OBSERVATION Î
(Recueillie par M. A. Goldberg, interne au service du Dr A, Weil, à l’hôpital Rotschild, et transmise au D' Berger par le D' Diamantberger).
M. J.., trente ans, voyageur de commerce,entre le 25 mars 1891
à l'hôpital, pour une iritis très accentuée du côté gauche. Engorgements ganglionnaires post-cervicaux, céphalée nocturne, et locaement conjonctivite très intense. Les antécédents révèlent l’existence d’un chancre induré sur le filet de la verge (il y a un an). On le soumet au traitement des frictions mercurielles et tous les accidents disparaissent, Plus aucune trace de l’iritis qui, cependant présentait un caractère de gravité exceptionnelle. Il sort le 17 juillet, guéri.
Le 5 septembre, il rentre de nouveau avec les signes d’une conjonctivite double des plus intenses, accompagnée de blépharo spasme.
Avec un traitement local approprié (poudre de calomel, lavage
Ho
à l’eau boriquée) et surtout avec des frictions mercurielles générales, le malade se rétablit au bout de trois semaines et sort guéri.
2 Conjonctivite pseudo-granuleuse. — Dans la con- Jonctive, Goldzieher a trouvé une affection produite par la syphilis constitutionnelle, qui avait l’apparence d’une conjonciroile granuleuse (Centralb. fur prat. Augenh., 1895). ;
Goldzieher traite longuement ce sujet dans un article ntitulé : Sur une forme de conjonctivite granuleuse d'origine syphilitique.
Il déclare, dès le début, que personne n’a encore décrit une infiltration diffuse inflammatoire de la conjonctive, - par suite de la diathèse syphilitique, pas même Mauthner . qui, ajoute-t-il, n’a «aucune connaissance de conjonctivite syphilitique ». |
Voici les deux cas qu'il cite. Après viendront les conclusions qu’il tire de leur histoire.
Premier Cas.