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atteignant 39° 5 et 40e, au type subcontinu irrégulier entre 38° et 39°, auquel elle se maintient pendant six jours ; la terminaison se fait par abaissement progressif jusqu’à la température finale hypothermique de 33° D.
D’après tout ceci, la conception d’une aclion déprimante s’exerçant sur la température dans la méningite tuberculeuse, paraît parfaitement légitime. Cest donc de l’antagonisme entre cette action déprimante et la fièvre tuberculeuse de la méningite, que résulterait l'allure générale de la température dans la granulose méningée aiguë, et selon la prédominance de l’un ou l’autre des deux facteurs, la physionomie spéciale de chaque tracé se dessinerait dans un sens plutôt que dans un autre.
CENTRES THERMIQUES. — Pour expliquer l’influence cérébrale sur la température, on à fait intervenir l'existence, très probable d’ailleurs, de centres thermiques régulateurs. Mais c’est tout spécialement à la dernière période, et notamment pour l'interprétation des températures agoniques, que les auteurs ont invoqué le mécanisme de ces centres. Henoch, dont nous avons déjà signalé l'hypothèse à cet égard dès les premières pages de ce travail, admet une paralysie tantôt du centre modérateur de la chaleur (hyperthermie finale), tantôt du centre excitateur (hypothermie).
Quand les deux centres seraient l’un et l’autre atteints par la paralysie, la température finale reste-
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rait stationnaire ou attemdrait des niveaux moins extrêmes. |
Turin, se basant sur les travaux physiologiques qu'il analyse, se rallie à la manière de voir de Henoch. Il ne diffère d'avis, nous l'avons vu, que par rapport à la fréquence de l'hvperthermie finale qu’il aurait rencontrée à peine dans 1/3 de ses cas, tandis qu'il observa des températures agoniques basses ou hypothermiques dans 1/5 environ de ses observations:
HYPOTHERMIE. — À propos de ces températures hypothermiques dans le dernier stade de la méningite tuberculeuse, nous rappellerons qu’à part Turin, peu d'auteurs les mentionnent. Huguenin (1) et Gnaendinger (2), en citent cependant des exemples. Ce dernier auteur observa les siens dans la clinique du professeur Widerhofer, de Vienne, chez 3 enfants de 1 àS3 ans; les mensurations montrèrent un abaissement progressif énorme dans ces trois cas, de façon à marquer les chiffres terminaux extrèmes de 31° 9, 29 8 et 29° 4 peu de temps avant la mort (température - rectale). Les trois enfants étaient très amaigris.
Enfin, plus récemment, Deschamps (3) à attiré l'attention sur l’hypothermie dans la méningite tuberculeuse, en donnant quelques observations inédites avec leurs tracés.
11\ Handbuch de Ziemssen, T. XI, article Meningilis luberculosa. (2) Jahrbuch für Kinderheilkunde, 1880, T. XV. 3) L'hypothermie dans la méningite tuberculeuse. Thèse de Paris,
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Sur 5 cas, dont 4 chez des enfants et un chez l'adulte, la température tomba 3 fois au-dessous de 36°, 24 à 36 heures avant la mort, une fois elle oscilla légèrement autour de ce niveau durant cette période, et une fois (chez un adulte) elle tomba au-dessous de 35° dans les dernières 24 heures. Dans tous ces cas on constata un refroidissement intense des extrémités avec cyanose générale, le plus souvent déjà quelques jours avant la mort, et dès que la température s’abaissait à 37°. Dans un cas, chez un enfant chétif et très amaigri de 4 ans 1/2, le refroidissement progressif des extrémités et de la surface cutanée en général débuta déjà 10 jours avant la mort, pendant que la température rectale donnait encore des indications vespérales allant jusqu à 39°. Comme les enfants de Gnaendinger, ceux de Deschamps étaient très amaigris.
Maintenant, existe-t-il une relation apparente entre l'intensité de la dépression thermique et la localisation spéciale des lésions méningo-encéphaliques ?
Deschamps croit en effet pouvoir conclure à un rapport entre la localisation méningée, qu'il trouva plus particulièrement accentuée à la région pédonculoprotubérantielle dans les autopsies des cas qu'il rapporte, et l’existence de l’hypothermie. Gnaendinger pense à une explication analogue, mais un seul de ses cas montrait un exsudat tuberculo-purulent particulièrement abondantautourde la protubérance et du bulbe, région probable des centres thermiques.
Notons nous-même que dans tous les cas d'ypo-