‹ De la temperature dans les maladies :Chapitre 41 sur 57 · XXX. LÉSIONS TRASJJHATIQUES DE LA MOELLE CERVICALE · texte numérisé non relu

XXX. LÉSIONS TRASJJHATIQUES DE LA MOELLE CERVICALE

B. Brodie (1857, Medico-chirurgical transactions, XV, 146) a été le premier à remarquer, en s'appuyant sur les expériences de Chossat, dans plusieurs cas de blessures de la moelle cervicale, une augmentation considérable de la chaleur propre. Il a communiqué en même temps son cas célèbre, relatif à une déchirure de la moelle cervicale inférieure, terminé par la mort après vingt-deux heures. Chez ce malade, les inspirations étaient tombées à cinq ou six par minute, et le thermomètre, appliqué entre le scrotum et les cuisses, avait marqué 45°, 9.

Plusieurs observations ont été faites depuis, et toutes confirment l'influence que les blessures de la moelle cervicale exercent sur l'élévation extrême de la température. Nous citerons celles de Billroth (Langenbeck's Archiv, 1862, augmentation thermique allant jusqu'à 42°, 2); Quincke (Berliner MinischeWochenschrift, 1869, n° 29, deux cas dans lesquels la température s'élevait à 45°, 4 et 43°, 6); Weber (de Londres) (Transact. of the Clinical Society, 1868, vol. I; deux cas : dans l'un, l'élévation thermique atteignait 44° ; dans l'autre, le thermomètre appliqué immédiatement après la mort marquait 43°, 3) ; Fischer (Centralblatt, 1869, p. 259 ; la température était de 42°, 9) ; ce dernier auteur a cependant

observé deux cas de plaies de la partie cervicale, avec diminution thermique allant dans l'un jusqu'à 54° (température rectale), dans l'autre jusqu'à 50°, 2 (température axillaire).

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