‹ De La Syphilis De L'EsophageChapitre 8 sur 33 · HOTTE · texte numérisé non relu

HOTTE

assez forte on arrive à faire passer le tube à travers le rétrécissement. Au-dessous, c’est-à-dire à 18 cm. environ, la muqueuse est tout à fait normale. Lorsqu'on revient en arrière avec le tube et qu’on passe à travers l'obstacle, on voit qu'il est constitué par une tumeur parfaitement plate recouverte de muqueuse très rouge et qu’en un point il y a une ulcération grosse comme une pièce d’un sou. L’ulcère paraît avoir été fait à l’emporte-pièce et présente un fond jaunâtre, lardacé. La tumeur s'étend à gauche et en avant. On fait le diagnostic de gomme syphilitique et on administre au malade de l’iodure de potassium.

Treize jours plus tard il n’y a plus d’ulcère, mais la muqueuse est encore à un endroit œdématiée et livide. On continue le traitement et depuis deux ans et demi le malade va bien.

Obs. 35. — FACKELDEY, /nternat. Zentralblatt für Laryngol., de Semon, nov. 1904.

Enfant d’un an et demi qui avait depuis quelques temps beaucoup de peine à avaler le lait. L’œsophagoscope montre à 2 cm. au-dessus de la crosse de l’aorte un ulcère entouré de cicatrices s’étendant sur 1 cm. }, environ. Comme l’anamnèse ne laissait aucun doute sur l’origine luétique, on dorne de l’iodure de potassium et on procède à la dilatation progressive de la sténose. Guérison complète.

Obs. 36. — TAMERL, Wien. Klin. Wochenschr., 1904, N° 29.

L'auteur à vu, chez un homme de 71 ans, un pemphigus s'étendre de la peau à la muqueuse buccale, puis à la muqueuse du tube digestif. Les lésions ont été contrôlées à l’æsophagoscope.

Le malade se plaignait de violentes douleurs à la déglutition.

Obs. 37. — V. SCHRÔTTER, KÆlinik der Bronchoskopie, Jena,

Homme de 38 ans. A l’œsophagoscope, on trouve à 34 cm. du rebord dentaire une infiltration luétique avec très forte sténose cicatricielle, dont la guérison a été suivie à l’œsophagoscope.

2 PIDLESE

Obs. 36. Just, Münchner Mediz. Wochenschrift, 1906.

Homme de 38 ans qui présente depuis six semaines une forte gêne de la déglutition. Infection syphilitique il y a sept ou huit ans. La sonde bute sur un obstacle à 36 cm. du rebord dentaire.

A l’œsophagoscope on voit à l'endroit où la sonde s’est arrêtée un rétrécissement formé de deux cicatrices fibreuses proéminentes en formes de valvules. Guérison par la dilatation progressive associée au traitement spécifique.

Obs. 39. — KAHLER, Wiener Mediz. Wochenschr., 1909.

Homme de 31 ans qui se plaint de dysphagie douloureuse; les liquides seuls passent. A eu il y à huit ans un chancre dur qui n’a pas été soigné mais qui n’a été suivi d'aucune autre manifestation syphilitique. A l'examen laryngoscopique on voit que l’arythénoïde droit est légèrement œdématié, la muqueuse de la bouche œsophagienne est très rouge.

A lœsophagoscope on remarque une infiltration rougeâtre qui s'étend sur la face droite de l’æsophage jusqu’à 20 cm. du rebord dentaire; tout à côté il y a une ulcération blanc jaunâtre à bords indurés. Plus bas la muqueuse est normale.

On institue une cure de frictions mercurielles associée à de l’iodure de potassium. Après huit jours, le malade peut beaucoup mieux avaler et après trois semaines l'infiltration a complètement disparu; à sa place il y a une petite cicatrice Ibanche.

Obs. 40. — GuIsez et ABRAND, Progrès médical, mars 1910.

Homme de 50 ans qui se présente avec des signes d’obstruction de l’æsophage; cachexie avancée. Il nie avoir eu la syphilis. Mort par inanition.

A l’autopsie on trouve à 10 em. environ du cardia, dans la paroi de l’œsophage et faisant saillie dans la lumière, qui était complètement aplatie et comprimée, une masse arrondie, blanchâtre à la coupe, recouverte d’une muqueuse rouge et présentant tous les caractères d’une gomme syphilitique.

Rien de particulier aux autres organes.

Obs. 41. —— GuIsEz et ABRAND, Progrès médical, mars 1910.

Homme de 52 ans, gastrostomisé cinq mois auparavant pour des troubles de la déglutition à forme grave avec sténose absolue. Ceux-ci ont débuté il y a un an. Pas d’hématémèse.

A lœsophagoscope, on voit tout de suite au-dessous de la bouche œsophagienne une large poche; au fond de cette poche, à 6 cm. de l’origine de l’œsophage, on constate une cicatrice dure, blanche, serrée, laissant un tout petit pertuis excentrique. Le pourtour du rétrécissement a une consistance fibreuse, très ferme. Le cathétérisme est impossible.

1] faut penser à la syphilis, car le malade est un syphilitique ancien qui a sur la paroi postérieure du pharynx une cicatrice luétique. Du reste, le malade vit encore maintenant, trois ans après le premier examen.

Obs. 42. — MorrT, À System of Syphilis, Vol. IV, 1911.

Homme de 38 ans qui a eu six mois auparavant une infection syphilitique; est brusquement frappé de mutité et de faiblesse. On lui donne à boire, mais tout est rejeté. Le lendemain, paralysie de la jambe, du bras et de tout le côté gauche de la face; pendant tout un mois il doit être nourri à la sonde. On institue un traitement antisyphilitique et tout rentre dans l’ordre; un mois après persiste une hémiparésie gauche, ainsi

qu’une parésie de la corde vocale gauche.

Obs. 43. — SCHMILINSKY, Münch. Med. Wochenschr., 1911.

Homme de 32 ans, syphilitique ancien, qui raconte avoir passé six semaines à tousser et à être fébrile. Depuis cette époque, la déglutition est gênée; il tousse et il avale de travers après l’ingestion de liquides et actuellement après celle de quelque aliment que ce soit. Il à parfois des vomissements. On commence le traitement par une cure de frictions mercurielles. Quatre semaines plus tard, le malade avalait correctement les aliments solides, mais s’étouffait encore avec les liquides.

A l'œsophagoscope on trouva une fistule située sur la paroi antérieure du tube digestif, à 20 em. du rebord dentaire, qui

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