‹ De La Syphilis Secondaire De La ConjonctiveChapitre 7 sur 34 · MON CS · texte numérisé non relu

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De plus, leurs caractères sont si nets, si bien définis qu’ils sont rarement la cause d’erreur de diagnostic. — Les manifestations tertiaires sont latentes ; elles altèrent profondément les parenchymes, sans que leurs lésions portent l'empreinte originelle de la diathèse. Aussi, le diagnostic est-il difficile et faut-il remonter plus haut pour découvrir les traces anciennes d'accidents plus spécifiques.

En résumé, la syphilis secondaire est le produit d’une intoxication à laquelle l’organisme est soumis pendant un temps limité. Dans la syphilis tertiaire, au contraire, il y a un véritable envahissement, une prise de possession profonde et définitive de l'organisme tout entier.

Cela dit, abordons franchement notre sujet et parlons des diverses catégories d'accidents secondaires susceptibles d’être vus sur la conjonctive. Suivant la marche ordinaire de ces genres de travaux, nous irons du simple au composé. D'ailleurs, la consultation de nos diverses observations ne nous indique la présence que de trois espèces de lésions conjonctivales : Conjonctivite hyperémique simple et pseudo-granuleuse (Mauthner, Lang, Berger, Goldzieher, etc.), plaques muqueuses, les unes nettement sur la conjonctive palpébrale ou oculaire, les autres à cheval, le plus souvent au niveau des commissures, enfin des papules, véritables formes de transition entre les syphilides cutanées et muqueuses. Delà, trois paragraphes dans notre second chapitre. Chaque paragraphe sera en outre accompagné des observations qui s’y rattachent.

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… $ 1% — CONJONCTIVITES SYPHILITIQUES SECONDAIRES,

Ce sontdes manifestations fort rares de la syphilis, peutêtre parce que l'attention a été peu attirée de ce côté. Les auteurs français n’en ont jamais observé. Pourtant, le D' Berger (Maladies des yeux dans leurs rapports avec la pathologie générale, 1892) en cite une observation qui lui fut transmise par le D' Diamantberger. Les auteurs allemands seuls (Mauthner, Lang, Goldzieher), en par-lent avec quelque abondance. Ils en décrivent deux espèces : hyperémique avec catarrhe conjonctival intense (Mauthner, Lang, Arlt), l’autre granuleuse, (Goldzieher).

1° Conjonchoite hyperémique. — L'hyperémie de la conjonctive, la coloration rouge écarlate de cette membrane peuvent survenir, même de bonne heure, chez les syphilitiques. De même que dans l’hyperémie vulgaire de la conjonctive, il y a un développement anormal des vaisseaux masquant plus ou moins les glandes de Meibomius, et changeant la coloration habituellement rose de

la conjonctive en un rouge vif irrégulièrement foncé, * Dans les sinus palpébraux, le rouge paraît encore plus saturé, et, lorsque l'affection se prolonge encore, la coloration devient livide.

TA muqueuse est un peu tuméfiée, mais Le corps papillaire commence à devenir visible et à donner à la conjonctive, surtout sur le cartilage tarse, un aspect velouté.

L’hyperémie se propageant sur le globe oculaire, la caroncule et le pli semi-lunaire sont injectés, et le blanc

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Dee de l'œil est plus ou moins rouge par l’apparition d’un réseau vasculaire. | |

Il y a, en outre, comme le déclare Mauthner, « un catarrhe conjonctival qui, quelquefois, aboutit à la longue à une iritis, sans que l’on puisse affirmer avec certitude si le catarrhe est sous la dépendance directe de la syphilis ».

Cette lésion tout à fait remarquable a toujours cédé au traitement mercuriel, ce qui montre suffisamment sa nature spécifique. Aucun auteur n’a donné l’explication de ces symptômes. Dans un certain nombre de cas, il s’agit probablement de conjonctivite due aux produits toxiques de la syphilis.

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