VII. ROSEOLE
1. La roséole, dont on ne peut bien connaître les particularités qu'après l'avoir observée dans le cours d'une grande épidémie, est tantôt complètement apyrétique, ou ne présente que des élévations thermiques faibles, le plus souvent sous-fébriles, tout au plus modérément fébriles et toujours de plus courte durée qu'avant et après l'éruption. Si, dans quelques cas isolés, l'ascension thermique est plus considérable, cela peut être le fait de complications intercurrentes, ou de la mobilité particulière de la température ches les enfants.
Consultez, à ce sujet, Thomas (Jahrb. der Kinderheilkunde, N.F.,t. II, p. 240).
2. Dans la varicelle, Thomas (Archiv der Heilhinde, t. VIII, p. 376, et Archiv fur Dermatologie und Syphilis, t. I, p. 509) a trouvé parfois des élévations peu considérables de la température dès la période d'incubation, et, dans d'autres cas, il a constaté des ascensions thermiques très-insignifiantes, même dans la période d'éruption.
Dans la plupart des cas, cependant, il a observé une élévation comparativement, rapide et considérable dès le début de la période éruptive aussitôt après qu'une éruption abondante avait eu lieu ; mais cette élévation n'allait pas parfois au delà de 58° et quelques dixièmes; dans des cas plus intenses, cependant, elle allait à 58°, 5 — 40°, rarement au-dessus. Ce stade d'élévation durait de deux à cinq jours, la fièvre était rémittente et se trouvait en corrélation assez étroite avec la confluence de l'exanthème. Le maximum thermique tombe quelquefois dans la première moitié du
fastigium, mais plus souvent dans sa seconde ; les rémissions survenant après le maximum sont parfois un peu plus considérables que celles qui le précèdent. La défervescence peut être rapide et souvent complète en une seule journée.