‹ De la température de l'homme sain et maladeChapitre 3 sur 18 · Mém. de VAcad. des sciences, 1780, p · texte numérisé non relu

Mém. de VAcad. des sciences, 1780, p

toute leur étendue, les rapports de l’être vivant avec l’atmosphère.

Quelques personnes ont voulu ravir à Lavoisier la gloire acquise par ses travaux et la reporter sur Crawford ; en effet, ce médecin chimiste a publié, en 1779, un livre dans lequel il admet que la respiration, en changeant le sang veineux en sangartériel, est la source de la chaleur animale*.

Mais le professeur Gavarret a parfaitement démontré^ que les travaux de Lavoisier sont antérieurs à ceux de Crawford, et que d’ailleurs cet auteur avait adopté une théorie inadmissible fondée sur le phlogislique qui serait absorbé par le sang artériel en traversant les capillaires généraux, et passerait ainsi à l’état de sang veineux. Ces explications reposent sur des erreurs trop évidentes aujourd’hui pour qu’il soit nécessaire de les discuter.

La théorie de Lavoisier fut rectifiée ce-

1. Cr.iwford , Ëxperiments and observations an animal beat and Ihe inllammation of combustible bodies. Londres. 1779, in-S».

2. J. Gavarret, De la chaleur produite par les êtres vivants. Jn-8”. 1855, p. 185. Ouvrage très-

pendant, sur un point, par Lagrange; co^ savant fit observer que, si la combustion du carbone et de Thydrogène s’opérait directement dans le poumon, la température de cet organe s’élèverait assez haut pour entraîner de graves lésions de texture.

11 conclut de là que, dans le poumon, il se passe un simple échange de gaz entre l’atmosphère qui cède son oxygène et le sang qui laisse échapper l’acide carbonique ; l’oxygène, absorbé et entraîné dans le torrent circulatoire, réagit ensuite sur les matériaux du sang dans les capillaires généraux, produit de l’eau et de l’acide carbonique.

Spallanzani confirma la justesse de l’hypothèse de Lagrange par une démonstration expérimentale : il plaça des limaçons dans des tubes de verre purgés d’oxygène et qui ne contenaient que de l’azote ou de l’hydrogène. Bien que ces animaux ne pussent pas introduire d’oxygène dans leurs organes respiratoires, ils continuèrent cependant à exhaler de l’acide carbonique.

bien fait, auquel nous n'avons pas hésité à faire des emprunts.

comme le prouva Tanalyse des gaz accumulés dans les tubes. Spallanzani a donc le mérite d’avoir démontré que l’acide carbonique ne se forme pas directement dans le poumon, mais qu’il est apporté tout formé par le sang veineux en même temps que l’oxygène est absorbé ^

Tous les secrets de la calorification étant découverts, les bases de la théorie furent solidement établies et tous les savants acceptèrent sans conteste les découvertes de Lavoisier. Toutefois de nombreux détails restaient à étudier, à vérifier ; ils ont été l’objet de travaux fort importants. Les plus remarquables sont ceux de Dulong, communiqués à TAcadémie des sciences de Paris, dans la séance du 2 décembre 1822, et imprimés seulement après sa mort en 18^3^; celui de Despretz, couronné par l’Académie dans la séance du 2 janvier 182/[^; le travail de Fabre et Silbermann

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