G. MARTINE
chaleur est la pression latérale du sang dans les artères : animantis calor prœcipue producitur ah attntu motorum hquidorum m vasorum continentium Idtera. L'intensité de la 'chaleur est en raison directe de la rapidité du mouvement et de la section du conduit. La chaleur est presque égaie partout chez les animaux placés dans un milieu non réfrigérant. Vient ensuite un chapitre sur la chaleur de divers animaux.
Au chapitre iv, l'auteur émet les propositions suivantes : toutes choses étant égales d'ailleurs, la chaleur du sang varie comme l'amplitude des artères. La chaleur suit la fréquence du pouls. Le cœur bat lentement chez les animaux à sang froid.
Prop. 17. A strictura et arteriarum angustia multum dependet corporis nostri ccdor. Comme la chaleur d'un liquide se mouvant à travers un canal est engendrée par sa pression contre les parois de ce canal en raison du diamètre de celui-ci, si, la rapidité et d'autres conditions étant égales d'ailleurs, la capacité des artères est changée, alors la chaleur du sang qui les traverse subit un changement proportionnel, qui est en raison du changement du diamètre. Ainsi l'on voit combien la chaleur dépend de la variation dans l'amplitude ou dans la contraction des artères.
La chaleur s'accroît par la compression extérieure exercée sur les vaisseaux sanguins par des bandes ou des vêtements, etc. (p. 221), el parce que tous les vaisseaux sont serrés, et parce que le sang est poussé avec une plus grande force dans les viscères intérieurs. . . On voit que la méthode était bonne, et elle ne diffère pas de celle qui est employée par les physiologistes modernes. Martine n'est pas tellement mécanicien, qu'il n'admette que certaines substances mêlées au sang en augmentent la chaleur, et que celle-ci varie suivant les quantités des parties sulfureuses constitutives du sang.
Martine procède par des calculs comme Haies.
ROBERT DOUGLAS ^ ( xviii° siècle.)
Robert Douglas, qu'il ne faut pas confondre avec Jacques et Jean, chirurgiens et anatomistes célèbres du xviii'' siècle, était médecin, et publia à Londres, en 17/17, un traité de la chaleur animale conçu d'après un plan géoniétrique; il y introduisit le calcul, et son livre est plutôt de l'ordre de la mécanique que de celui de l'histoire naturelle proprement dite.
Le titre est attractif : De la génération de la chaleur chez les animaux'^. Le livre ne tient pas les promesses du titre. § 1" : k La chaleur innée d'un animal est seulemëlit l'excès dont sa chaleur absolue surpasse celle de son milieu extérieur. v$ li: «Par la quantité de chaleur qu'un animal engendre, on entend ce surcroît de chaleur qui remplace continuellement les pertes que doit nécessairement souffrir le corps d'un animal chaud, par son contact immédiat avec un milieu plus froid. » Dans le chapitre très-court qui sert de commentaire à ce titre, l'auteur émet une proposition dont il n'indique point l'auteur (du moins en tant qu'elle s'applique aux animaux): c^Les corps chauds perdent leur chaleur dans des temps proportionnels à leur diamètre, v (Cette proposition se lit dans les principes de mathématique de Newton.) «D'où l'on doit conclure que l'altération de la chaleur, de même que son surcroît par la même raison, ou les quantités de chaleur produites dans des animaux de différentes grandeurs , doivent être en raison directe de leur chaleur innée et en raison inverse de leur diamètre, v C'est là en effet un principe dont les expérimentateurs modernes (Edwards, Chossat, etc.) ont tiré un grand parti. La
' On ne sait rien de sa vie; on ne ^ Essai sitr la génération de la cha-
connaît que son ouvrage: Essaij concer- leur dans les animaux, traduction. Pa-
ning the génération qf Iieal in aniinuls , ris, mdcclv. London , 1 7 '17, in- 8°.