LES CLASSIQUES. — MARTEAU
tion et de la dilatation du cœur. " L'auteur, partant de ce principe que le frottement des solides y produit la chaleur, admet que wle cœur s'échauffe continuellement par le mouvement de ses fibres, et qu'il est ainsi le principal agent qui rétablit à chaque instant la chaleur que notre corps perd continuellement, la communiquant aux corps qui l'environnent, comme font les autres corps chauds. »
La deuxième proposition est ainsi conçue : « Il est probable que le mélange de l'air dans le sang est encore une des causes de la chaleur de ce liquide, car, dit l'auteur, nous voyons que toutes les fois que deux fluides, dont les parties de l'un sont plus légères que celles de l'autre, sont mêlés intimement et se frottent avec vitesse, les uns descendant par leur pesanteur, les autres montant par leur légèreté, ils s'échauffent mutuellement, parce qu'ils prennent ainsi un mouvement en tout sens qui n'est autre chose que la chaleur. . . Cela paraît en général dans les liqueurs qui fermentent. . . v
Troisième proposition : « Le frottement du sang contre les parois de ses vaisseaux peut bien encore contribuer à sa chaleur. V
L'auteur démontre ensuite, à l'exemple de Boerhaave et de Lémeri, que le feu n'est pas une substance, mais un mouvement ou modification de toute matière combustible.