‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 5 sur 33 · NEsT,. Lancet · texte numérisé non relu

NEsT,. Lancet

Femme de 26 ans avec syphilis avérée, qui présentait des ulcérations de la gorge avec adhérence du voile à la langue. Impossibilité d’avaler et impuissance du traitement.

Obs. 17. — MACKENZIE, Lancet, 30 mai 1874.

Homme de 61 ans, qui a eu un chancre 19 ans auparavant. Présente une dysphagie intense, les liquides seuls passent.

Il y à cinq ans se souvient d’avoir eu un accident semblable.

Le pharynx est sain, le rétrécissement siège au niveau de la sixième dorsale. A été amélioré par de l’iodure de potassium.

Obs. 18. — KorB, Wiener Mediz. Wochenschrift, 1875. Femme dont l’æœsophage est oblitéré à sa partie supérieure par du tissu fibreux. Morte en période secondaire.

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Obs. 19. — BRYANT, Lancet, 7 juillet 1877. |

Homme de 48 ans, qui a eu la syphilis à l’âge de 20 ans mais qui, depuis, n’a plus eu aucune manifestation. Depuis quatre | mois le malade est atteint de dysphagie progressive et depuis | trois mois se plaint de douleurs dans le côté droit du cou; il à! beaucoup maigri. Un examen laryngoscopique est impossible | à cause de la sensibilité du palais. On fait une gastrostomie, mais le malade meurt quatre jours après de pneumonie.

A l’autopsie, on trouve sur la paroi postérieure du larynx, à l’entrée de l’æsophage, un ulcère de 5 cm. de long, qui entourait presque complètement le canal. Cet ulcère était dur et présentait tous les caractères des ulcérations syphilitiques. | Il y avait également un autre petit ulcère sur la partie gauche | du larynx. |

Obs. 20. —— ROBERT, Nouv. Traité des mal. vénér., Marseille 1880. |

Il trouva à l’autopsie d'un syphilitique, atteint de dysphagie | des lésions de l’œsophage et du pharynx.

Obs. 21. — WEINLECHNER, Wien. med. Wochenschrift, 1880. Enfant de 10 ans qui a eu, à l’âge de deux ans, la scarlatine avec diphtérie. Depuis cette époque, il souffre plus ou moins de dysphagie qui peut s’accentuer jusqu’à provoquer des vomissements. Il a été dilaté à l’aide de bougies molles sans beaucoup de succès. Depuis neuf mois, l’état de l’enfant s’est fortement aggravé, il ne supporte plus même les liquides. A l'examen, on trouve des cicatrices à l’angle droit de la bouche, d’autres sur le palais mou qui s'étendent au pharynx. Dans le palais également il y a une perforation qui fait largement communiquer la cavité buccale avec l’arrière-nez. A la sonde, on sent dans l’æsophage trois strictures qui se trouvent, l’une au tiers supérieur, l’autre au tiers moyen, et la troisième juste au-dessus du cardia. Cette dernière est la plus difficile à franchir

et est accompagnée d’une poche de dilatation sus-jacente. L'auteur pense que seule la syphilis peut faire des destructions et des symptômes pareils.

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