‹ De la température du corps humainChapitre 47 sur 150 · STAHL · texte numérisé non relu

STAHL

(Ecole allemande, fin du \vii° siècle, 1660-1716.)

Stahl, l'auteur de la théorie du phlogistique, ne pouvait

' Né en 1660 à Anspach,en Franconie; mort en 1716. Grand chimiste.

Frédéric HoEfmann le fit nommer en 1694 professeur à Halle, et cette réunion de deux grands hommes mérite d'être notée, elle n'a pas été sans influence sur leurs idées personnelles.

Stahl a publié des ouvrages innombrables sur la chimie, la physiologie, l'anatomie, les mouvements des liquides, les passions , le pouls , les jours critiques,

les fièvres, les affections périodiques, les erreurs de la nature, la température du sang , f hérédité, la logique, la médecine sans médecin, et Vexpectation. II a posé les fondements de la chimie dogmatique. Il est l'auteur de la Théorie du phlogistique. Bien qu'il se soit beaucoup occupé de la chaleur, il n'est pas , pour nous médecins , d'une grande ressource; son esprit inquiet est occupé ailleurs.

manquer de raisonner sur la chaleur animale. «La chaleur' débarrasse le corps de ses parties les plus subtiles, les plus propres à l'évaporation, et contribue par ce moyen à la durée vitale des autres parties, w Ailleurs (p. 268) : «Les animaux, au dire des anciens, consomment d'autant plus d'aliments qu'ils possèdent plus de calorique. Cette énergie si remarquable chez ces animaux est le fait de la chaleur, v

Au chapitre de la pathologie générale (t. IV, p. 63), parlant des actes conservateurs de la nature, il dit que l'art doit les favoriser, et il ajoute : rtLes fièvres nous fournissent, du reste, un exemple plus évident encore de ces sortes de phénomènes. Qu'il nous suffise ici de dire que la négligence et l'ignorance de la question ont rendu très-difficile, pour les anciens, nulle, confuse et mensongère, pour les modernes, la connaissance de la vraie pathologie des fièvres, c'est-à-dire l'exacte appréciation de l'utilité et de la nécessité même d'un mouvement vital acquérant une plus grande intensité, pour conserver saines les parties vivantes par l'élimination régulière et opportune des matières corruptrices et corrompues.

«Néanmoins ces actes vitaux si salutaires ne peuvent s'accomplir sans qu'il en résulte un double phénomène désagréable provenant de la chaleur, de la coloration, de la tension des parties ..."

Au chapitre de l'inflammation (t. IV, p. 3i5), Stahl décrit la stase sanguine, qui n'est, dit-il, que la première cause matérielle de l'inflammation, «attendu qu'il peut y avoir une grande chaleur, de l'ardeur même dans une partie, sans que cela constitue une stase ni un état inflammatoire.»

Plus loin Stahl explique le malaise et le défaut de transpiration des fiévreux par un état de resserrement ou de tonicité de la peau, sorte de constriction (constipation, disent d'autres auteurs). Sa définition de la fièvre est large; le phénomène

' Vrak' lhcorii> médicale, I. III, p. 6/1, tiailiictioii de Blondiii.

Page 1