‹ De la Température Dans la Méningite TuberculeuseChapitre 7 sur 18 · ARS · texte numérisé non relu

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sion, que si les deux premières périodes thermiques évoluent en général comme le décrivent Roger et Archambault, la dernière période s’écarte dans là majorité des cas absolument du mode décrit par ces cliniciens et présente les plus grandes variations.

Mais c’est surtout M. Cadet de Gassicourt, dans son classique Traité clinique des maladies de l'enfance, qui proteste hautement contre la formule de Roger, s’attachant à démontrer à l’aide de nombreux tracés recueillis dans son service, que l'allure de la fièvre, dans la méningite d’origine granuleuse, est loin de rappeler toujours ce schéma d’un abaissement thermique entre deux élévations (tomell{, Méningite tuberculeuse). Cependant M. de Gassicourt ne conteste pas la réalité de ce tracé, dont il donne lui-même un très bel exemple (Tracé n° 16, p. 513). Cette courbe thermique est d'autant plus intéressante, qu'elle suit les diverses phases de la maladie depuis son début, et constitue par conséquent un échantillon relativement rare. .

Le seul caractère commun que M. de Gassicourt reconnaisse aux divers tracés qu’il a observés, c’est leur peu d’élévation relative, du moins dans les casde beaucoup les plus nombreux. A part cela, ses tracés présentent la plus grande diversité de formes.

Rilliet et Barthez (1) se rangent du même avis

(1) Traité des maladies des enfants, 3° édition, par Barthez et Sanné, t. III, 1891.

RAIN TES Para

en ce qui concerne la marche générale de la fièvre dans la méningite tuberculeuse, et font les mêmes réserves que M. Cadet de Gassicourt quant à la formule de Roger. « Bien souvent, disent-ils, le tracé oscille entre 38° et 3%, quelquefois autour de 38, rarement il s'élève au-dessus de 39°, si ce n’est dans les derniers moments de la vie, où il atteint 41°, 420 ». Ils concluent, « qu'en somme l'étude de la » température dans la méningite ne conduit pas » à des résultats précis ; les tracés thermiques les plus » dissemblables correspondent souvent à des formes » cliniques presque semblables, et les tracés les plus

» analogues à des formes très différentes. »

Passant ensuite à l'étude plus détaillée des

diverses périodes de température dans la méningite, Rilliet et Barthez s'expriment ainsi : « L'étude d’un » nombre considérable de maiades nous permet d’af- » firmer que dans la majorité des cas, la fièvre vive, » caractérisée par des frissons, par la plénitude et » l'accélération du pouls, et par une élévation notable » de la température, est exceptionnelle au début de » la méningite tuberculeuse. Elle n'existe que dans le » cas où la maladie survient au cours d’une phtisie » confirmée, ou bien lorsqu'elle revêt l'apparence » typhoide et coïncide avec une tuberculose générale » aiguë, où bien enfin, lorsqu'une complication » inflammatoire grave se montre à une époque très » voisine du début. »

Tout ceci est d'une clarté et d’une précision admirables. Malheureusement, les mêmes auteurs

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