TEMPÉRATURE POST MORTEM
La température de la salle était de i 5 degrés. Il est à remarquer que l'abaissement de la température a été d'autant plus rapide que l'on s'est éloigné davantage du moment de la mort. Il semblerait que, dans les instants qui suivent la mort, l'abaissement dût être, au contraire, plus rapide, puisque l'écart entre la température du cadavre et celle du milieu ambiant est •plus marqué. Puisque c'est le phénomène inverse que l'on observe, on peut soupçonner que quelque cause crée encore de la chaleur après la mort. Cette hypothèse se trouve appuyéé par ce fait surprenant que souvent, Otto Funke dit même presque constamment, la température s'élève après la mort.
Th. Simon ^ a cherché à démontrer, par plusieurs observations d'élévation soudaine de la température au moment même de la mort, qu'il s'agit non d'une contraction musculaire comme on le pensait d'après quelques cas de réchauffement après la mort des tétaniques, mais d'une paralysie soudaine du système nerveux , laquelle serait la véritable cause de cet accroissement de température. L'auteur cite les maladies suivantes, où celte élévation au moment de la mort a été observée ; dehrium tremens , rhumatisme aigu, variole conjluente et hémorragique, blessures, etc.
Le docteur Erb^ s'exprime ainsi sur le même sujet, à propos de l'élévation de la température dans l'agonie, chez les gens atteints de maladies du système nerveux :
«Dans la plupart des maladies du centre nerveux, sinon dans toutes, avec ou sans lésion anatomo-pathologique, qu'elles soient ou non accompagnées de convulsions tétaniques, aux approches de la mort, il se produit, en même temps que les fonctions cérébrales manifestent un trouble et une prostration considérables, une élévation de température plus ou
^ Th. Simon, de Hambourg, L'e7e'- ^ Docteur W. Erb, à Heidelberg,
vation de la température dans l'agonie et m Arch. fur hlin. Med., i-a, i865.
après la mort. (Ann. de la Charité de Analyse in Schmidt's Jahrb., 1866.
Berlin, XIII, 2, i865.) t. CXI, p. 91, par Geissier.