‹ De la symétrie dans les affections de la peauChapitre 6 sur 48 · SECTION I · texte numérisé non relu

SECTION I

Des Erythèmes symétriques.

PBSERYATION

Erythème symétrique de la région dorso-lomhaire. — Influence des courants électriques sur le développement de l’éruption.

VÜLPIAN. {Leçons sur les vaso-moteurs, t. II, p. 514.)

Il s’agit d’une malade atteinte d’une affection médullaire, probablement d’une méningo-myélite, limitée à la partie tout à fait inférieure de la moelle, et chez laquelle les symptômes prédominants consistaient en douleurs vives dans le

genou droit, avec contractions involontaires des muscles de la jambe droite, produisant des mouvements choréiformes et presque continuels du pied droit. Chez cette malade, une éruption roséolique, peut-être émotive, se manifestait du côté droit, sur la partie supérieure de la région lombaire et constituant là une sorte de demi-ceinture. Une éruption semblable comme forme se montrait aussi du côté gauche ; mais elle était de ce côté bien moins accusée que du côté droit.

Lorsqu’on faradisait la partie inférieure de la région des vertèbres dorsales, ou la partie supérieure de la région des vertèbres lombaires, l’éruption devenait beaucoup plus confluente du côté droit. Du côté gauche, le nombre dès taches rouges augmentait aussi, mais dans une bien plus faible proportion. Cette femme offrait en même temps, lors des premiers jours de son admission à l’hôpital, une roséole émotive très nette sur la région antérieure et supérieure du thorax, sur les épaules et la région supérieure du dos.

26 pBSERYATION

Erythème symétrique des quatre membres, mais surtout des jambes et des pieds.

VÜLPIIN. (Yasû-moteur$, 1.11, p. 623.)

Il s’agit d’une femme de trente-cinq à quarante ans environ, névropathique, qui était tourmentée depuis plus d’un an, d’une façon très pénible, par des accès de chaleur douloureuse se produisant dans les quatre membres, mais surtout dans les jambes et les pieds.

Ces accès avaient lieu presque tous les jours, sans régularité périodique : les pieds et la partie inférieure des jambes se congestionnaient alors, La peau y devenait rouge, sombre et très chaude ; les artères pédieuses, dont on sentait assez difficilement le pouls, dans l’intervalle des accès, battaient avec force et paraissaient dilatées. Il y avait en même temps un sentiment d’engourdissement très douloureux, et la marche, exaspérant les troubles morbides, était impossible.

La malade ne trouvait de soulagement qu’en plongeant ses

pieds et la partie inférieure de ses jambes dans l’eau froide. Diverses médications ont été employées (entre autres : le bromure de potassium, le seigle ergoté, les courants galvaniques continus) pour chercher à améliorer l’état de cette malade, mais elles n’ont eu aucun succès.

M. Sigerson a publié dans le Progrès médical une observation, recueillie par Duchenne de Boulogne, qui offre, avec le fait qui précède, une certaine analogie. En voici le résumé succinct :

3® pBSERVATION

Erythème symétrique des deux mains et des deux avant-bras.

SIGERSON. (Progrès médical, 25 avril et 2 mai 1874.)

Cette observation est relative à un homme âgé de cinquante ans, exerçant la profession d’ébarbeur de cuivre. On constatait chez lui des accès d’affaiblissement des quatre membres', accès pendant lesquels les deux mains devenaient rouges, plus chaudes et plus sensibles qu’à l’état normal. La congestion s’étendait aux avant-bras et s’accompagnait là d’une sensation de fourmillement. La chaleur augmentait ces symptômes ; le froid les faisait diminuer. Les pieds présentaient, au même moment, des phénomènes inverses comme état de température et de sensibilité.

La faradisation des membres supérieurs produisit dans ce cas une amélioration rapide et considérable.

4 e pBSERVATION

Erythème symétrique des deux mains et des trois doigts externes.

OLAUS BORRICnroS. (Gollect. académ., t. VU, p, 171.)

Je me souviens d’avoir vu un jeune Allemand qui avait oujours le dedans des mains rouge et brûlant, sans aucune apparence de sueur. Cette rougeur, qui lui causait une déman-

geaison des plus vives, s’étendait peu à peu de la paume de la main jusqu’au bout des doigts du côté externe ; de sorte qu’il était singulier de voir la moitié des doigts d’une même main rouge comme de l’écarlate, tandis que l’autre moitié avait sa couleur et sa chaleur naturelles. Ce jeune homme garda longtemps cette bizarre maladie, pour laquelle il consulta inutilement tous les médecins de l’Allemagne. Ce qu’il y avait de plus fâcheux pour lui, c’est que cette reugeur était suivie d’une desquamation de la peau qui lui rendait les mains aussi vilaines que celles d’un lépreux. Cependant, à la fin, le fréquent usage des purgatifs, les rafraîchissants et les acides le guérirent entièrement de cette maladie cutanée.

Les trois observations qui précèdent rappellent cet érythème, d’une nature particulière, que Paget a le premier signalé et décrit dans le Médical Times de 1864. Tous les auteurs qui Font observé depuis le comparent à Yérjthème pernion des Anglais ; son développement semblerait lié à une lésion nerveuse. Weir Mitchell, dans son Traité des lésions des nerfs, F étudie sous le nom à'aspect luisant de la peau. Voici la description qu’en donne Mougeot : « La peau est d’un rouge foncé ou marbré. L’épiderme, détaché par place, laisse voir le derme à nu. Les doigts présentent souvent des gerçures, et on dirait que les téguments sont comme tendus sur les parties sous-jacentes. La surface des parties atteintes est lisse, rouge; on dirait qu’elle est recouverte d’un vernis soigneusement appliqué. Ces tissus rouges et luisants sont d’un aspect étrange ; le plus souvent, il n’y a ni rides, ni poilsh »

En parcourant l’ouvrage de Mitchell, si riche en faits cliniques, nous avons recueilli une observation où

’ Mougeot. — Thèse de Paris, 1867, p. 21.

cette altération des téguments s’était manifestée sur deux régions exactement similaires, à la suite d’une lésion nerveuse unilatérale. Elle est empruntée à Annandale. Nous regrettons de n’avoir pu nous procurer l’observation originale et d’être ainsi privé de détails intéressants. Nous n’en donnerons que le résumé succint, d’après W. Mitchell.

5« pBSERVATION

Blessure d’un doigt. — Erythème dans la main correspondante et dans la main du côté opposé.

WEIRMITCHEL, (Lod. cit., p. 176}. — Annandaie. {Malformations of the fingers and toes. — LonJon, 1866, p. 35.)

M. Annandale a fait connaître l’histoire très intéressante d’une blessure au doigt qui, après cicatrisation, a donné lieu à l’aspect rouge et luisant de toute la main correspondante, et même de la main du côté opposé. M. Syme pratiqua l’amputation du doigt; les symptômes s’amendèrent et disparurent pour s’accroître et s’exagérer de l’autre côté.

Nous avons observé nous-même, dans les salles de clinique de M. le professeur Mabit, cet érythème luisant de la peau affectant symétriquement, des deux côtés, le lobule de l’oreille. Les symptômes présentés par cette maladie cadrent parfaitement avec les descriptions de Paget, Mitchell, Morehouse et Keen. Constituée uniquement au début par de la rougeur et du gonflement, l’affection s’est compliquée plus tard d’une éruption d’eczéma. L’histoire de cette malade pourrait ainsi servir de transition entre l’érythème et les affections vésicüleuses.

6® pESERYATION

Erytiième symétrique des pavilloiis de l’oreille, compliqué d’une éruption eczémateuse.

Plet (Françoise), âgée de cinquante-deux ans, journalière, entre dans le service de M. le professeur Mabit le 4 juin 1874. (Salle 7, n° 8.)

Cette femme a toujours joui de la santé la plus robuste ; elle a eu 11 grossesses, toutes menées à bonne fin ; elle n’est plus réglée depuis dix ans. Céphalalgies fréquentes, survenant par accès. Les douleurs naissent à la région occipitale, suivent en avant les pariétaux pour arriver à la ligne médiane, formant ainsi comme un anneau douloureux complet autour de la tête.

Il y a six ans, au mois d’août, et quinze jours après son dernier accouchement, elle éprouva sur les deux lobules de l’oreille des démangeaisons qui, seulement incommodes au début, devinrent bientôt fort douloureuses et s’accompagnèrent de gonflement considérable. D’après les renseignements fournis par la malade, la peau était roûge, lisse, luisante, douloureuse à la pression et ne présentant à sa surface aucune saillie, aucun bouton.

Ces symptômes s’amendèrent peu à peu et, au bout de huit à dix jours, tout avait disparu.

Six mois après, l’affection reparut ; mais, cette fois, la malade constata sur la surface rouge des lobules de petites vésicules, qui se crevaient et formaient des plaques croûteuses. Elles disparurent au bout d’un mois et demi, ne laissant après elles que des picotements presque continus ; l’oreille avait repris son volume normal.

Depuis cinq ans, la malade éprouve toujours dans la même région des picotements incommodes, et, de temps à autre, elle voit survenir sur les deux lobules des poussées érythémateuses, presque toujours compliquées d’œdème douloureux et d’eczéma. Elle fait remarquer que chaque nouvelle poussée s’accompagne d’une aggi’avation dans les phénomènes céphalalgiques.

A son entrée à l’hôpital, je notai :

1° Sur l'orelUe gaacbe, lobule tuméfié, presque doublé de volume, la peau est tendue, rouge, luisante : l’érythème est à

peine marqué en arrière ; en.avant, il s’étend jusqu’à la conque qu’il respecte, et forme sur la partie supérieure de l’hélix et dans la gouttière de l’hélix une plaque distincte de la première. Nombreuses bulles d’eczéma en arrière, dans le sillon qui sépare la région mastoïdienne du pavillon de l’oreille. Quelques vésicules sur l’hélix en avant du tragus ; éruption confluente dans la gouttière de l’hélix;

2° Sur l’oreille droite, lobules également volumineux, rouges et luisants; éruption d’eczéma dans le sillon auriculo-mastoïdien. Plusieurs vésicules dans la gouttière de l’hélix et en avant du tragus. Les lésions sont peut-être moins marquées de ce côté, mais elles occupent des points symétriques.

Sur les deux oreilles, sensations de brûlures, démangeaisons continuelles ; de temps en temps quelques douleurs pulsatives, céphalalgie intermittente.

J’ai revu la malade le 10, le 20 et le 28 juin ; sous l’influence du traitement, les symptômes se sont peu à peu amendés : il ne reste plus aujourd’hui de l’éruption eczémateuse que quelques croûtes jaunâtres. Les lobules sont toujours rouges et tuméfiés. Les démangeaisons persistent, et elles sont parfois assez incommodes pour empêcher la malade de dormir.

Le rhumatisme articulaire peut avoir, comme expression cutanée, une éruption érythémateuse qui affecte, selon les cas, ou bien la forme de papules de dimensions variables, ou bien la forme de plaques rouges plus ou moins étalées. Cet érythème occupe de préférence les environs de jointures, mais on peut également bien le rencontrer sur n’importe quel point de la surface cutanée. Coïncidant le plus souvent avec des accidents articulaires, ils surviennent quelquefois en dehors de toute congestion du côté des jointures, constituant à eux seuls dans ces cas les manifestations sensibles du rhumatisme. Dans l’un et l’autre cas, l’érythème est presque toujours bilatéral, occupant des régions exactement similaires, comme dans les observations qui suivent :

7® pBSERVATIOH

Erythème noueux symétrique des membres, accompagné de rachialgie.

B... (Jeanne), âgée de vingt-six ans, entre à la salle 4, le 47 juin 1874, dans le service de M. le D' Garat.

La santé générale de cette femme a toujours été excellente ; cependant la rougeur des pommettes, l’aspect général du visage, la mollesse des masses musculaires semblent indiquer chez elle un tempérament lymphatique.

Elle n’accuse aucune maladie antérieure; elle n’a jamais eu en particulier d’affections rhumatismales. Six jours environ avant son entrée à l’hôpital, elle fut prise, à la suite d’un refroidissement, de malaise général, avec courbature et fièvre. Ces symptômes disparurent, au bout de deux jours, pour faire place à l’éruption, sur les menbres inférieurs, de petites tumeurs saillantes, rouges et douloureuses. Elles siégeaient d’un côté et de Vautre, sur la face interne de Varticulation du genou.

Avec cette éruption existaient des symptômes gastriques et des douleurs lombaires, parfois très violentes.

Quelques purgatifs furent administrés : sous leur influence on vit disparaître les symptômes de l’embarras gastrique et pâlir les tumeurs érythémateuses.

Mais en même temps que l’érythème noueux disparaissait sur les membres inférieurs, il se formait sur la face interne des deux avant-bras des plaques rouges, également saillantes et douloureuses. Celles-ci évoluèrent comme les premières. Au bout de quelques jours, les unes et les autres ne laissaient plus de traces.

La malade sortit le 9 juillet 1874.

8 * Pbservation

Erythème noueux symétrique de la face antérieure des jambes.

P... (Joseph), dix-neuf ans, exerçant la profession de terrassier, entre le 24 avril 1875 dans le service de M. le D’' Lebariller (salle 13, n° 30), pour un embarras gastrique fébrile.

Le 27 avril, jour où je l’ai examiné pour la première fois, je constatai de la fièvre, de l’anorexie, un état saburral de la langue très marqué, une forte courbature. Le malade appelle mon attention sur des taches rouges qui étaient survenues la veille sur les membres inférieurs. Je trouvai, en effet, sur la. face antérieure des deux jambes de nombreuses plaques rouges, légèrement saillantes, à bords nettement limités, donnant aux doigts la sensation de nodosités indurées.

Elles s’étendaient en bas des deux côtés jusqu’au cou-de-pied ; en haut, elles ne dépassaient pas une ligne horizontalement dirigée à 6 centimètres au-dessous de la rotule. Toutes ces plaques étaient douloureuses à la jpression et étàient, pour le malade, le siège de démangeaisons fort incommodes.

M. Lebarriller prescrivit des purgatifs, des bains, des tonijues. Tout rentra bientôt dans l’ordre.

9« pBSERYATION

Erythème papuleux symétrique de la face dorsale des mains, des doigts et de l’éminence thénar.

M... (Catherine), âgée de vingt-sept ans, couturière, entre le 29 juin 1875 à l’hôpital Saint-André, service de M. le D” Carat (saUe 4, n° 17).

Le 25 juin dernier, à la suite d’un refroidissement, elle a éprouvé des douleurs dans les deux articulations des cou-depied, qui étaient rouges, tuméfiées et gênées dans leurs mouvements. Le soir même, des douleurs analogues, avec rougeur et gonflement, se manitestaient simultanément aux deux genoux.

Le 26 juin. — Les deux poignets sont malades à leur tour ; la malade ne peut mouvoir ses mains sur les avant-bras qu’au prix de vives douleurs.

Le 30 juin. — La fluxion rhumatismale occupe actuellement les deux articulations du coude, qu’elle a envahies hier au soir; comme les précédentes, elles sont rouges, tuméfiées, douloureuses.

Le 1“ juillet. — Les deux éminences thénar sont le siège

d’nn érythème papuleux ; ce sont de petites plaques d’un rouge vif, formant chacune un léger relief, régulièrement disposées les unes à côté des autres, de façon à former de chaque côté quatre ou cinq cil-conférences de un à trois centimètres de diamètre chacune.

Ces circonférences sont plus particuhèrement situées sur la limi te de la saillie thénar ; le centre de la région est indemne des deux côtés.

Le soir, des plaques analogues apparaissent sur la face dorsale des mains.

Le 2 juillet. — L’érythème s’est encore étendu. Il occupe, sur l’un et l’autre membre, la lace dorsale des phalanges, la face dorsale des mains et la face postérieure des avant-bras jusqu'à deux ou trois centimètres sur la base de l’olécrâne.

Ce sont de petites sailhes papuleuses, disposées en circonférences et méritant ajuste titre le nom d’érythème circiné.

Les articulations des deux poignets et des deux coudes sont encore malades. Celles du genou et du cou-de-pied ne conservent plus qu’un peu de gêne dans leurs mouvements.

Le 3 juillet. — L’érythème, très rouge hier, affecte aujourd’hui une coloration légèrement violacée. L’état des articulations s’améliore. La rougeur et le gonflement disparaissent.

Le 5 juillet. — L’érythème est réduit à quelques taches très pâles et peu saillantes. La malade demande son exeat.

La température prise, chaque soir, avec beaucoup de soin par M. Rabère, interne de service, a constamment oscillé entre 37° 6 et 38° 4.

10® pBSERVATION

Erythème noueux symétrique des deux membres infériem-s, avec hyperesthésie au niveau des plaques.

G... (Louise), âgée de sept ans, entre à l’hôpital Saint-André le 11 mai 1875, pour un érythème noueux des membres inférieurs ; elle présente à la face antérieure des deux jambes de petites tumeurs rouges, globuleuses, donnant au doigt qui cherche à les explorer la sensation de nodosités fort dures. Leur diamètre est sensiblement égal à celui d’une pièce de un franc.

Leur contour est nettement délimité; elles sont douloureuses à la pression.

Ces plaques érythémateuses n’occupent que la moitié antérieure des deux jambes. Elles sont, de chaque côté, au nombre de six ou sept ; elles remontent en haut jusqu’à deux travers de doigt au-dessous du sommet de la rotule ; en bas, elles descendent Jusqu’à deux travers de doigt également au-dessus de l’articulation tibio -tarsienne.

Pas d’accidents articulaires, pas d’embarras gastrique, pas de fièvre. L’érythème noueux constitue ici toute la maladie.

Il n’est pas institué de traitement actif ; on se contente de saupoudrer les plaques érythémateuses de poudre d’amidon; au bout de quelques jours, les nodosités s’affaissent, les plaques rouges pâlissent ; mais il reste au niveau de ces plaques une hyperesthésie très marquée. Le seul passage du doigt détermine des douleurs très vives. Cette hyperesthésie a dm’é quelques jours encore après la disparition complète de Féruption. ' ,

1 1 ® PbSERVATION

Erythème noueux symétrique des deux jambes.

E... (Joséphine), née à Pamiers (Ariège), dix-huit ans, domestique, entre le 5 avril 1875 dans le service de M. le D” Lebàriller (salle 8, n® 9). Ses règles se sont ai'rêtées brusquement il y a deux jours ; elle accuse une douleur gravative à Fhypogastre et une gêne respiratoire, marquée surtout du côté gauche. De plus, elle est fortement anémique, son visage est très pâle, et l’oreille, appliquée à la base du cœur, permet de constater un souffle très marqué au premier temps.

Le 5 avril, on voit apparaître une éruption d’érythème noueux sur la face antérieure des deux jambes. On compte dix nodosités à gauche, douze à droite. Elles ne dépassent pas le genou en haut, et s’arrêtent en bas au niveau de l’articulation du cou-depied.

J’ai revu la malade le 20 juillet ; il ne restait plus aucune trace de l’éruption.

— sa¬

la® pBSERYATION

Erythème symétrique des deux coudes et des deux avant-bras.

COÜIAUD. (Thèse inaugurale, p. 75).

La nommée L..., âgée de dix-sept ans, domestique, est entrée le 14 janvier 1874 salle Saint-Philippe, n° 12, hôpital Cochin.

Bonne santé habituelle ; fièvre typhoïde à quinze ans ; règles régulières, mais abondantes. A quatorze ans, chorée qui dura trois mois et rhumatisme articulaire subaigu.

La malade déclare que le 25 décembre 1873, elle remarqua une petite tache rouge au niveau du coude droite et le lendemain, une autre au niveau du coude gauche, puis aux genoux.

Cinq jours après l’apparition de la première tache, elle . ressent des douleurs aux genoux et, environ cinq jours après, dans les coudes.

Aujourd’hui elle souffre surtout des genoux et du coude gauche, très peu du coude droit: Rien dans les mains et les pieds. Ces douleurs sont assez vives et augmentent par la pression.

Taches de la grandeur d’une pièce de cinq francs, irrégulièrement ovoïdes, d’un rouge foncé, reposant sur une surface indurée, et douloureuses à la pression, de différentes grandeurs, disséminées sur les deux avant-bras. Deux ou trois un peu plus gvmdes se voveuX au-dessous des coudes.

La peau fait un léger relief qu’on sent bien à là palpation.

La malade dit avoir bonne nourriture, et bon logement; elle' ajoute qu’elle n’a pas été exposée au froid. Son père est rhumatisant.

Le 13 février, la malade sort complètement guérie.

13 ® peSERVATION

Erythème papuleux symétrique de la partie interne et antérieure des membres inférieurs.

COULAÜD, (Loc. cit.)

Le nommé B..., âgé de vingt-neuf ans, garçon boucher, entre, le 24 mars 1874, dans la salle de M. le. professeur Chauffard, hôpital Necker.

Il est d’une bonne constitution et n’a jamais été malade.

A son entrée, le malade raconte qu’il couche au rez-de-chaussée, dans une chambre humide. Il y a trois jours, il a été pris de douleurs vives au genou droit.

Voici ce que l’on constate à la visite du 25 mars :

Le genou droit est gorgé, rouge, chaud au toucher; impossibilité de marcher. En même temps on signale un érythème papuleux à la partie interne et antérieure des membres inférieurs, Ce sont des rougeurs superficielles mal circonscrites, disparaissant momentanément par la pression du doigt.

Constipation, inappétence, langue suburrale.

Les jours suivants, les douleurs et le gonflement diminuent.

Le sixième jour l’érythème a complètement disparu.

14 ® Peseryation

Erythème symétrique des coudes et des bras.

RAYER. [Traité théorique et pratique des maladies de la peau, 2' édition, 1835.)

M.... (Marie), domestique, présente sur les deux coudes et sur les bras des plaques rouges dont les dimensions varient depuis celle d’une pièce de dix sous jusqu’à celle de la paume de la main. Ces plaques, saillantes, douloureuses, s’effacent sous la pression du doigt, pour se reproduire, aussitôt qu’elle cesse, de leur circonférence vers le centre. Quelques-unes sont légèrement bleuâtres.

15 ® pBSERYATION

Erythème papuleux symétrique de la région palmaire des deux mains, des deux avant-bras, des deux coudes.

(Recneillie dans le service de M. BOULET. — Thèse de Ferrand, Paris, 1862.)

B... (Etienne'*, cinquante-huit ans, journalier, est entré à l’hôpital Necker le 18 août 1862.

Il y a trois semaines, après avoir éprouvé de grandes fatigues, il fut pris d’une très violente diarrhée, sans douleur, ayant tous

les caractères de l’enterorrhée. Elle céda à la tisane de riz additionnée de thé au rhum.

Pendant cette diarrhée, il ressentit, une fois, un grand prurit des pieds et des mains.

Au bout de quinze jours, la diarrhée fut suivie d’un œdème aigu qui apparut d’abord au scrotum et à la verge, puis aux membres inférieurs. Le lendemain de l’apparitien de cet œdème, il vint à l’hôpital.

Le 19, fièvre légère, manifestée surtout par la chaleur de la peau. L’œdème a disparu et est remplacé par une éruption qui se rapproche de l’érythème papuleux et occupe la région palmaire^ les deux avant-bras, surtout au niveau des eouaes. On les voit encore à la face interne de la moitié inférieure des deux cuisses.

Cette éruption disparaît au bout de trente-six heures, puis reparaît et, pendant trois jours, cesse chaque soir pour se renouveler chaque matin, par poussées successives, dans le même lieu.

On le laisse sortir le 28, sur sa demande expresse, bien que quelques points éruptifs se soient montrés de nouveau.

l6e pBSERVATION

Erythème papuleux symétrique de la face dorsale des deux mains et des deux joues.

(Recueillie dans le service de M. Lailieh. — Coulaud, loe. eit.)

La nommée C.-L..., âgée de vingt-quatre ans, journahère, est entrée le 11 novembre 1874.

A l’âge de sept ans, cette femme eut une attaque de rhumatisme articulaire localisé dans les genoux.

Réglée à douze ans et demi, elle n’a jamais éprouvé le moindre trouble de la menstruation. Elle est actuellement enceinte de huit mois.

Le 9 novembre, à son lever, elle a aperçu sur ses mains des taches rouges. La veille, elle était très bien portante. Elle n’avait eu les mains en contact avec aucun corps irritant, elle n’avait ingéré ni moules ni coquillages. J’ajouterai qu’elle n’était sous l’influence d’aucun traitement mercuriel ou copahique.

La nuit, elle n’avait ressenti ni picotements, ni démangeaisons.

Les phénomènes prodromiques ont été nuis ; pas de fièvre, pas de céphalalgie.

L’éruption s’est d’abord montrée aux mains ; puis les joues ont été envahies.

Le soir, sensation de brûlures, de piqûres ; la nuit démangeaisons assez vives.

Etat actuel. — C’est aux mains et aux poignets que l’éruption est le plus étendue. Elle est disposée sous forme de vastes plaques irrégulièrement festonnées, d’un rouge sombre et vineux, disparaissant momentanément sous la pression du doigt, laissant entre elles des intervalles de peau saine. Les contours des plaques sont très nets et un peu saillants.

Les doigts sont tuméfiés et raides. Lès articulations phalangiennes sont gonflées et très douloureuses.

L’éruption aux mains est disposée très symétriquement.

La température locale est manifestement élevée au toucher ; la sensation de brûlure est surtout accusée dans la paume de la main. .

Sur les deux joues, on retrouve encore des taches saillantes, isolées ; mais, sur ce point, l’éruption n’est accompagnée d’aucune sensation de brûlure ou de picotements.

Rien aux membres inférieurs ni sur le tronc.

Les 19, 20, 21, 22, desquamation furfuracée des mains, persistant encore le. 25, Jour où la malade est sortie de l’hôpital parfaitement guérie.

17 e pBSERVATION

Erythème papuleux symétrique des deux mains et des pommettes.

BAZIN. (Affect, cutanées arthritiques et dartreuses, 2* édit., 1868, p. 441. )

ri;.. (Agathe), âgée de quarante ans, marchande, entre à la salle Sainte-Foy, n“ 5, le 18 avril 1865.

La mère de cette malade souffrait habituellement d’une enflure des jambes ; elle est morte à la suite d’un accident ; son

père est mort à l’âge de soixante-sept ans, et était depuis longtemps asthmatique ; elle a quatre sœurs et un frère bien portants.

Pour elle-même, elle est d’un tempérament lymphatico-sanguin ; réglée à dix-sept ans, elle a eu un enfant un an après, et depuis, sa santé a été fréquemment altérée : douleurs articulaires l’hiver, occupant les épaules, les doigts ; battements de cœur, dyspnée légère. Depuis deux mois, elle aurait été déjà atteinte deux fois de l’éruption qu’elle porte aujourd’hui, mais à un degré moindre.

Cette éruption consiste dans des plaques rouges siégeant sur le dos des mains et sur les joues, au niveau des pommettes; légèrement saillantes au-dessus de la peau, ces plaques sont formées par la confluence de petites papules irrégulières, les unes très petites, les autres lenticulées, et qui par leur réunion forment de larges placards d’un rouge intense et assez nettement délimités. Pas de suintement ni de desquamation, tiraillements- assez vifs, surtout sur les mains ; pas d’éruption sur les genoux ni sur la muqueuse buccale.

Pas de symptômes généraux. L’affection actuelle date de trois jours, et est survenue, comme les précédentes, sans cause appréciable. Traitement : chicorée bicarbonatée (4 gr. par litre), bains alcalins.

L’affection se termine rapidement par la résolution, et la malade sort guérie le 25 avril.

l8® pBSERYATION

Erythème papuleux symétrique des mains et des doigts.

LEGROUX. {Bulletin Soc. Méà. des hôptauæ. t. IV, 1858,1860, p. 412.)

J’ai en ce moment dans mon service, disait Legroux à la Société Médicale des hôpitaux, une femme âgée de quarantecinq à cinquante ans, ayant éprouvé des douleurs rhumatismales pendant trois semaines, soulagée par des bains de vapeur, reprise des mêmes douleurs après huit jours de travail, et admise à l’hôpital, après huit jours de recrudescence des douleurs, ayant pris un autre bain l’avant-veille de son entrée.

Elle avait les mains, les doigts, surtout au niveau des articulations, couverts de plaques d’érythème, et, en outre, se plaignait de douleurs articulaires généralisées et musculaires dans la continuité des membres sans gonflement toutefois, excepté aux articulations des mains, avec légère réaction fébrile. Sous l’influence du repos, de purgatifs légers, la fièvre s’est modérée, l’érythème a pâli, s’est effacé et a -disparu dans l’espace de six à huit jours. Mais l’état rhumatoïde général persiste sans gonflement notable des articulations, avec légère chaleur fébrile ; la malade est à l’usage de la poudre de Dower. Donc, ce cas, ajoute Legroux, sur lequel j’avais conservé quelques doutes au début, ne me paraît être qu’une manifestation de rhumatisme, parce que celui-ci a précédé, et persiste, malgré la disparition de l’affection éruptive.

19® pBSERVATION

Erythème noueux symétrique de l’articulation du cou-de-pied.

P... (Louis), étudiant en médecine, vingt-cinq ans, à la suite d’un léger refroidissement, a présenté tous les symptômes d’un embarras gastrique fébrile, avec courbature et une grande faiblesse dans les membres inférieurs.

Deux jours après, il me montra sur les deux régions malléolaires internes de petites nodosités d’un rouge vif, nettement délimitées dans leurs contours et douloureuses à la pression. J’en comptai de huit à dix sur chacun des membres inférieurs. Limitées en bas par le sommet de la malléole, elles s’étendaient en haut, le long de la face interne de la jambe, jusqu’à cinq ou six centimètres au-dessus de l’articulation du cou-de-pied.

Trois jours après, et sous l’influence de quelques bains amidonnés, il ne restait plus aucune trace de l’érythème-

20® pBSERVATION

Erythème symétrique de la face.

Rosalie D..., âgée de vingt-sept ans, se présente à la consultation de M. le D” Mandillon, à l’hôpital Saint - André , le

25 avril 1874, pour des douleurs gastralgiques, durant déjà depuis plusieurs années.

Cette jeune femme porte à la face un érythème dont l’apparition remonte à deux mois ; elle l’attribue à un trouble de la menstruation. C’est sur 7a pointe du nez qu’a apparu, tout d’abord, cette rougeur ; l’éruption s’est répandue ensuite sur les ailes du nez et a atteint peu à peu les dimensions qu’elle présente aujourd’hui. Elle recouvre complètement le nez et la lèvre supérieure ; en haut, elle empiète légèrement sur les paupières inférieures ; en dehors, elle s’étend jusqu’à l’ps malaire, longe le bord antérieur du masséter, puis se dirige vers la symphise du menton, où elle rejoint celle du côté opposé.

La peau paraît un peu épaissie ; sur le nez, elle est comme granuleuse, on y aperçoit très nettement des arborisations vasculaires ; nulle part de pustules d’acné. Il existe parfois une sensation de chaleur et de prurit fort incommode.

Cette observation renferme un cas de couperose érythématheuse. Certains auteurs classent cette affection dans les pustules, sous le nom à'acné rosacea : c’est qu’en effet, à un degré plus avancé, les glandes sébacées s’enflamment et se traduisent sur la plaque rouge tantôt par de petites saillies acuminées et dures, tantôt par de véritables pustules. C’est là une complication qui n’existait pas chez notre malade, et nous avons cru devoir laisser cette observation dans la classe des exanthèmes. Nous suivons en cela les idées de Bazin, qui ne donne ce nom de couperose qu’à « un simple érythème, ne se servant du nom d’scne rosacea que pour désigner la couperose pustuleuse des auteursh »

La couperose se rattache manifestement à un développement exagéré des capillaires du derme, et reconnaît comme cause toutes les circonstances qui

‘ Dict. EnoycL, t. I, p. 565.

peuvent troubler l’équilibre circulatoire, en favorisant l’afflux du sang vers les extrémités supérieures. On connaît la fréquence de cette affection chez les femmes mal réglées, chez les individus qui abusent de la bonne chère et des boissons alcooliques. Son siège de prédilection est la face, où elle s’étale le plus souvent avec une symétrie parfaite.

« Chez beaucoup d’ivrognes, dit Lancereau^ on voit apparaître une coloration rouge violacée de la peau, occupant la partie antérieure et inférieure du nez et parfois les régions voisines, ce qui donne à la physionomie, en même temps un peu hébétée, un aspect particulier que caractérise fort bien l’épithète vulgaire d’enluminéh» Bazin, dans ses leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées artiflcielles^ signale cette symétrie : « Le siège de la couperose alcoolique, dit-il, est à la face et particulièrement au nez, aux joues et au front ; elle se distribue d’une manière à peu près symétrique aux deux côtés du visage. »

Il nous serait facile d’ajouter à l'observation 19 beaucoup d'observations analogues. Nous nous contenterons des cinq qui suivent. Les deux premières sont empruntées à Alibert ; les trois autres nous sont personnelles.

21® pBSERYATION

Erythème symétrique de la face chez une femme adonnée à l’ivrognerie.

ALIBERT, {Descrî0on des maladies de la peau, 1806, p. 71.

Nous avons traité à l’hôpital Saint-Louis une jeune femme qu avait un penchant continuel à l’ivrognerie. Cette funeste habi-

‘ Dict. EncycL, art. Alcoolisme, t. II, p. 669, Ire série.

^ Bazin. Leçons sur les affect, eut. artificielles, p. IfS.

tude finit par développer sur une partie de son visage, vers la racine du nez et des deux pommettes, une éruption de pustules rouges, peu éloignées les unes des autres. Ces pustules, un peu dures, obtusément douloureuses, suppuraient avec lenteur et se terminaient par une desquamation furfuracée.

22® pBSERVATION

Erythème symétrique de la face, à la suite d’une suppression des règles.

AUBERT. (loc. Cit., P. 71.)

Une femme de trente-six ans, d’un tempérament sanguin, n’avait pas eu d’autres maladies que deux ulcères aux genoux, qui étaient depuis longtemps guéris. Elle perdit son père, et en ressentit un si vif chagrin, que ses règles se supprimèrent pour ne plus reparaître. Dès lors, une petite rougeur qu’elle avait sur le dos du nez se répandit sur les pommettes, sur le front et sur le menton. Sa peau se tuméfia, devint rugueuse, se marqua de taches rosacées et prit, en un mot, tous les caractères de la couperose.

23 ® pBSERVATION

Erythème symétrique de la face.

R... (Jean), né à Bordeaux, cinquante-cinq ans, entré à la salle 11, le 5 août 1875, pour une entorse du pied gauche ; constitution robuste, pas d’habitudes alcooliques, pas de syphilis ; aucune affection antérieure du côté de la peau.

Le 4 septembre, et après avoir pris un bain sulfureux, il voit survenir sur le nez et les deux joues des plaques rouges qui ont persisté et se sont agrandies.

Aujourd’hui, 9 septembre, l’éruption recouvre le dos du nez dans son tiers moyen ; elle descend ensuite sur les deux tiers inférieurs des deux ailes du nez et s’étend sur les joues jusqu'aux pommettes. Elle longe en haut le bord adhérent des paupières inférieures ; la ligne qui la limite en dehors et en bas, régulièrement courbe, part de la saillie malaire, vient re-

joindre le sillon labio-génieri à un centimètre et demi environ de la commissure labiale et suit ce sillon juscpi’à l’aile du nez. Elle est constituée par des plaques rouges érythématheuses. On aperçoit sur les ailes du nez quelques saillies glandulaires rouges et douloureuses à la pression. En dehors, il n’existe que de l’érythème.

24® pBSERVATION

Couperose symétrique de la face.

M... (Henri), quarante-sept ans, journalier, entre à la salle 14, lit 19 (service de M. Montalier), pour un embarras gastrique. Cet homme est atteint de psoriasis depuis vingt ans. L’éruption affecte la forme guttata et occupe à peu près tout le corps ; la face plantaire des pieds et la tête sont seuls indemnes.

Il présente, de plus, à la face une couperose affectant une disposition parfaitement symétrique ; elle est constituée par deux nappes érythémateuses occupant les régions malaires et se réunissant sur le dos du nez. De chaque côté, elle est limitée : en haut, par une ligne courbe parallèle au rebord orbitaire inférieur ; en bas, par le sillon labio-genien ; en dehors, par une ligne légèrement courbe, qui, partant du milieu de la pommette, irait rejoindre la ligne de délimitation inférieure à deux centimètres environ au-dessus de la commissure labiale.

Sur le nez, les deux ailes et le dos sont envahis ; l’éruption s’arrête brusquement en bas,au-dessus de l’orifice des narines; en haut, à deux centimètres au-dessous de l’espace inter-sourcilier.

L’éruption n’est encore qu’érythémateuse ; à peine rencontret-on çà et là quelques saillies papuleuses. Le nez et les joues sont fréquemment le siège de démangeaisons souvent fort incommodes.

Erythème symétrique de la face chez un syphilitique.

B... (Antoine), âgé de trente-quatre ans, exerçant la profession de carrier, entre à la salle 17 (service de M. le D>' Lan •

nelongue), le 3 juin 1875, pour une brûlure du pied droit. Mais ce qui attire avant tout l’attention, c’est une vaste plaque d’érythème qui est comme à cheval sur le nez et qui affecte dans ses contours une disposition parfaitement symétrique. Elle occupe à peu près les deux tiers moyens des ailes du nez ; elle s’étend en dehors jusqu’à deux centimètres de la saiUie malaire; en b?s, elle s’arrête au niveau du sillon naso-labial.

Cet homme est syphiütique ; le chancre infectant remonte à dix mois : il n’a jamais eu d’affections de la peau ; pas d’habitudes alcoohques.

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