‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 7 sur 33 · ART · texte numérisé non relu

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et on fait des dilatations progressives. Après trois mois, elle pouvait manger une nourriture solide.

Obs. 28. — BERGER, Deutsch. Mediz. Wochenschr.. 1896.

Homme de 55 ans qui se présente avec une forte dysphagie. Dans l’anamnèse, on relève une forte hérédité tuberculeuse. Depuis l’âge de 20 ans souffre de maux d'estomac. Nie toute infection syphilitique. Depuis un an se plaint de vomissements spontanés à la fin des repas, sans douleurs gastriques: il a maigri de 30 kilos.

A l'examen on trouve quelques ganglions -inguinaux augmentés de volume; tout le reste est normal. A l’auscultation on n'entend pas le deuxième bruit de déglutition. Les vomissements sont constitués par des aliments n’ayant pas encore pénétré dans l'estomac, ce sont plutôt des régurgitations. Un sondage effectué avec une fine sonde révèle à 20 cm. de l’arcade dentaire une résistance non douloureuse, franchissable: à 42 cm., la sonde s’arrête contre un tissu assez dur, impossible à franchir.

On donne de l’iodure de potassium et un mois après une sonde de 6m pénètre dans l'estomac, en faisant sentir à 20 cm. et à 42 cm. un petit obstacle. Depuis le malade a guéri.

Obs. 29. — PrcarD, Thèse de Lyon, 1897.

Homme de 54 ans, entré dans le service du Professeur Bouveret, avec des phénomènes de dysphagie très accusés. Dans l’anamnèse, on relève à l’âge de 23 ans une syphilis mal traitée avec, pendant un an et demi, des poussées d’éruption papuleuse. Onze ans après, nécrose du cartilage de la cloison qui provoque l'effondrement du nez. En mai 1895, on observe pour la première fois une gêne de la déglutition qui va en s’accentuant avec des alternatives d'amélioration et d'aggravation. Au mois d'août, le malade commence à régurgiter, il a la sensation d’une poche où s'accumulent les aliments qu'il absorbe.

Amélioration spontanée, puis au mois de janvier 1897. rechute qui dure 10 jours et qui cède encore d'elle-même. A son entrée, il est très amaigri, mais l'appétit est conservé. On

te

remarque des adhérences multiples entre la langue et les piliers et entre le voile du palais et la paroi postérieure du naso-pharynx:; voix nasillée typique: pas de ganglions cervicaux. Une sonde N° 16 à bout olivaire rencontre un rétrécissement très serré au niveau du cardia, on la laisse pendant deux jours. Le traitement ioduré ne donne aucun résultat; on fait de la dilatation progressive qui produit une amélioration notable.

L’œsophage laisse peu de temps après passer une bougie Bouchard N° 25; l’état général est très amélioré.

La dilatation est continuée en moyenne deux fois par semaine.

Obs. 30. — V. TANNENHAIN, Wien. Klin. Wochenschr., 1897:

Femme de 40 ans qui souffrait de gêne progressive de la respiration depuis 12 ans. Brusquement, sept jours avant la mort, a pendant le repas une violente crise d’étouffement avec rejet des aliments.

A l’autopsie, l'œsophage montre, juste au-dessous du cartilage cricoïde, sur la paroi antérieure, une perte de substance ronde à bords taillés à pic, d'environ 3 cm. de diamètre, qui fait largement communiquer l’œsophage et la trachée. Les bords de cette ulcération sont lisses et cicatriciels; ailleurs, la muqueuse est normale. La muqueuse de la trachée est, au-dessous du cricoïde, œdématiée, isolée par des ulcérations profondes à bords nets.

Au microscope, l'examen ne laisse aucun doute sur la nature syphilitique de l'affection.

Obs. 31. — WEesLey G. BAILEY, The Med. News, 1898.

Homme de 30 ans qui souffre de maux de gorge. A l’inspection, on remarque une tuméfaction considérable de la partie droite du pharynx, bas située; le palais mou et les amygdales sont un peu œdématiés; il y a une forte dysphagie. Quelques jours plus tard, gros gonflement de la région cervicale antérieure droite. Au-dessous de l’épiglotte, on a pu voir une ulcération très rouge dont les caractères sont assez nets pour qu’on institue un traitement antisyphilitique.

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Le malade nie toute affection vénérienne. Mais il fait quelque temps plus tard des symptômes secondaires très nets qui ne laissent aucun doute sur la nature de la maladie.

Bailey pense que l’origine de l'infection peut être rapporté au fait que le malade a accepté un jour une chique d’un camarade dont le cou était couvert de vilaines cicatrices. Les douleurs du cou ont commencé trois semaines après avoir chiqué ce tabac et les symptômes secondaires sont apparus dans le délai classique.

Obs. 32. — NEUMANN, in MVothnagels specielle Pathol. und Therapie, Vol. X XIII.

Homme de 35 ans entré à la clinique de Neumann avec des symptômes de dysphagie intense. À eu en 1888 la syphilis qui a été soignée; en 1890, apparition de syphilides ulcéreuses sur tout le corps. En 1893, présente des gommes ulcérées de la peau, de la lèvre inférieure, du nez et de la gorge, guéries par un traitement spécifique. Le malade a eu à la même époque une petite poussée tuberculeuse des deux sommets. Pendant le traitement, il y eut apparition de troubles du côté du larynx qui provoquèrent une sténose presque complète de la trachée. On remarquait une infiltration dure des replis arythéno-épiglottiques, accompagnée d’ulcérations de la paroi postérieure du larynx et des cordes vocales, d’où aphonie complète qui persista

. après la guérison des troubles laryngés. En septembre 1894

commença la dysphagie qui devint si grave que même des petites quantités de liquides ne passaient qu'avec peine.

À l’œsophagoscope on vit que tout le pharynx était recouvert de cicatrices et de granulations saignotantes; l'entrée de l’œsophage était attirée du côté gauche. La muqueuse de la partie supérieure de l’æsophage était hyperémiée, œdématiée, avec dilatation des vaisseaux. Du côté gauche il y avait une ulcération ovale, circonscrite, de la muqueuse, qui était à cet endroit bleutée.

Le malade mourut peu après.

L'autopsie a montré sur la paroi postérieure du larynx un épaississement cicatriciel de la muqueuse qui s'étend à

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travers le sinus de Morgagni jusqu'à la corde vocale gauche; de chaque côté, il y a de petits renflements de la muqueuse. Sur l’œsophage, on voit au-dessous du cartilage cricoïde un repli semi-cireulaire de 3m de haut sur 2 cm. et demi, constitué par de la muqueuse indurée.

Obs. 33. — Vox STUBENRAUCH, Münch. Mediz. Wochenschrift, 1901, p. 240.

Femme de 27 ans ayant une syphilis avérée. Il y a un an et demi. a ressenti de violentes douleurs dans l'estomac et le cou, douleurs accompagnées de vomissements fréquents qui durèrent trois semaines environ. Cet état fut aggravé par une pneumonie qui guérit rapidement. Dès lors n’a pu avaler que des liquides. Quelques mois plus tard fait une fausse couche. À ce moment, après de nombreux sondages infructueux, les sondes butent sur un rétrécissement situé peu au-dessus du cardia, on parvient à faire pénétrer dans l'estomac une bougie de 4mm,

Pendant un an la malade ne se plaint plus, puis les douleurs reprennent brusquement dans le cou avec une forte aggravation de la dysphagie.

Un sondage avec une bougie de 3Mm permet de pénétrer dans l’estomac après avoir rencontré une sténose à 23 em. et une autre à 39 cm. du rebord dentaire. On fait une gastrostomie et on procède à la dilatation rétrograde des sténoses œsophagiennes: 15 jours plus tard on passe sans difficulté

la bougie 33 (numéro anglais). On prescrit également de l’iodure

de potassium qui amène une grosse amélioration.

Obs. 34. —— GOTTSTEINX, Müitteilungen aus den Grenzgeb., Mol VTIT/ TO0P

Homme de 48 ans qui se plaint depuis deux mois de dysphagie à laquelle sont venues s'associer de très violentes douleurs. Un examen larÿngoscopique montre une paralysie du récurrent gauche. Une grosse sonde trouve à 16 cm. du rebord dentaire un obstacle, mais parvient quand même à le franchir.

A l'œsophagoscope, on voit qu'à 16 em. la lumière est presque complètement oblitérée et qu'il se trouve sur la face antérieure gauche du canal une petite partie ulcérée. Par une pression

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