XVI. PAROTIDITE
La parotidite présente les conditions thermiques les plus variées ; on ne saurait s'attendre à autre chose quand on songe dans combien de circonstances différentes se rencontrent les affections inflammatoires des glandes salivaires et des parties circonvoisines. Elle se montre comme affection épidémique primitive (le plus souvent avec très-peu de fièvre), comme forme catarrhale, comme inflammation de voisinage, comme complication dans les maladies constitutionnelles infectieuses de toute sorte, comme forme métastatique clans la pyémie, comme trouble terminal dans les fièvres graves, ainsi que dans les cachexies, etc., etc.
Un grand nombre de ces formes, et précisément celles qui sont accompagnées de fièvre ne se produisent pas assez fréquemment pour qu'il soit possible d'établir des règles générales relativement à la marche thermique dans chacune d'entre elles ; d'autre part, ces cas sont presque toujours complexes, et il faudrait s'appuyer sur un grand nombre d'expériences, pour pouvoir distinguer la part d'influence sur la marche thermique qui revient à la parotidite elle-même de celle qu'exerce la maladie primitive.
On ne peut donc, en attendant, qu'énumérer en général les conditions thermiques qui peuvent se présenter dans les diverses formes de parotidites. Les voici :
1° Aucune modification de la température qui, précédemment, avait été normale ou fébrile (cas assez fréquent) ;
2° Elévations thermiques modérées ;
5° Ascension éphéméréennes (semblables à celles de la fièvre éphémère) avec chute rapide ou ralentie ;
4° Fièvre continuependant plusieurs jours (polyhémère) ;
5° Fièvre rémittente ;
6° Cycle thermique analogue à celui de la pyémie ; 7° Ascensions terminales très-élevées ; 8° Collapsus.