YAN HELMONT
( xvu" siècle, 1577-16^0.)
Van Helnioiit (Or^HS medicinœ^) , au chapitre 6« /or ^, combat l'opinion relative à la chaleur, cause de toute digestion. H montre que la digestion stomacale se fait par un ferment^, et s'opère mal dans la fièvre, preuve que la chaleur n'en est pas la cause, car, dans la fièvre, la chaleur est augmentée, et il cite cet aphorisme : corpora impura quo potentms nutns, eo magis lœdis. Il est donc manifeste, dit-il, qu'il convient de
^ Helmont (Van), seigneur de Merode, de Royenborcli , d'Oorschot, de Pellines et autres lieux, né à Bruxelles en 1577, mort en iGio, élève remarqué à Louvain, pour la philosophie; il s'aperçut bientôt qu'il ne savait rien que la dispute de mots. 11 refuse un riche canonicat, . . . veut se faire capucin. Lit avec avidité et indépendance tous les Grecs, philosophes et savants, six cents auteurs grecs, arabes ou modernes. Pieux, mystique, presque illuminé, reçu docteur à Louvain en 1 ôgg. Voyage en Europe, Angleterre, Suisse, Allemagne, Espagne, France, se fixe à Wilvorde près Bruxelles, et fait de la chimie philosophus per ignein. Laboratoires énoi'ines dans son château.
Médecin bienfaisant et grand seigneur. Accable les médecins Iradilionnalistes de sarcasmes en assez bon latin, fait de sérieuses découvertes en chimie.
On le connaît par Varchée. C'est pour lui la conception de l'unité vivante, anima vitalis, l'unité dans l'élre, la solidarité du polypierhuraain, le régulateur central de la vie et de la maladie. C'est toute la doctrine de l'école dite spiritualiste unitaire.
Il publia de nombreux ouvrages sur la littérature, l'histoire naturelle. Pour le médecin, son principal livre est son Ortus medicinœ, id est initia physicœ inatidita. Progressas medicinœ novns.
Van Helmont a été très-calomnié par les médecins , naturellement, qui se sont moqués de l'archée et des ferments.
C'était un original plein de génie, nous aurions tort de le juger en nous plaçant sur le terrain des doctrines médicales actuelles. Ce serait trop facile et injuste.
C'est le chef des anti-galénistes, des animistes et chimistes. Il vivait à la même époque que Galilée, Sanctorins, Borelli, mais, tandis que les italiens de la fin du xvi" siècle étaient des physiciens, lui, avec les hommes du nord qu'il devança, fut un chimiste.
^ Voyez la belle édition : Ortus medicinœ, id est initia physicœ inaudita, progressas medicinœ noms, etc. Edenle auctoris filio Francisco Mercurio Van Helmont, Amsterodami apud Ludovicum Elzevirium cio ioclii.
^ Calor ejjicienter non digerit, sed tanin m excitative , p. 161.
'' Nous dirions par la pepsine.