‹ De la température du corps humainChapitre 49 sur 150 · HALLER. — HA LES · texte numérisé non relu

HALLER. — HA LES

tiire normale de l'homme prise dans l'aisselle avec le tlicrni^mètre peut s'élever à liO° (^(io^° F). La température du sang varie d'un animal à l'autre.

Quelle est la cause de la chaleur du sang? Secl gravior est qiifpsho, nvm a sangiiinis molu rnlor nasrntur. Les anciens se contentaient d'invoquer une chaleur innée dans le cœur:Hippocrate, Arétée, admettaient cette hypothèse, et Gnlien n'y contredisait pas. Quel est le cœur le plus chaud, est-ce le droit comme le disait Aristole, le gauche comme le professait Gnlien? Haller passe en revue tous les modernes, Conringius, Descartes , Van Helmont, Sylvius, Honshaw, les mécaniciens et les chimistes , Targirus , Chirac , Saviolus, Newton même, qui tenait pour la fermentation, et Willis, et Stahl, et Vieussens,

Et d'abord, dit Hallor, Back, Borelli et Guillaume Cokburn (ces derniers, le thermomètre en main), ont montré qu-' le sang n'était pas plus chaud dans le cœur que dans les autres viscères. Constatant que la chaleur est en raison directe de l'accélération de la circulation, Haller repousse la fermentation, et admet que le mouvement est la cause de la chaleur.

Quant aux sources intimes de la chaleur soit dans les échanges moléculaires, soit dans la respiration, Haller n'y insiste pas. Cette partie de son livre est plus riche en anatomie qu'en physiologie. Suit un chapitre sur les températures de divers climats (géographie).

HALJ^s (i':tienne).

Haies croyait que la chaleur^ provient surtout, dans les ani-

' Docteur en théologie, recteur de tion du ventilateur pour renouveler l'air

Zedilingfon et de Faringdon, chapelain des raines, des hôpitaux, etc., et une

du prince de Galles , membre de la So- Statique des animaux, traduites par

ciété royale de Londres, né en 1677, mort Sauvages, 17W ; une Statique dea végr-

en 1761 àS'ians, a publié unedescrip- lau.v et \nalijso de l'air, traduites par

maux, du frottement du sang et particulièrement des globules rouges (la découverte de Leuwenhoeck était mise à profit). Il remarque que l'air et le sang ont l'un sur l'autre dans les poumons une action réciproque, l'air sur le sang qu'il rafraîchit , et le sang sur l'air qu'il échauffe. Haies se servait du thermomètre^: «Si, dit-il, je tiens mon thermomètre à esprit-de-vin pendant longtemps dans la bouche, ayant le soin d'inspirer l'air frais par les narines et d'expirer sur la boule du thermomètre l'air chaud, l'esprit-de-vin s'élève du i degré, chaleur actuelle de l'air extérieur, jusqu'au àQ" au-dessus du point delà congélation, de façon que dans d'heure ou trois secondes, l'air inspiré se trouve acquérir 36 degrés de chaleur. L'état naturel de mon sang durant lequel je faisais cette expérience étant de 6/t degrés et celui de l'air extérieur de lo degrés, plus froid par conséquent de 54 degrés que le sang, il ne laissa pas de prendre dans si peu de temps 36 degrés de chaleur. . . v Haies tente d'établir par une série de calculs, faits d'après de nombreuses expériences, la quantité de chaleur acquise en un temps donné par le sang. 11 a fait aussi une théorie mécanique de l'inflammation.

Sauvages a fait suivre sa traduction de l'hémostatique d'une dissertation sur la fièvre, qui n'est pas son meilleur ouvrage,

BufTon 1735-, L'arl. de rendre l'eau de mer potable, etc. Un des physiciens anglais les plus remarquables du commencement du xviii' siècle.

MM. de Buffon et Sauvages ont traduit en français les ouvrages de Haies.

Haies était un grand physiologiste expérimentateur; il produisait artificiellement des maladies et procédait comme font aujourd'hui les professeurs de pathologie expérimentale; la méthode n'est pas nouvelle. Sauvages s'exprime ainsi sur cet homme éminent dans l'avertissement de sa traduction: "On aperçoit avec ravissemeni le jour qu'il répand

sur ia matière médicale, en nous faisant voir au clair les différents effets du froid, du chaud, des remèdes astringents, apéritifs, etc., sur les différents vaisseaux. Quelle honte pour les médecins qu'un théologien leur ait enlevé l'honneur de tant d'utiles découvertes!)!

Le principal ouvrage de ce savant porte un titre suffisamment explicatif : Hœmostatique ou la statique des ani~ tnaux ; expériences liydraiiUrjues faites sur des animaux vivants, Genève, sinccxLiv, traduction de Sauvages.

' Statique des animaux, ww" expérience, p. 8a.

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