‹ De la température du corps humainChapitre 30 sur 150 · AMBROISE PARÉ · texte numérisé non relu

AMBROISE PARÉ

AMBROISE PARÉ^ (xvi° siècle, i5io-i58Zi.)

Ambroise Paré montre, par le passage suivant, que les chirurgiens avaient conservé , à son époque , les traditions grecques et arabes pour l'apaisement de la chaleur fébrile. Dans le chapitre xxviii de son XX" livre (Des fièvres)'^ ^ «Le premier signe des fièvres, dit-il, est la chaleur, Plus loin il traite de l'excessive chaleur en ces termes: «Ce n'est pas la moindre incommodité des fébricitants que la grande chaleur et ardeu de tout le corps; c'est un symptôme qui leur apporte de grandes impatiences. C'est pourquoi il faut donner au malade quelque consolation. Ce qui se fera premièrement, rafraîchissant le plus qu'on pourra l'air de la chambre, changeant le fébricitant de lict en autre, lui donnant à boire frais, mettant sur ses mains et bras des feuilles de vigne rafraîchies en l'eau, luy donnant à tenir dans les mains des boules de marbre et de jaspe, des laictues poumées, des citrons trempés en l'eau, et autres telles choses. On luy mettra sous les reins une peau de marroquin, ou une pièce de camelot, ou de bougran, mettant en son lict des linceux neufs et un peu rudes. Quelques uns trempent des linges en oxycrat, dont on enveloppe les parties honteuses. Le reste gist à donner au malade des juleps et apozèmes... 5?

Ce passage est à rapprocher de celui d'Alpinus concernant les pratiques populaires à Venise.

' Chirurgien de Charles IX et Hen- tome III, p. ii6; — ch. m, tomelTI,

ri III, né en i5io, mort en i584. p. 80. Seconde partie du Diacours des

OEuvres complètes d'Ambroise fièvres, touchant leurs symptômes. Gha-

Paré, édition de Maigaigne, Paris, J. B. pitre xxviii : De l'excessive chaleur,

Bailhère, 18/11 , Bes fièvres, ch. xxviii, tome III, p. 206.

9à CHAPITRE I". — LA CHALEUR ET LA FIEVRE.

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