DEUXIÈME PARTIE
Influence de V altitude des lieux sur les fonctions physiologiques.
On entend par altitude la hauteur d’un lieu par rapport au niveau de la mer.
Ce sujet peut être considéra sous plusieurs aspects : on peut étudier rinfluence des hauteurs sur l’ensemble des êtres vivants, végétaux et animaux, ou bien se borner à l’examen des phénomènes produits chez l’homme par l’ascension sur les montagnes et aussi par son élévation dans les couches supérieures de l’atmosphère à l’aide d’un aérostat. C’est à cette seconde partie de la question que nous voulons limiter nos recherches, en les rattachant spécialement à l’homme soumis à un traitement hydrologique.
Les effets généraux produits par l’altitude se résument : 1° en la diminution de la pression atmosphérique, 2*^ en un abaissement de la température.
— La pression atmosphérique est la conséquence de la hauteur à laquelle les • couches d’air s’élèvent. Quoiqu’on connaisse parfaitement le poids d’une colonne d’air sur une surface donnée, on est encore dans l’incertitude sur l’expansion du fluide dans les régions supérieures de Tatmosphère. De là des appréciations différentes : Pouillet^ estime que les couches aériennes s’élèvent à plus de 80,000 mètres; Biot est ;irrivé à n’assigner qu’une épaisseur de à7,000 mètres, au plus^, en s’appuyant sur des observations faites à des hauteurs successives, par Gay-Lussac, de Humboldt et Boussingault.
La détermination rigoureuse de la hauteur de l’atmosphère n’a nulle importance
pour nous ; ce qui nous intéresse, c’est de j
PouiWet^ Éléments de physique expérimentale,
6® édit., t. I, p. 103.