QUANTITE DE LA CHALEUR JMISE PAR LE CORPS
GaloiiM. GdoriM.
1** section : & minâtes. . . i9',i95 Soit par minate i*,78i
9* section : 5 minutes. . . ai ,375 Soit par minute i ,978
3* sectioD : 5 minutas. . . to ,875 Soit par minute 9,175
A* section : 5 minutes. . . i5 ,375 Soit par minute 3 ,076
.^* section : 5 minutes . . ., 1 3 ,1 95 Soit par minute 9 ,695
G* section : 5 minutes. . . 9 ,375 Soit par minute 1 ,875
7* section : 5 minutes. . . 10 ,1 95 Soit par minute 9 ,095
ToTàL 99**375
On a donc, pour le nombre de calories émises :
99%375 = o*,6695 x i5o (litres) et (©•,0475 X 7) + o%33o = o%6695.
L'auteur divise chacune des séries d observations en trois groupes : Tun comprend décembre et le commencement de janvier» le second la fin de janvier et jusqu'au 7 février, et le troisième la fin de février. Le groupe intermédiaire est marqué par quelques troubles dans la santé, qui coïncident avec une diminution légère dans la production de chaleur mais ne l'expliquent pas suffisamment.
Premiire série. — Bains è 3o degrés C. et au-dessous.
On voit tout d'abord, d'après les tableaux comparatifs des expériences, qu'eu égard aux diverses erreurs possibles et à cette circonstance qu'à égalité de température de l'eau, la température de la chambre n'était pas le seul facteur du re-
froid issement, les corrections pour le refroidissement se correspondent en fait très-saffisamment , quand on les compare aux températures de la chambre d'expériences. .
H y a une grande concordance dans les sommes des quantités de chaleur dégagées dans les observations de même ordre. Ainsi, si Ton fait attention que, dans l'observation i , la température de Peau est plus élevée d'un demi-degré que dans les observations ii et m , et que cette observation , faite dans une baignoire en bois, a pu donner lieu à un plus grand nombre d'erreurs que les autres, on trouve que i s'accorde bien avec If et III. La grande différence dans les quantités totales de chaleur dégagées qui existe entre i, n, m d'une part, iv, t, VI d'autre part, tient beaucoup plus h la différence dans la quantité du refroidissement qu'à la différence dans la production.
Les quantités du refroidissement doivent se régler, h égalité de température de l'eau , sur la nature des vêtements portés avant le bain, et sur la température de la chambre oii se tenait l'observateur-acteur. Dans i, ii, m, l'auteur était, jusqu'à son immersion, dans la chambre du bain et très-légèrement vêtu: dans IV, v, vi, il était, avant l'immersion, dans une autre chambre dont la température était très-inférieure h celle de la chambre de bain et entièrement dévêtu; aussi les quantités du refroidissement sont-elles beaucoup plus faibles dans IV, V, VI que dans i, n et m.
Les résultats qu'on peut légitimement tirer de cette série sont les suivants :
Dans un bain è 3o degrés, sans tenir compte de ce qui se perd par la respiration, on trouve, dans les expériences, une production de s, A calories par minute (observations n et m), et dans les dernières, 9,f calories; différence, o,3 calorie.
Liebermeister avait trouvé le chiffre 9,3 calories par minute.
Kernig répète , en ce qui concerne la température de Taisselle dans les bains h 3o degrés, que rabaissement de la température de Taisselle ne suppose pas celui de la température du reste du corps. Il tient pour certain que là ou la température de Teau était égale, avec une égale quantité de chaleur dégagée et dans des expériences de tout point identiques, cet abaissement était extrêmement différent. H y a un autre mode de désaccord, c'est celui-ci : k une température plus basse de Teau, et avec des quantités de chaleur dégagées plus grandes, l'abaissement de la température axillaire n'est pas plus grand que dans des bains d'une température plus élevée et avec des quantités de chaleur dégagées plus petites. Par exemple, dans les observations iv, v et vi, la quantité de chaleur dégagée est de moitié supérieure h celle de vu, et pourtant en VII la température n'est pas plus tombée qu'en iv, t et VI ; or nous pouvons supposer que le corps a eu la possibîHlë de livrer une quantité de chaleur plus grosse de moitié sans «refroidissement,» même alors que dans vu l'abaissement de la température de l'aisselle a été l'expression du refroidissement de tout le corps.
Du reste, il est permis de penser que, dans un bain moins froid, le corps peut être moins en état de compenser la perle de chaleur que dans un bain beaucoup plus froid; cette observation est .plus facile k faire, si l'on compare un bain froid A un bain chaud; ici il ne s'agit que de comparer entre eux des bains relativement froids, dans lesquels la production de chaloir était indubitablement accrue.
En fait, il résulte de ces observations que le corps, lorsqu'on force sa dépense de chaleur, accrott d'autant sa production.
De ce qui précède, Kernig conclut que, danê aucun de reê iams il 3o degré», il ne s'est produit un nhainement de la tempéra^ ture de tout le corps.
Denxihne série. — Bains à 3iî degrés (].
Les résuhals sont un peu différents de ceux de la préc/*dente série. lAiuleur les formule ainsi ;
Dans un bain à 3q**C. (sans tenir compte des pertes parla respiration) les premières expériences donnent 1,98 calorie par minute et les dernières 1,69 calorie.
Ici encore on constate que le refroidissement de la température de Faisselle n'indique nullement un refroidissement semblable de tout le corps, autrement les quantités de chaleur dégagées seraient proportionnelles h l'état de refroidissement de l'aisselle, ce qui n'est pas.
On voit aussi que la température de l'aisselle variait suivant que l'auteur s'était tenu couché ou non avant le bain.
La température périphérique du corps s'abaisse et ten<l à s'équilibrer avec celle de l'eau. Kernig fait, sur ce point, le raisonnement suivant : à supposer qu'environ 1 0 kilogrammes de mon corps, c'est-à-dire la cinquième ou sixième partie de la totalité, aient subi ce mode de refroidissement périphérique, et qu'il ait été de o%3, cela donnerait 3 calories à soustraire de la (piantité totale de chaleur dégagée*
Troisième série, — Bains à 34 degrés C.
Résultats : Dans un bain à 34 degrés, sans tenir compte de la perte par la respiration, l'émission est de 1 ,7 calorie par minute dans les premières expériences, et de 1 ,4 calorie dans les dernières.
Ici, comme dans les précédentes séries, il y a dans la seconde moitié une différence de o,3 calorie en moins.
Mêmes observations quant à la température deJ'aisselle, (|ui est très-souvent en désaccord, et en état inverse, avec la somme de la chaleur dégagée, et qui, par conséquent, n'est pas Texpression juste de la température du corps, laquelle ne s'abaisse pas au même niveau.
CALORIMETRIE. 461
Quatrième série. — Bains à 36 degrés G.
Rësaliato : Dans les premières expériences le dégagement est de 1,1 5 calorie par minute; dans celles du milieu, de i,o3 calorie; dans les dernières, de j,ii5 calorie. Ainsi la production est plus élevée au commencement et à la fin qu'au milieu.
La température de l'aisselle ne laisse aucun doute sur la sûreté de la méthode; dans ces observations de la quatrième série elle s'élève tout d'abord dès l'entrée au bain, et se maintient ensuite sans augmentation ; elle monte encore après la sortie du bain de o^ i , o% 1 5 , o%a.
En somme celte méthode des bains tièdes et chauds donne les résultats suivants :
La température du corps (du tronc, des parties intérieures, de la masse du corps en général) n'a changé dans aucune de ces expériences. Elle ne s'est ni abaissée dans les bains plus froids ni élevée dans les plus chauds.
L'abaissement de la température de l'aisselle , dans les bains à 30"* G. et au-dessous, dépend du refroidissement périphérique résultant de l'augmentation de la perte de la chaleur.
L'abaissement de la température de l'aisselle dépend, dans les bains à Sa"" et 3/î'' G (surtout), dû refroidissement périphérique produit par la diminution des sources locales de chaleur.
Recherches fautes d*apris la deuxième métltode. — Nous avons précédemment indiqué les principes de cette méthode. 11 s'agit de maintenir, pendant le bain, la température de Teau aussi rapprochée que possible de la température croissante de l'aisselle; et de ne pas laisser celle-là devenir ni plus basse ni plus haute que celle-ci. Alors la peau prend bientôt partout la température de l'aisselle, qui est en même temps celle de l'eau , et, par conséquent, le corps donne et reçoit dans son ensemble
une plus grande quaaiitd de chaleur. Toute élévation de teiu- ^ pérature qu'il acquiert ne peut être mise que sur le compte de la chaleur produite en lui-même, et celle-ci est, pour an temps donné, égale au produit de plusieurs facteurs, savoir : le poids du corps (en kilogrammes), l'élévation de la température pendant ce temps, et le chiffre de la capacité calorifique (chaleur spéciGque) du corps humain. Ce calcul, à la vérité, suppose que, lorsque la température de la peau égale partout celle de Teau, chaque point du corps acquiert une élévation de température égale h celle de l'aisselle. C'est ce que Liebermeister a démontré, indépendamment des mesures directes ou indirectes de la température de la peau, en constatant que les conditions observées assuraient une production de chaleur répartie uniformément.
D'après les expériences de Liebermeister, c'est après quinze minutes d'immersion dans le bain que les conditions de production de chaleur dans l'unité de temps deviennent identiques partout. Dans les expériences de Kemig, c'est après quelques minutes seulement que cet équilibre est obtenu, c'est-à-dire que l'on a la complète égalité de la température de toute la surface du corps et de celle de l'eau.
Cinquième série de recherclàe», — Bains dont la température est maintenue égale à la température ascendante de l'aisselle.
Obskrvitio.n \\v. — ti janvier 186&. Bain dont la tem-. pérature a été maintenue au niveau de la température asceudante de faisselle.
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