‹ De la Température Dans la Méningite TuberculeuseChapitre 8 sur 18 · LAC · texte numérisé non relu

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ne nous donnent que peu de renseignements sur la température dans les deux dernières périodes. Voici ce qu'ils disent à ce sujet : « Pendant la période de » ralentissement du pouls, la chaleur offre les plus » grandes variations ; elle est tantôt vive, tantôt peu » intense; quelquelois, la température de la peau » s'abaisse, surtout aux extrémités inférieures. En » même temps que le pouls reprend de la fréquence » (3° période) la chaleur augmente d'ordinaire; cepen- » dant l’accéiération du pouls la précède souvent. »

Quant à l'ascension terminale à 41° ou 42, cidessus mentionnée, c'est Henoch (1) qui a tout particulièrement insisié sur ce point, depuis longtemps connu d’ailleurs, mais qui n'avait pas été étudié de plus près. D’après cet auteur, l’élévation rapide et considérable de la température, dans les 24 ou 36 heures qui précèdent la mort, constituerait un phénomène caractéristique de la méningite tuberculeuse : sur 19 cas 1l n’a vu que 3 fois manquer ce symptôme. Se basant sur d’autres phénomènes, manifestement d'ordre paralytique, du dernier stade de Ja méningite tuberculeuse (phénomènes relevant du pneumogastique, des nerfs vaso-moteurs), Henoch admet que cette hyperthermie préagonique est due à une paralysie du centre modérateur de la chaleur animale, dont le siège serait « à la limite du cerveau et de la

(3) Berlin. Klin Wochenschr., janvier 1879, et Charilé-Annalen, T. IV, 1879, p. 505.

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moelle. » Henoch va même plus loin, et pour les cas d’abaissement de la température préagonique et agonique, suppose la paralysie d’un centre excitateur et producteur de la chaleur, situé à peu près au même niveau que le centre modérateur. Quoiqu'il en soit du bien fondé de cette hypothèse, le fait clinique subsiste, et avec Henoch, c’est M. Cadet de Gassicourt qui en à le mieux examiné la fréquence. Sur 60 observations, il a trouvé la température ultime 36 fois élevée, 12 fois abaïssée, 12 fois stationnaire. Les graphiques ajoutés au texte de son ouvrage, font voir clairement la marche spéciale dans chacune de ces modalités.

Turin (Loc. cit.), contrairement à Henoch et de Gassicourt, n’a pas constaté la même fréquence de la température ascensionnelle vers l’agonie. Sur 38 cas de méningite tuberculeuse qu’il rapporte, 7 se terminèrent par une chute de la température, 11 par ascension finale ; dins le reste des cas, la température se maintint à son niveau antérieur. Turin s'arrête plus longuement aux cas avec abaissement terminal descendant au-dessous du niveau normal. Cette chute préagonique, de même que l'élévation hyperpyrétique, se produit dans les dernières 12 à 24 heures, rarement plus tôt, et descend jusqu'’au-dessous de 33°. Les trois températures les plus basses qu’observa Turin, furent dans trois cas : 335, 338 et 32c4.

Enfin Reinhold (1), n’a vu que dans 4 cas, sur

{) Deutsch. Arch. f. Klin. Médic., 1891, T. I.

LÉIAQ EEE

52 de méningite tuberculeuse chez l'adulte et l'enfant, se produire une hyperthermie vers l'agonie (maximum 43°7 chez un enfant de 3 ans). Par contre, cet auteur constate 12 fois un abaissement préagonique considérable (minimum :35°, mesuré dans le rectum).

OPINIONS RÉSUMÉES. — Les diverses opinions des auteurs que nous venons de citer, peuventse résumer ainsi :

4° La marche de la température de la méningite tuberculeuse est soumise à de grandes variations, dont il résulte plusieurs mcdalités de la courbe thermique ;

2 Le caractère commun de l'immense majorité des tracés thermiques observés, consiste en leur élévation relative et moyenne, ne dépassant pas 3965 ;

3° La première période échappe trop souvent à l'observation, du moins à son début; néanmoins une ascension thermique semble toujours cu presque toujours se produire pendant le stade initial.

le À la deuxième période la température est très variable; tantôt elle se maintient au niveau antérieur, tantôt elle s'abaisse, au taux normal ou même subnormal. Mais, sauf le cas d’une complication, jamais la température ne monte plus haut dans la deuxième période que dans la première (Archambault, Turin, Reinhold) ;

5° La troisième période offre les plus grandes diversités de la température, laquelle tantôt s'élève, tantôt s’abaisse, tantôt reste stationnaire par rapport

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