WILLIS. - STAHL
convulsions, le délire, le plirénitis et autres symptômes nerveux des fièvres. Le sang est un liquide fermenlescible comme le vin, la bière et autres liquides. Alors Willis s'engage dans une dissertation sur l'analyse chimique du sang telle qu'on la pouvait comprendre à cette époque.
Donc le mouvement et la chaleur du sang dépendent de deux causes principales : d'abord de sa propre crase et de sa constitution, où l'esprit de sel et le soufre jouent un rôle prépondérant, ensuite d'un ferment inséré dans le cœur. Il est inutile de développer cette théorie qui régnait alors dans les écoles chiiniatriques.
Il nous suffit de dire que les phénomènes physico-chimiques de la fièvre sont ce qui préoccupe le plus l'auteur, et que la chaleur lui paraît la manifestation la plus remarquable de cette espèce de fermentation.
Willis admet pour la fièvre intermittente l'existence d'un principe hétérogène introduit dans le sang. Il donne une bonne description des altérations de l'urine. Il possède, à l'état d'intuition , quelque idée du parasitisme , de l'intoxication et de la spécificité.