Dilatation incomplète
La dilatation complète n’est pas indispensable pour la bonne réussite d’une symphysiotomie, il y a cependant intérêt à intervenir à une dilatation le plus avancée possible.
On pourrait opérer sans se soucier du degré de la dilatation quand son arrêt a pour cause unique la rupture prématurée de la poche des eaux et que le col est souple, l’action dilatatrice n'étant pas suppléée par la présenta-
tion maintenue haute au détroit supérieur.
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Zweitel, dès 1893, faisait même de la dilatation incomplète une indication à la symphysiotomie.
Pour Le Lorier (59) : « lorsque chez une tue en travail ayant un détroit supérieur rétréci la poche des eaux se rompt il faut faire une pelvitomie si deux heures après la rupture des membranes la présentation ne vient pas s'appuyer sur l’orifice utérin et le dilater malgré de bonnes contractions utérines. Il reste sous-entendu qu'il n’y a qu'une faible disproportion entre la tête et le bassin ».
A la Maternité on s’est toujours efforcé d'intervenir au voisinage de la dilatation complète.
— La rigidité œdémateuse ou cicatricielle du col est une contre-indication absolue. L'accouchement ne pourrait se faire spontanément après la symphysiotomie si le col a perdu sa souplesse. L’œdème mou qui accompagne une dilatation longtemps stationnaire n'empêche pas l'intervention. |
— Toute manœuvre sur le col utérin dans le but de parfaire la dilation est à rejeler. Nous voulons parler des méthodes de dilatation manuelles ou instrumentales que certains auteurs ont préconisées avant ou après la symphysiotomie. Les incisions du col qui ont été pratiquées dans le même but, quoique faites suivant les diamètres
obliques, sont éminemment dangereuses et à proscrire.