‹ De la température du corps humainChapitre 63 sur 150 · LES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

LES CLASSIQUES

DU co»l^ilî^'CEME^'T «u xviii" siècle.

Quelques médecins avaient, nous venons de le montrer, devancé, dans leurs conceptions sur la chaleur animale, les découvertes qui devaient illustrer la fin du xviii^ siècle ; mais ils étaient restés à peu près isolés, et il nous suffit d'ouvrir les ouvrages classiques de cette époque pour montrer que l'opinion régnante était restée celle des mécaniciens. L'école anglaise et l'école française avaient soigneusement conservé les idées traditionnelles.

La chaleur fébrile, d'après Freind(^i ■y g o), n'est que le résultat de l'accélération du cours du sang avec de plus nombreux frottements (^Emmenologia, cap. viii) : Calor a circulante sanguine ita pendet, ut nihil aliud sit, msi partium sanguinis in se invicem impetus et attritio. Mota vero aucto, uti in plethora fit, sanguinis major est attritio, quia humorum tum quantitas, tum velocitas augetur; ita utraque de causa increscet calor qui si nimius fuerit, febriculam qunm et fréquenter observant practici, et phlogosin pariet.

Telle est l'opinion classique au xviif siècle. Du reste, on y considère le sang comme le seul véhicule de la chaleur : Potest non a lentore modo, sed ex ipso sanguinis defectu derivari extremorum frigus; calor quvppe partibus cujuscunque , est ut causa, quœ ipsum producit; ea vero causa nihil aliud est, nisi ipse sanguis calidus ad partes perveniens. (Freind, Emmenologia.^

Le Père Bersier, correspondant de l'Académie des sciences, auteur de la Ptnjsique des corps animés dit, au livre VIII sur la chaleur : «La chaleur animale et plusieurs autres grands avantages sont l'effet de l'alternative continuelle de la contrac-

' In 13, Paris, i^Sf).

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