‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 6 sur 33 · ER PR · texte numérisé non relu

ER PR

Obs. 22. — LuBrinsKy, Berlin. Klin. Wochenschr., 1883.

Homme de 29 ans qui se plaint depuis trois mois de gêne dans la déglutition des solides. N'a avalé ni corps étranger, ni liquide bouillant; il n’y a pas de sténose spasmodique. On remarque une légère cicatrice sur le voile du palais. Une sonde moyenne bute au niveau de la sixième dorsale et une fine bougie passe en râclant. L'âge et l’état non cachectique font éliminer l’idée d’un cancer, d'autant plus que le malade avoue avoir contracté une syphilis 10 ans auparavant. On donne de l’iodure qui n’amène pas d'amélioration, mais l’apparition d’un psoriasis palmaire, On continue l’iodure (2 gr. durant 15 jours), les sondes passent, puis bientôt ies solides. Guérison au bout d’une année.

Obs. 23. — LUBLINSKY, Berlin. Klin. Wochenschr., 1883.

Homme de 54 ans qui se présente avec un petit bouton à la. langue et se plaint de vives douleurs rétrosternales à la déglutition des liquides; le malade est un peu cachectique. La tumeur de la langue s’ulcère, mais est indolore, les bords en sont. surélevés, déchiquetés, avec adénite régionale. La sonde N° 6 s'arrête vers la troisième dorsale. Syphilis contractée il y a. 22 ans. On donne 3 gr. d’iodure de K. par jour. La gomme de la langue disparaît, puis peu après la sténose, et l’amélioration a persisté.

Obs. 24. — BILLARD, Traité des mal. des enfants nouveau-nés,

L'auteur cite un cas d’inflammation de l’œsophage chez un garçon nouveau-né, qui présentait de la dysphagie, dont la description rappelle les phénomènes que produit une gomme en dégénérescence graisseuse.

Obs. 25. — LuBziNsKY, Berlin. Klin. Wochenschr., 1883.

Femme de 21 ans, déjà traitée il y a quelques années pour diverses manifestations syphilitiques. Elle était très maigre et anémique et présentait une impossibilité presque complète d’avaler, accompagnée de régurgitations pour les quelques aliments que la malade arrivait à faire passer malgré la douleur. Il y avait de larges ulcérations syphilitiques des amygdales et,

du voile du palais. La patiente meurt quatre mois après, malgré une cure de dilatation, d’iodure de potassium et de mercure.

À l’autopsie, on trouva une dilatation de la partie supérieure de l’æœsophage:; la muqueuse était épaissie et recouverte de cicatrices récentes. Au-dessous, le canal se rétrécissait brusquement et finissait, sur une distance de 2,5 em. en un tube étroit qui ne laissait passer qu'une fine sonde. A cet endroit la muqueuse était recouverte de dépôts fibrineux. Le foie présentait de la cirrhose avec périhépatite.

Obs. 26. —— POTAIN, Semaine médicale, 29 juin 1887.

Homme de 59 ans, entré pour des troubles de la déglutition. Celle-ci est devenue de plus en plus difficile depuis trois à quatre mois et n’est actuellement plus guère possible que pour les liquides. Le malade a parfois de petites régurgitations; il n’est ni amaigri, ni cachectique. Dans l’anamnèse on relève que le patient a eu, en 1854, un chancre suivi, peu après, de plaques muqueuses et d’alopécie. Le traitement fut incomplet et mal suivi; aussi, six ans après, nouvelle apparition de plaques muqueuses. En 1879, paralysie de tout le côté gauche et de l'œil du côté opposé: actuellement la paralysie des membres a complètement disparu, mais il reste à l’œil droit une paralysie totale du moteur oculaire commun.

Un sondage de l’œsophage révèle un obstacle au niveau du premier anneau de la trachée, infranchissable pour le plus petit des cathéters. Une sonde de 6Mm basse et rencontre 5 em. plus

bas un second rétrécissement, au-delà duquel l'œsophage est |

libre.

Obs. 27. — KEMPE, British Med. Journal, 1890. Femme de 36 ans, qui avait une large destruction du ali

mou, du palais dur, de la luette, etc. Elle présentait, en outre, :

un profond ulcère prévertébral sur la paroi postérieure du pharynx et une sténose très serrée de l’œsophage 5 em. plus bas. Elle était très maigre et affaiblie, car elle n'avait plus rien mangé

depuis 10 jours. On institua un traitement combiné de lave-

ments nutritifs et de frictions mercurielles; après trois jours une sonde N° 7 passe. On lui ingurgite de l’iodure de potassium

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