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CN RE Quatre mois plus tard, il se présente à l'hôpital dans un état très grave. Pendant ce temps le malade a suivi un traitement antiluétique par injections mercurielles.
A l’æsophagoscope, on trouve à 33 cm. une infiltration sousmuqueuse, rose pâle, siégeant sur la paroi postérieure et sur la paroi latérale droite; la lumière est excentrique.
On donne de l’iodure de potassium qui fait disparaître tous les symptômes de dysphagie.
Actuellement, à l’æœsophagoscope, on voit un rétrécissement transversal, cicatriciel, blanchâtre; la lumière est parfaitement libre. On ne peut guère douter de la nature syphilitique de la lésion.
Obs. 48. — WILE, Americ. Journ. of Med. Sc., 1914.
Femme de 40 ans qui a eu deux enfants puis deux fausses couches. Il y a neuf ans à eu un ulcère de la cornée à l’œil gauche et celui-ci a dû être énucléé. Un an après, ressent un peu de difficulté à la déglutition; l’état reste stationnaire pendant trois ans. A cette époque s’installe une forte dysphagie avec douleurs; la malade rend parfois ce qu’elle a mangé; les ganglions du cou sont augmentés de volume.
À l'entrée, la malade est très anémiée, cachectique. IL y a une kératite interstitielle à l’œil droit. La bouche est sèche et on voit une assez forte sclérose de la muqueuse buccale; la langue est lisse, sans papilles. Il y a de la périostite de la partie médiane de l’humérus gauche.
A l’œsophagoscope, on voit qu'il y a une sclérose marquée de tout l’œsophage. L’instrument bute contre un obstacle et seule une sonde filiforme peut être introduite dans l'estomac.
A la radiographie, on remarque une sténose juste au-dessous de la partie inférieure du larynx et une autre sténose quelques centimètres plus haut que le cardia; aux deux endroits il y à une poche très nette au-dessus de la stricture.
On associe les dilatations à un traitement antisyphilitique (salvarsan et mercure). Après quelque temps la malade est
très améliorée.
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Obs. 49. —— SrarCKk, Lehrbuch der Oesophagoskopie, Würzburg, 1914.
Femme de 27 ans qui a deux enfants en bonne santé. Depuis deux mois se plaint de violents maux de tête et depuis cinq semaines de dysphagie, qui s’est manifestée d’abord pour les solides, puis pour les liquides. Actuellement, elle se plaint de violentes douleurs derrière le sternum à chaque bouchée qu'elle avale, mais sans localisation spéciale. Pas d’arrêt des aliments, pas de régurgitations. Tout le corps est couvert d'un exanthème syphilitique. Une l'estomac.
grosse sonde passe facilement jusque dans
L'œsophagoscope entre facilement, la lumière est partout normale. À 22 em. on voit, s'étendant sur 2 em. de long et 1 cm. de large, un dépôt blanchâtre sur une muqueuse livide qui passe graduellement à la couleur rouge normale à mesure qu'on s'éloigne du centre. Les modifications de la muqueuse ressemblent tout à fait à celles qu'on voit dans les amygdalites syphilitiques.
Un traitement spécifique a fait complètement disparaître les douleurs et la dysphagie.
ObS 50: SAUNDBY. Brit. Med. Journal, 1914.
Homme de 35 ans qui a eu un chancre syphilitique. En 1895, consulte un médecin pour des attaques sans perte de connaissance, ni chute: il dit que sa vue s’obseureit tout à coup et qu'il a des vertiges. Les réflexes oculaires et patellaires sont normaux, pas de Romberg. On lui donne de l’iodure et bromure de potassium. En novembre 1902, il a de la peine à avaler avec régurgitations, mais la sonde passe bien. Avec un traitement antisyphilitique tout rentre dans l’ordre. En 1904 et 1913, la déglutition va toujours bien, mais le malade se plaint de troubles oculaires (diminution du champ visuel), et de parésie du bras et de la main gauches.
Obs. 51. — KRASSxNIG, Wien. Klin. Wochenschr., 1920.
Homme de 53 ans. Depuis un an et demi se plaint de gêne respiratoire et d’enrouement, sans douleur ni dysphagie. Depuis cinq semaines seulement l’état s'est aggravé, il avait
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une très grande peine à respirer et de l’irritation qui provoquait la toux. A l'entrée, le malade présentait une très forte dyspnée avec cyanose de la face, stridor, toux fréquente, enrouement et extinction de la voix. Rien dans l’anamnèse ne pouvait faire penser à la syphilis.
Au laryngoscope, on voyait une paralysie de la corde vocale gauche, la droite était elle-même très peu mobile; la muqueuse était partout rouge et œdématiée. Au trachéoscope, on voit, peu au-dessous des cordes vocales, une sténose si serrée que la sonde de 9m peut juste passer. La trachée est dans presque tout son pourtour infiltrée par un tissu rouge, dense, bosselé; l'infiltration est surtout prononcée sur la paroi postérieure et s'étend jusqu’au huitième anneau trachéal environ. On fait une biopsie qui montre un tissu d’inflammation chronique sans caractère spécifique; le Wassermann est fortement positif. On institue un traitement antisyphilitique. Quelques semaines plus tard, le malade rejette avec du pus un petit séquestre et les symptômes d’une communication entre l’œsophage et la trachée apparaissent. Chaque gorgée de liquide est suivie d’une forte crise de toux qui ne s’arrête que lorsque tout le liquide est rejeté. Puis l’état va en s’aggravant pendant quelques semaines et le malade meurt d’une pneumonie.
À l’autopsie, la muqueuse du larynx et de l’œsophage est pâle. A un travers de main au-dessous des cordes vocales on trouve sur la paroi postérieure de la trachée un trou circulaire d’1 cm. de diamètre, bien délimité, établissant ainsi une large communication entre la trachée et l’œsophage. Le nerf récurrent gauche est englobé dans un tissu dense.
VDS LAS: STRAUSS, Berlin. Klin. Wochenschr., 1920.
Strauss dit qu'il a vu chez un tabétique une fistule œsophagotrachéale qui se présentait comme un trou fait à l’'emporte-pièce de la dimension d’une pièce d’un centime.
Obs. 53. — MaAc-MAHON, Surg. Gyn. and Obstetr., 1923.
Homme de 63 ans, obèse. À été marié pendant vingt et un ans sans enfant. Il y a vingt-six ans, le malade à eu un chancre extragénital, indolore, qui a duré six semaines et pour lequel