‹ De la Température Dans la Méningite TuberculeuseChapitre 17 sur 18 · LES · texte numérisé non relu

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ter de nouveau dans la soirée ou dans la nuit. De là résulterait ce caractère irrégulier de la courbe thermique, que touslesauteurs décrivent, et parfois l'existence apparente d’une marche fébrile à type inverse pendant un ou plusieurs jours. Cette variabilité de la température, cet état labil, comme l'appelle Reinhold, caractériserait spécialement la fièvre tuberculeuse méningée. Il s'agirait là d’un phénomène analogue à celui du pouls, qui lui aussi présente une grande variabilité à partir du moment où il devient irrégulier, c'est-àdire vers la deuxième période de la maladie. Quant à nous, n'ayant aucune expérience à ce sujet, nous ne saurions nous prononcer sur la valeur réelle de ce phénomène.

Quant au diagnostic de la méningite tuberculeuse avec la méningite dite simple ou franche, tout le monde sait que c’est précisément une température élevée (ascension brusque à 40° et au-delà), qui caractérise la méningite franche, concurremment avec la marche bien plus rapide (3 à 6 jours ou moins), et la violence des symptômes généraux ‘convulsions, délire, etc.). Il est clair que l'absence de processus tuberculeux, en n'importe quel point de l'organisme, devra être constatée en même temps. On voit qu'on ne sera donc guère exposé à confondre entre elles les deux espèces de phlegmasie méningée.

I nous reste à dire quelques mots du pronostic, par rapport à la marche de la température. Il ne saurait être évidemment qu’absolument relatif, vu le

sombre horizon qu'ouvre la méningite tuberculeuse une fois reconnue. Ce n’est donc que pour la prévision d'un dénouement final plus ou moins rapproché, que la température pourrait peut-être nous renseigner, ou servir au moins d'appoint aux indications fournies par les autres symptômes.

L'étude des tracés dans ce sens nous montre clairement, que ce sont surtout les températures extrêmes qui peuvent nous annoncer, vingt-quatre ou quarante-huit heures à l'avance, l’imminence de la mort. En général, quand on assiste soit à une hausse soit à une baisse de la température, progressive et rapide, en même temps qu’il se produit une accélération notable du pouls, faisant suite à la période d'un ralentissement au moins relatif, on pourra affirmer avec certitude que quelques jours au plus vous séparent de l'issue fatale.

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