‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 105 sur 122 · Voyez Gavarret, Chaleur animale · texte numérisé non relu

Voyez Gavarret, Chaleur animale

* Bousftitigaull , Anu, de chimie et de p. «jiiS et suiv.

resterons donc dans un doute légitime en disant que les expériences que nous allons résumer valent pour les conditions où elles ont été faites, mais que nous ne voudrions en conclure aucune loi, sûrs que nous ne généraliserions que des données dont les différents éléments ne sont pas actuellement analysables.

Le problème est en effet double : il faudrait pouvoir déterminer en même temps la quantité dé chaleur produite et ses variations sous Tinfluence des actions extérieures, et, d*uQ autre côté, la façon dont l'économie résiste à ces applications, et le résultat des actes qu'elle accomplit pour régler sa production de chaleur.

Bien que nous ne tenions pas ces problèmes si complexes pour résolus , nous devons exposer les travaux qui ont été faits dans le but de préciser la question et d'en résoudre quelques fragments.

Les premières recherches sur la production quantitative de la chaleur et sa régulation chez l'homme sont dues à Liebermeister^ Dans son premier article, Liebermcister établit : 1* que l'action de l'eau froide sur la peau d'un homme sain pendant un temps peu prolongé ne donne lieu à aucun abaissement de la température axillaire ^, et s* que le contact direct de la surface du corps nu avec l'air à la température de 1 9*,5 à 3 9* G. timène une élévation de la température dans Taisselle *.

Le second mémoire montre que ces faits s'expliquent par une élévation de la production de chaleur proportionnelle à la perte de chaleur, et que la diminution de la perte de cha-

^ Liebenneisler, Dtê EegvUrung étr etc.. von Reichert ond Dobok-Rey-

WàrmMdung bti den Thierm von f wif- roond , j " art. , p. Sao , 1 86o ; a' art ,

tanter Tempefatur (DeuUche Klnùk, p. 689, 1861; 3* art, p. aS, 186:1;

1869, n*4o). &• art. , p. 66 1 ).

Phyiioloffiêchê Unienuehungfn ûber ' Lîebertneister, DentêcKê KUmk,

diê quantîtativen Vm-ànderungtn der 1859, p. 53 1. Wàrmeproduction {Arch. f. An, Phyg., * Lîebermei8ler,tn«Minii2oeo,p.53Â.

CALORIMKTRIE. 437

leur sous Tiofluence du froid h la peau, invoquée par Bergmann, ne suffit pas pour l'explication de cet ordre de faits K

H. Nasse, dans le Dictionnaire de physiologie de R. Wagner (Chaleur animale) fait mention d'un écrit de Donders^, dans lequel l'état de la peau , sous l'impression du froid et de la chaleur, est considéré comme influant sur ia régulation de la chaleur du corps. L'explication de Liebermeister repose sur la mesure faite, dans un bain où est plongé un homme, à une température de qo"* G. à 3o% de la quantité de chaleur émise, en même temps que l'on observe la température de l'aisselle. Or, en ce qui concerne l'augmentation de la production de chaleur dans le bain froid , les expériences montrent que , dans un bain de a o à s S"" G. , la production de la chaleur est triplée ou quadruplée, dans un bain k So^'G. doublée, par rapport à la production moyenne de l'état habituel.

Dans le troisième article, Liebermeister se demande quel est l'état de la production de la chaleur lorsque diminue ou s'élève considérablement la perte de chaleur. La méthode qu'il met en œuvre pour atteindre le résultat cherché est tout autre que celle des bains froids , et consiste en ce que , d'après l'élévation de température que le corps humain acquiert dans un bain dont la température est maintenue pendant ce temps égale h celle de la température (ascendante) de l'aisselle, on calcule la quantité de chaleur produite pendant la durée de ce bain. Ses recherches ont montré également que , dans un bain à 37%& jusqu'à 3 8% 8, la production de chaleur dépasse un peu celle qui a lieu en temps ordinaire et dans les conditions de vie habituelles ^.

Après les expériences sur les bains froids, ce résultat a quelque peu droit de surprendre; cependant Liebermeister

' Bergfiiann, Ntehtehemitcher Bei- êource de la chaleur propre de$ planUê

trag zur Kritik der Lehre von Cahr ani- et de$ animaux (1867). mahe. ( Mûller*8 Arehiv »i8/i5,p. 3oo.) ' Liebermeister, Arek, /. An, Phye.,

* Sur U» échangée de matière comme etc., 3* art. p. 3^, 1869.

montre, d*une façon saisissante, que, puisque la production de chaleur en temps ordinaire varie suivant les moments de ia journée, ce résultat ne montre nullement que la production de chaleur dans le bain chaud ait été plus grande qu'elle ne l'aurait été dans l'état habituel au même moment du jour et dans un état d'occupation à peu près identique de l'esprit et du corps. Plus tard il ne repoussa pas, en ce qui concerne l'élévation notable de la température du corps et le trouble de l'état général qui se produisait dans ses bains chauds, ia supposition qu' 9 une gène modérée de la perte de chaleur incapable de produire une notable élévation de la chaleur du corps, pouvait entraîner une diminution dans la production de la chaleur, 1 et il devint probable que cette question pouvait être résolue par une méthode semblable à celle qu'il avait employée dans ses expériences sur les bains froids.

Un él^vc de Li(»bermeister, Kernig, a repris toutes ces expériencesy et, dans sa thèse inaugurale, a donné le résumé complet de l'état de la science 6ur cette question en 1 864 ^ Ses expériences sont fondées sur la possibilité de connaître l'état de la production de la chaleur chez l'homme en augmentant ou diminuant la perte. L'expérience montra en effet qu'on pouvait, avec la plus grande vraisemblance, attribuer la diminution de la production de chaleur à l'empêchement .de ia dépense ou perte de chaleur.

L'auteur s'est pris lui-même pour sujet d'expériences, et il lui a été ainsi plus facile de trancher cette question : La production de chaleur, dans certains bains, est-elle inférieure ou supérieure à celle de l'état normal dans les conditions ordinaires de la vie? Pour cela l'auteur s'est astreint à suivre un régime uniforme et â vivre dans une chambre d'une température moyenne de 1 5 à 9 0"* C. Pour les éléments dont se compose la production

* Kf^rmf^, ETperimêntêlUBeitrâfrfZur MêmMchên. Thèse îiMOgariIe. DoqMl, Kpnntnint drr Warmerffrulirung beim i8()A«

r.ALORIMÉTRIE. 439

de la chaleur de rbomine.» Kernig, comme Liebermeister, s'en réfère k un travail de Helmholtz'. Helmholtz, aidé des recherches de Scharling et de Valentin , et tenant compte des chiffires de Lavoisier pour la chaleur de combustion du car- bone et de Vhydrogène (7 9q6 pour le premier» 9.3 fwo pour le second), évalue à 86,39 <^&'ories la quantité de chaleur qu*émet en une heure» d'après les produits de la respiration, un homme du poids de 8a kilogrammes, il considère celte quantité de chaleur, d'après les données du travail de Dulong, comme n'étant que les trois quarts de la totalité de la chaleur produite pendant ce même temps, et trouve ainsi que t gramme de la substance du corps de l'homme, en une heure, produit 0,00 1 388 calorie; soit, pour 1 kilogramme, i,388 calorie. ' Ranke, avec l'appareil de Pettenkofer à Munich, est arrivé è évaluer le carbone excrété par les poumons et par la peau ^.

il donne ^, comme chiffre moyen d'élimination par la peau et les poumons, chez un homme sain et au repos, en un jour, 9 1 1 grammes de carbone.

D'après Ludwig, les quantités de chaleur produites par 1 kilogramme d'homme en une heure, pouvaient être ramenées aux chiffres contenus dans le tableau suivant :

GalorÎM.

Chez un homme de (7 kifegr. Soo gr. , âgé de vingtneuf ans, dans Thiver 3,995o

Chez le même, dans Télé 9,7&58

Un enfant de i5 kilogrammes (six ans) A,o583

Dn homme de 58 kilogr. 700 gr. (cinquante-nenf ans). 9,9o4f

Une femme de 61 kilogr. 900 gr. (trenle-deux nnsV . • i*9958

H. Nasse évalue, d'après les observations de Valentin sur la

' Helniholls, article Chakwr dam le Auêâchntiung dê$ rmhendm Memchem. Dictùmnairt eneyclopêditpte dn ieience» (Arehiv,/, Anat. hndPhift. von Reicherl mêSeaiu, des profesteiira de la Faculté '*iind Dubois-Reymood , 1869, p. 3i 1.) de nwklecine de Berlin , 1 846 , t XXXV. ' Ranke , Archiv. f, Anat, um^ Phj^,

* Ranke, KohUtutof- und Slickêtof- 1869, p. 360.

ààO CHAPITRE 11. — LA CHALEUR ET LA FIEVRE.

respiration ' et celles de Scharling sur l'acide carbonique éliminé par la peau, la production de chaleur à 4 6,9 5 7 calories pour 1 kilogramme d'homme en ai heures, soit ],()563 calorie par kilogramme en une heure, il évalue la quantité totale de chaleur produite en vingt-quatre heures par le corps de l'homme à 9000 ou 3ooo calories.

CeschiftVes n'ont qu'une valeur très-relative, l'approxiiiia-' tion y est large. Laissons de côté les travaux, quelque intéressants qu'ils soient, de Favre et Silhermann , Traube, etc.

L'évaluation de Kernig est la suivante : 1,89 calorie par kilogramme d'homme en une heure. L'auteur, dans une série de recherches prolongées sur lui-même pendant plusieurs mois (de novembre à janvier), étant donné son poids, qui était de 67 kilogrammes, émettait 1,83 calorie en une minute. Dans une seconde série, de janvier à février, le poids étant descendu à 55 kilogr. 700 gr., la production était do i,9() calorie par minute. Liebermeister avait donné, pour un homme de poids moyen, le chiffre de 1,8 calorie par minute.

0"«>ntà la capacité calorifique du corps, le chiffre donné par Liebermeister est o,83 ^.

kernig a employé les deux méthodes mises en usage par Liebermeister.

La première est celle des bains froids, fondée sur le principe suivant : Quand un corps demeure pendant un temps à la même température et qu'en même temps il se trouve dans les mêmes conditions de soustraction de chaleur, il doit reproduire autant de chaleur (ju'il en perd. Si nous détenuinons la chaleur perdue, nous saurons la chaleur produite. Cela appliqué au corps humain revient à dire : avons-nous mesuré la quantité de chaleur émise par le corps dans les conditions déterminées (le bain), et, pendant ce temps, le corps n'a-t-il point changé sa

* H. ^asso, Dictionnaire dp phijsiolo- wan, Dation otJ. Davy, sur la chatetir frie (le R. Wagner. spécifique de certaines substances ani-

- Voiries travaux de Crawfort, Kir- mates.

CALORIMETRIE. àài

température? alors nous pouvons dire qu'il s'y est, pendant ce temps, produit autant de chaleur qu'il s'en est perdu.

Liebermeister procédait ainsi : la personne soumise à l'expérience mesurait avant le bain la température de son aisselle, et, sans enlever le thermomètre, elle entrait au bain ayant soiu de tenir l'instrument fortement serré dans l'aisselle; elle demeurait assise et immobile dans le bain n'ayant .hors de l'eau qu'une partie du visage et de la tête. La quantité d'eau contenue dans la baignoire était connue. On a constaté la température de l'eau avant et pendant le bain à de courts intervalles ainsi que celle de l'aisselle. La température de l'eau , étant plus élevée que celle de l'air ambiant (celle-ci restant pendant le bain ce qu'elle est avant et après), cède de la chaleur à l'air. Il s'ensuit quç l'élévation de température de l'eau, pendant toute la durée ou partie de la durée du bain, n'indique pas toute l'élévation de température que l'eau a acquise pendant ce temps par l'action du corps de la personne mise en expérience; pour avoir le chiffre total de cette élévation de température, il faut ajouter la quantité dont la température du bain se refroidit pendant le même temps dans les conditions données. Pour cela , Liebermeister observait la marche du refroidissement de l'eau avant et après le bain. Le chiffre du refroidissement pendant le bain lui parut facile à déduire de là. Du reste il s'agit d'une quantité très-petite.

Voici ce que montre l'expérience : La température de l'aisselle reste constante, et même monte un peu au-dessus du niveau qu'elle avait avant le bain; les quantités de chaleur émises pendant les derniers moments du bain sont égales entre elles pour le même espace de temps. Dans les premières minutes du bain, ainsi que Liebermeister le supposait, il y a une quantité de chaleur émise notablement supérieure k celle qui se perd dans les derniers moments. Les couches périphériques du corps devaient (cela était prévu) éprouver un refroidissement; mais, ainsi qu'on s'en assurait en mesurant la température de l'ais-

setle, les parties profondes, la niasse du corps, se inaînteiiaient à leur niveau antérieur grâce à l'augmentation de la production de chaleur^ Liebermeister ne compte comme qwmùli Ju refroidiuemeni que la quantité de chaleur qui s'est dégagée pendant le bain, et par suite de laquelle les parties périphériques de Teau ont été refroidies, avant que l'équilibre stable se soit établi eptre la température des différentes parties du corps, bien que, dans Punité de temps, il passe dans Teau autant de chaleur que le corps en produit. L'excédant de chaleur qui a été cédé pendant les premiers moments du bain froid comparés au même temps des derniers moments du bain, représente la quantité du refroidissement.

On comprend que le chiffre de la production de chaleur trouvé par Liebenneister était d'autant plus faible, que, dans le premier moment, il se perd de la chaleur dans l'air par la respiration et par la partie de la tête qui n'est pas couverte. Il a cherché à évaluer cette perte.

La seconde méthode qu'on devait employer (Kemig) était celle des 6atfu ehauda, que Liebermeister avait instituée en se fondant sur les principes suivants :

Lorsqu'un corps susceptible de produire de la chaleur est placé dans des conditions extérieures telles qu'il ne reçoit ni ne perd de la chaleur pendant un certain temps, la quantité de chaleur qu'il crée dans cet espace de temps est égale au produit des trois facteurs suivants : l'élévation de la température que le corps a éprouvée pendant ce temps , le poids de celui-ci, et le chiffre que représente la capacité calorifique de ce coq>8. Le produit de ces trois facteurs représente la quantité de chaleur qui est nécessaire pour amener l'élévation de température observée dans ce corps ; or, comme pendant ce temps il n'a été ni soustrait ni fourni de chaleur, cette quantité de chaleur est bien celle qui a été produite. Il va sans dire qu'on su|)p<)se que chaque point du corps a acquis, dans l'unité de

temps, la même température que celui dont la température a été réellement mesurée.

Lîebermeister a procédé de la manière suivante : Le sujet en expérience, après que le thermomètre placé dans raisselie eut atteint son niveau définitif, et sans te déplacer, se mit au bain, dont la température était égaie à celle de l'aisselle. Le corps était plongé dans Teau, sauf une petite partie d.e la tête. La température du bain était, grâce à un courant constant d'eau chaude, maintenue à la température (ascendante) de Taisselle, et par conséquent graduellement accrue. (îomme la peau, avant le bain, avait en différents points une température plus basse que celle de l'aisselle, on pouvait remplir complètement la condition essentielle de cette méthode» è savoir que la perte comme l'apport de chaleur fussent en parfait équilibre, après que le bain avait duré un certain temps, par exemple alors que la peau avait pris partout la température de l'aisselle, ou, ce c(ui revient au même, celle de Feau.

Liebermeister a constaté de deux façons différentes le moment où cette condition de la méthode était réalisée. Une fois il plaça dans le bain de temps en temps sur différentes parties du corps un thermomètre flottant dans Teau*, il voyait si la peau était ou non plus froide que l'eau, et il résolut ainsi le problème de savoir à partir de quel moment les quantités de chaleur employées à réchauffement du corps étaient approximativement égaies entre elles. A partir de ce moment, la condition essentielle de la méthode se réalisait, à savoir que chaque point du corps avait, en un temps donné, la même température que faisselle.

Il va sans dire qu'on tenait compte de la perle de chaleur par la respiration et la partie du visage tenue hors de l'eau.

RerlifrcheM par la fremière méthode. — Cette première méthode repose sur deux points essentiels : t"" la mesure de la

ààà CHAPITRE n. — LA CHALEUR ET LA FIÈVRE.

chaleur cëdée à l'eau; 9° Tétat de la température de Taisselle pendant le bain.

1* Meêure de la chaleur cédée à l'eau. — Ici se présente d'abord une objection en ce qui concerne la méthode par le bain chaud; Liebermeister l'avait déjà indiquée. En raison de la température élevée de l'eau, il pouvait se faire que le refroidissement de celle-ci eût lieu tellement vite» et que, d'autre part, la quantité de chaleur cédée à Feao fût si faible, que la moindre imperfection dans l'observation celâl complètement le résultat. Kernig para à cet inconvénient en maintenant la chambre d'observation à une température assez haute pour n'avoir point à craindre ce rapide refroidissement, et la suite montra que cette méthode de mesurer la chaleur était trèsapplicable dans le bain chaud.

La chaleur émise dans l'eau en un temps déterminé fut multipliée par la masse de l'eau évaluée en litres. Le produit de ces deux facteurs donna la quantité de chaleur, autrement dit le nombre de calories émises. (L'auteur a toujours expérimenté sur lui-même.)

L'élévation totale de température produite par l'inunersion de son corps dans l'eau ne peut pas être observée directement, attendu que l'eau du bain cède de la chaleur à l'air ambiant. Mais elle peut être déduite de l'état de la température de l'eau pendant le bain, si l'on connaît de combien l'eau se refroidit pendant ce temps, ou mieux, quel a été le chiflfre de la quantité de chaleur qu'elle a cédée pendant le bain. Pour trouver cette quantité [correction du refroidiuemeni)^ Kernig a utilisé un moyen déjà employé pour cet objet par Liebermeister, et qui lui a réussi. Le refroidissement de l'eau servant au bain fut observé pendant un temps très-long, tant avant qu'après le bain (environ soixante-dix minutes avant et autant après, sauf de rares exceptions); le bain lui-même durait environ trentecinq minutes. L'observation du refroidissement de l'eau avant

GALORIMÉTAIE. àhb

et après le bain fat faite de cinq en cinq minutes. On déduisit de ces observations le chiffre moyen entre le refroidissement avant et après le bain, et on le prit conune exprimant le refroidissement de Teau pendant le bain.

Cela étant admis, il s'ensuit le calcul suivant :

Si, par exemple, la température de l'eau s'élève durant cinq minutes pendant le bain, on sait que l'élévation de tempéra* ture que le corps humain produit dans l'eau est égale à la somme du chiffre de correction du refroidissement extérieur et de l'élévation observée dans la température de l'eau. Le corps a cédé, dans ce cas, à l'eau plus de chaleur que l'eau n'en a cédé k l'air.

Si la température de l'eau reste la même pendant une durée de cinq minutes, cela veut dire que l'élévation de température de l'eau produite par le corps est égale au chiffre de la correction du refroidissement. Le corps a compensé exactement la perte de chaleur subie par l'eau.

Si, malgré la présence du corps, la température de l'eau s'abaisse , il faut soustraire du chiffre de correction du refroidissement celui de l'abaissement de la température de l'eau, pour trouver l'élévation de température produite par l'expérimentateur dans l'eau. Son corps a communiqué à l'eau moins de chaleur que l'eau n'en a cédé au dehors.

Dans des cas exceptionnels enfin, dans les premiers moments de l'immersion dans le bain chaud, la température de l'eau au contact du corps est descendue au-dessous de son chiffre de correction normale pour le refroidissement. Là évidemment le corps, dont la surface périphérique, au moment de l'immersion dans le bain , était plus froide que l'eau , a soustrait à l'eau de la chaleur, et l'abaissement de température ainsi produit dans l'eau, c'est-à-dire la quantité de chaleur soustraite à l'eau , peut être trouvé en retranchant de l'abaissement observé de la température de l'eau le chiffre de la correction normale pour le refroidissement.

L*autear a vérifié rexactîlude de ses tfaermomètres; il a eu soin de toujours noter la température de la nappe supérieure et celle des couches profondes de Teau, à dislance égale des parois , et a pris le chiffre moyen entre ces deux mesures , comme exprimant le véritable chiffre de la chaleur cédée au bain par le corps.

Généralement le refroidissement, avant et après le bain, a lieu avec une grande uniformité. Dans quelques cas rares, il y a quelque différence entre les chiffres de cinq en cinq minutes, mais cela ne dure pas. L#e refroidissement entre les parties supérieures et les couches profondes de Teau est en concordance 'très-grande dans la plupart des cas, et ne diffère que de quelques centièmes de degré.

Il ne faut pas attacher trop d'importance à une mesure de cinq minutes. Mais le chiffre total de la quantité de chaleur émise pendant toute la durée du bain mérite confiance et s'approche très-près de la vérité.

a" Généralités nnr l'état de la température de raisselle dan» les inhrrchei par cette première métltode. — La température de l'aisselle a donné, dans les diverses recherches, un résultat si différent, et en même temps, kernig, è cette occasion, a fait des observations si particulières sur diverses circonstances qui influent sur ces variations, que, pour éviter des répétitions ultérieures , il faut tout d*abord exposer le tableau de ces diverses circonstances et en discuter la nature. Voici le procédé opératoire suivi par Kernig : Pour maintenir son aisselle immobile et fermée sans interruption pendant un temps très-long (une heure et demie à deux heuœs), il étreignait son bras gauche à l'aide d'une bande en caoutchouc qui le maintenait attaché au tronc, tandis que le bras droit demeurait libre. L'occlusion de l'aisselle était si complète, qu'il n*est pas arrivé, dans les expériences, que l'eau y pénétrât. Le thermomètre demeurait ainsi appii*

GALORIMETRIE. ààl

que eiaclemeni contre les parois de raisselle. La sueur n*y produisait qu'une faible humidité et qui n'était pas de nature à entacher Texpérience.

Il est arrivé quelquefois, malgré ces précautions minutieuses, des variations soudaines de o% i à o°,a dans la hauteur de la colonne thermométrique ; elles ne pouvaient s'expliquer que par un défaut d'occlusion de l'aisselle. Le moindre mouvement de rotation du bras peut produire cet effet.

Il va sans dire que , le thermomètre étant placé dans Taisselle, on ne tenait pour vraie que la température demeurée 6xe pendant au moins cinq minutes, et cela le plus souvent vingt minutes après que le thermomètre était en place.

Les bains étaient portés à une température de 3o% 3*j% 3â% 36** C, une fois à 37% une autre fois à d5%5 G. La durée des bains ^ sauf deux cas (n' u et n* w), a été de trentecinq minutes.

Il y a une partie des observations dans lesquelles on n'a pas trouvé de différence dans la température de l'aisselle du commencement è la fin du bain. (obs. m , bain à 3o°; obs. xi et xiii , bain à 33"*; obs. xviii, bain à 3/t''; obs. xix, \x et xxi, bain à 36"*). Il n'y a pas lieu de douter, dans ces cas, qu'une certaine quantité de chaleur n'ait été produite pendant la durée du bain.

Dans quelques-unes des observations, la température de Taisselle était plus haute à la fin qu'au commencement. (Obs. xvii, bain à 3&°; et obs. xxu, xxiii et xxiv, bain à 36**). La réponse à cette question, è savoir si, pendant ce temps, il a été produit de la chaleur, est facile à faire.

Dans les autres observations, la température de l'aisselle était plus basse à la fin qu'au commencement du bain. Or il faut se demander quelles sont les causes qui peuvent produire cet abaissement.

Premièrement, cet abaissement de la température axillaire peut dépendre d'une dépression de la température (refroidis-

àhH CHAPITRE II. ^ LA CHALEUR ET LA FIÈVRE.

sèment) de tout le corps , provenant d*un eicès de la perte de chaleur par rapport à la production de chaleur, et alors, ou bien la perte de chaleur dépassant le chiffre normal est trop forte par rapport à la production demeurée à Tétat normal ou même accrue , ou la perte n'est point plus grande et est peutêtre même plus petite quà l'état ordinaire, mais la production de chaleur s'abaisse au-dessous de son niveau habituel et ainsi ne parvient pas à couvrir la dépense de chaleur.

Deuxièmement, l'abaissement de la température de l'aisselle peut tenir à des causes locales, de sorte, par exemple,que la température de la masse du corps (parties profondes) ne change pas , mais que celle de Taisselle change comme celle des autres parties périphériques.

Etant donné que l'abaissement de la température axillaire peut dépendre de ces deux conditions, il en résulte évidemment que l'on doit répondre différemment à cette question : une certaine quantité de chaleur est-elle produite ou non dans le bain? Si nous arrivons à démontrer que l'abaissement de la température de l'aisselle a pu ne pas tenir à un abaissement de la température de tout le corps, qu'ainsi le corps entier n'a pas pu se refroidir, et si, d'autre part, nous arrivons à peu près à déterminer les causes locales qui ont pu amener un abaissement de la température axillaire, nous pouvons, malgré la chute de la température axillaire dans ces cas, conclure qu'en balançant la quantité du refroidissement avec celle de réchauffement, la quantité de chaleur émise pendant le bain a été réellement produite pendant celui-ci.

Maintenant il est possible, en fait, pour toutes les recherches susdites, de fournir la démonstration que l'abaissement de température de l'aisselle ne peut pas avoir dépendu d'un abaissement de température, d'un refroidissement de tout le corps. Dans ce but, Kernig prend: la température approximative d'un bain , la quantité de chaleur totale qui a été émise pendant la durée du bain , et le chiffre de la température de Tais-

GALORIMÉTRIE. 449

selle. Tous ces bains ont duré trente-cinq minutes. Suit un tableau de toutes les observations, que nous ne reproduisons pas.

On voit dans ce tableau, que , dans les bains à 36 degrés et au-dessus, jamais rabaissement de la température axillaire n*a eu lieu. Mais, pour tous les bains à 36 degrés, il y a une circonstance qu'il faut signaler et qui évidemment empêche l'abaissement de la température axillaire dans les bains chauds , c'est le fait de demeurer couché avant le bain.

Le tableau des expériences montre avec évidence que Rabais- MtmetU de la température de VaisséU na été, dans aucune des obeer^ vaiions, froportiùnnel à la quantité de chaleur émise. On peut prouver de deux façons cette disproportionnalité entre rabaissement de la température axillaire et la quantité de chaleur émise.

IXabord, dans des bains de températures différentes, et singulièrement différents aussi par la quantité de chtdeur émise, la température axillaire n*a pas varié en moins et ne s'est pas réglée sur la proportion de la chaleur émise.

Cette disproportionnalité entre l'abaissement de la température de l'aisselle et la quantité de chaleur émise montre déjà suflS8amment'(méme quand on voudrait admettre que la température de toutes les parties du corps est, dans tous les cas possibles, aussi basse que celle de l'aisselle), que le corps humain ne se refroidit pas, autrement dit, ne diminue pas de température, en raison de la quantité de chaleur qu'il perd.

Deuxièmement, cette disproportionnalité se démontre encore en ce que les températures de Veau étant égales, et les quantités de chaleur émises étant égales aussi, la température de l'aisselle montre, dans son abaissement, des différences extraordinaires : ces différences vont à plusieurs dixièmes de degré, ainsi qu'on le voit par les chiffres suivants :

. \ . ^ de la temp^tnrc

Observalioo i 3o* Qo'.SyS. o*,io

Observadoo n 3o 99 ,378 o ,38

Obeervatkm ai 3o 101 ,100 o ,oS

Observalion UT 3& 59,980 0,^7

Observation iv 34 tiG ,3oo o ,3i

On peut, de ce qui précède, conclure que rabaissement de ia température axillaire n'annonce pas un changement identi({ue dans letat des autres parties du corps, en d'autres termes, que, malgré l'abaissement de la température de faisselle, les parties profondes, la masse du corps, ont pu n'éprouver aucun abaissement de température. Si ia température de toutes les parties du corps, dans toutes ces observations, était tombée comme celle de l'aisselle, il n'aurait pas pu se faire qu'à la même température de l'eau, les sommes des quantités de chaleur émise fussent égales entre elles, nuiiê elles auraient dû bien plutàl être fnvportiowndln à l'abaissement Je la iempératut^ de Caiêsdle. Si l'on voulait admettre que, dans ces cas, le corps tout entier a été autant abaissé dans sa température que Ta été Taisselle, il faudrait supposer non-seulement que, dans les observations où la température de l'eau était la même et où tout concordait du reste, la production a pu être différente , mais encore que ce$ productions différentes dans des bains d'égale chaleur, se sont compensées avec les quantités de chaleur perdue, lesquelles n'étaient pas couvertes par la production, de façon que les quantités totales de chaleur émise aient pu être égaies. Or cette supposition est absolument inadmissible. Kemig suppose en même temps, dans les observations où l'on a noté un abaissement de la température axillaire, avoir rempli cette condition essentielle de sa méthode , l'immutabilité de la température des parties profondes, et il espère que les résultats concluants,

relativement aui quantités de chaleur produite dans Tunité de temps 9 montreront que, si Ton néglige l'abaissement de la température axillaire, il n*en peut résulter aucun vice essentiel dans l'expérience. La mesure de la température axillaire entreprise pour mettre en évidence cette assertion (dans ces cas où des influences locales avaient agi sur faisselle), n'a pas pu donner directement cette notion, mais l'a donnée indirectement.

Il faut faire connaître ici les circonstances qu*on doit considérer comjue pouvant abaisser localement la température dans les parties périphériques et dans l'aisselle. Remarquons d'abord que souvent la rapidité avec laquelle l'aisselle maintenue fermée change de température est une preuve de la possibilité de ces actions locales. Un abaissement de o%i à o",3 en cinq minutes montre» du moins dans certains cas bien observés, qu'un semblable changement de température ne peut pas s'être produit dans tout le corps. Un calcul très-simple prouve que, si tout le corps humain (d'environ 67 kilogrammes) s'était en cinq minutes refroidi de o%i ou o%a, sa perte de chaleur aurait dû s'élever à 9,6 calories, ou bien sa production de chaleur aurait été diminuée d'autant. Dans l'état ordinaire la perte totale de chaleur est d'environ 7,5 calories en cinq minutes (en supposant une production de i,5 calorie à la minute).

Ce n'est que dans des cas où l'on n'a pas pu constater l'exacte occlusion de l'aisselle, que l'on a vu des abaissements de o\i à o",ti en une ou deux minutes (introduction de l'eau).

L'action des bains froids, dans lesquels se produit la chair de poule et le frisson , avait conduit Kernig à penser que souvent la ehue Inmtque de la température axillaire, observée alors, dépend de la soudame diminutton dans la conducùhUiti calorique de la peau. Dans un cas, par exemple, avec une chute de o%i à o%a en cinq minutes, coïncidèrent de (orfs frissons avec horripilation ;

à:y2 CIIAIMTKE T. — LA CHALKUR ET LA FIEVRE.

(lu reste, la quantité de chaleur émise pendant ce temps dans l'eau fut plus faible que dans les sections de temps qui jirécédèrent et qui suivirent. (Les bains étaient à 3o ou 3 q degrés.)

Une autre circonstance dont il faut tenir compte, au point de vue de la température de l'aisselle dans le bain, c'est que de rester étendu et immobile, au lieu d'être debout ou assis, amène un abaissement de quelques dixièmes de degré dans Taisselle.

(î'cst, du reste, un fait connu que le mouvement élève la lem|)érature du corps. Helmholtz, Funke, Ludwig, J. Davy, ont trouvé une élévation de o%3 jusqu'à o'*,^ après un effort musculaire prolongé, après une forte séance d'équitation, une longue course, etc.

Des mouvements d'inclinaison du corps soit en avant soit en arrière peuvent faire varier le thermomètre de o",o5.

L'abaissement de la température axiilaire dans l'état de repos horizontal n'est pas facile à interpréter. Il ne peut être question ici d'une augmentation locale ni générale de la perte de chaleur pendant que le corps conserve celte position; il y a plutôt lieu de croire que la perte de chaleur est moindre alors. On ne peut chercher la cause du phénomène que dans un amoindrissement des sources de chaleur locales ou générales.

Kernig admet tout d'abord que l'abaissement de la température axiilaire pendant le repos horizontal n'est point étendu à tout le cor[)s. Comme la perte de chaleur en pareil cas n'est pas augmentée, il faudrait, pour produire un abaissement de température de tout le corps semblable à celui que l'on observe dans l'aisselle, qu'il y ait eu une diminution notable de la production de chaleur générale. Indubitablement le passage de la position verticale à l'horizontale supprime une source de chaleur, celle qui réside dans l'action musculaire; il reste à savoir si cela suflit pour amener, sans que la perte de la cba-

leur soit 'augmentée, un refroidissement de tout le corps de o^3 en vingt minutes.

Un calcul approximatif porterait la production de la chaleur à un abaissement de moitié dans ce cas. (Etant donné que Ton suppose, à Tétat ordinaire, la perte de chaleur à peu près égale à la production, cela ferait en vingt minutes i ,5 x 90 »» 3o calories. Un abaissement de la température du corps tout entier de o%3 suppose que 67 x o,83 x o%3»i &,9 calories n'auraient pas été produites pendant ce temps; par conséquent, en vingt minutes, la perte de chaleur n étant pas augmentée, la production ne devrait atteindre qu'environ la moitié de son chiffre normal.)

Pour Kernig, il est plus facile d'attribuer l'abaissement de température de l'aisselle à la suite du repos horizontal , h un étal local, et il en faut chercher la cause dans les sources locales de la chaleur.

Le pouls se ralentit aussi dans le repos horizontal. Si Ton doit admettre un ralentissement de la circulation correspondant h un ralentissement du pouls, on s'explique l'abaissement de la température de l'aisselle bien close, d'autant que, dans tous les cas, la température de l'aisselle close dépend de l'activité circulatoire des gros vaisseaux contenus dans ses parois. Si la température d'un point quelconque dépend du sang qui y es amené ou qui le traverse, si la chaleur du sang reste la même, cette température sera réglée par la rapidité de la circulation (toutes choses étant égales d'ailleurs). L'aisselle rentrerait alors dans la catégorie des parties du corps dites périphériques, et dans lesquelles la circulation influe si manifestement sur la température.

L'auteur s'est serri toujours des deux mêmes thermomètres parfaitement semblables entre eux et par leur sensibilité et par les chifres qu'ils donnaient. Ils étaient divisés en dixièmes de degré, et ces divisions étaient faciles à lire et très-espacées , de façon qu'on pouvait aisément reconnaître un centième de

hbh CHAPITRE IL — LA GHALEliR ET LA FIÈVRE.

degré. Tels Paient les instruments employés k mesurer ta température de l'eau. Pour raisseile» Tauteur se servait d'un thermomètre divisé en cinquantièmes de degré, dont le cylindre était épais, la cuvette cylindrique, longue de c'yoSS sur o'",ot3 de largeur. Les divisions allaient de 35** à 6o%5 et chaque degré avait o"',o5de long. Plusieurs instruments furent employés successivement, et tous les thermomètres furent comparés entre eux chaque jour.

Les expériences furent faites d'abord dans une baignoire en bois peinte à l'huile; la quantité d'eau était de 1 5o litres, et le niveau en était marqué sur la paroi interne de façon que toutes les expériences fussent semblables. L'eau était remuée et mêlée, au début de l'expérience, puis ensuite abandonnée à elle-même.

L'auteur, qui a fait sur lui-même toutes les observations, procédait de la façon suivante : il se déshabillait et demeurait environ dix è quinze minutes occupé à surveiller l'introduction de l'eau dans la baignoire; il résultait de ce léger effort corporel un peu de sueur et une certaine accélération du pouls; puis il se tenait en repos, assis, ne se donnant d'autre mouvement que celui qui était nécessaire pour vérifier la température de l'eau ; la sueur cessait. La plupart du temps l'auteur restait pendant vingt ou trente minutes couché sur un sopha, puis il entrait au bain, oh il se tenait plongé jusqu'aux'oreilles, ne laissant hors de l'eau que le visage. Il avait soin de remuer le moins possible les membres. Le sommet de la colonne mercnridle du thermomètre placé dans l'aisselle dépassait le niveau de l'eau, mais pouvait y être replongé par un léger mouvement de rotation de l'épaule. Le corps reposait sur les saillies osseuses de façon qu'il y eàt le moins de contact possible et par conséquent le moins de perte de chaleur possible par les parois de la baignoire.

La nature <lu vêtement que l'auteur portait, avant le bain.

CALORTMillTRIE. 455

indépendamment de la température de la chambre et de celle de Teau , a influé suc la quantité du refroidissement. Ainsi : i ^ la quantité de chaleur que les parties périphériques cèdent à un bain froid ou tiède (ayant que ne soit établi cet équilibre stationnaire entre la température des différentes parties du corps, par suite duquel il y a juste autant de chaleur cédée a Teau quHl s'en produit), a été, eœteris paribus^ d'autant plus grande que les vêtements portés avant le bain étaient plus épais; â"" la quantité de chaleur que les parties périphériques prennent dans un bain chaud, avant que cet .état stationnaire se soit établi, a été d'autant plus petite que les vêtements portés avant le bain étaient plus épais.

Il va sans dire que l'auteur, qui est en même temps le sujet des expériences, était en parfait état de santé. Son scrupule va si loin , qu'il note les moindres malaises : mal de tête, inappétence, deux selles en un jour et des éructations après le repas. Il s'abstient aussi de toute médicamentation.

Recherches faiteê (Fapris la première mélhotte. — Kernig divise ses observations d'après la première méthode en quatre séries : bains à 3o% bains è 3â*, bains à 3/l^ bains è 3 G"* G.

Nous donnons ici plusieurs tableaux empruntés h ces diverses séries, afin de montrer avec quel soin minutieux les observations ont été faites, et quelle créance elles méritent. Les tableaux sont suivis d'observations critiques et de calculs faits par l'auteur.

456 CHAPITRE il. — LA CHALEUR ET LA FIÈVRE.

Obsbryation 11. — Bain à 3o%o5 — 3o*38.

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Entrée dant le bain.

PeliU

PtonkàSe.

Qoelquet bonipiialiooe et ^«ir de poale.

MfkrBt horripila ttent et chair dr ponte.

HorripHolioM pinfortei et diair Jt poale.

Sortie dn hiio. Friv •ooe, Iremhlemfoi ehair de povi^.

Port friawB.

La chair de poa)« (bminve.

Le coq» col are.

Sennlion afréablf -i* cbaieor.

Poolaà7t.

Le refroidissement de leau pour cinq minutes a été', pendant les trente-cinq minutes qui ont précédé le bain, de o%o55; après ie bain, de o%oâo. Conséquemment la cor* rection pour le refroidissement pendant le bain en cinq minutes est de o^o&75.

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