou quinze jours.
Nous voyons enfin la suture primitive préconisée dans le rapport français à la Conférence chirurgicale inter-alliée de mai 1917 et dans le Rapport belge.
Dans son rapport, M. Tuffier reconnaît, qu’une fois la plaie nette et bien désinfectée, il est permis d'espérer, qu'avec un contrôle microbien suffisant, la fermeture primitive, ou du moins très précoce, aura pour avantage d'empêcher toute chance d infection venant de dehors en dedans et mettra ainsi le blessé à l'abri des complications secondaires infectieuses. s
Le Rapport belge déclare qu’il ne faut pas drainer les plaies cérébrales, et qu'il faut faire la désinfection chirurgicale suivie de la suture primitive,
M. Tanton arrive à fermer primitivement toutes le splaies cranio-cérébrales. Ayant complètement | abandonné le drainage ou la désinfection chimique des plaies cranio-cérébrales, il pratique dans tous les cas la suture primitive des parties molles, sans tenir compte des désordres cranio-cérébraux et, depuis qu'il a adopté cette technique, il n’a pas observé l'apparition de la méningite secondaire chez ses opérés.
Willems obtient 18 succès sur 18 opérés, chez lesquels il pratique la suture hermétique totale de la dure-mère et du cuir chevelu, sans tenir compte