WILLIS
(École anglaise, xvii" siècle, 1622-167.5.)
Les fermentations ont beaucoup occupé Willis, qui était chimiste, physicien, anatomiste. Pour lui^ : videtur quodfehris sit tantum fermentatio , seu effervescentia immodica sanguini et Immoribus inducta. Il en trouve la preuve dans l'origine du mot fervere, effervescence. Le sang, dans la fièvre, entre en ébullition par suite de son altération (De cruore affecto). En outre il suppose un certain suc qui baigne le cerveau et les nerfs et qui est souvent vicié; d'où le spasme (rigor), la douleur, les
' (1629-1675.) Anatomiste, chimiatre, difiêre beaucoup des autres médecins anglais, ressemble plutôt à un élève de Van Helmont et de Sylvius De le Roë.
Né à Redwin (comté de Wilt), étudie à Oxford chez un chanoine, en 1660 professeur de philosophie naturelle, en 1 666 praticien à Londres. Ses princi-
paux ouvrages sont : Cerebri anatome, etc., 166/4; Pathologia cerebri, 1667; Hystérie et hypochondrie , 1670; De anima brutorum, 1672 ; Pharmaceutice rationalis, 1676.
^ Willis Opéra, Lugduni, mdclxxvi, t. I, p. 63, De febiibu.i ,caf. i, Anatome sanguinis ; ejus resolutio in quinque principia, comparatio cum vino et lacté.