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.'»3.7 [sir)
L<»s lieux |)n.*niièn»s séries donneiil, coiifoniiémenl aux résuIltiLs ohh'ims dans la première observation, une augmentalion dans la |n()duction d'acide carbonique de 29 p. 0/0 |)en(lanl l'accès. Tandis (jue la troisième série, ayant eu lieu an coininoncemenl du >tade de sueur, n'a donné aucune augnieatalion.
Déjà ces quelriues expériences suffisent pour montrer qw, pendant F accès (lejicrrc, In production d acide carbonique est plus /rrande que pendant I apyrexte,
Klles présenlenl pourtant certaines particularités qui sur- |)rennent au premier coup d'œil et qui paraissent en contiadiction avec ce que Ton admet habituellement.
On voit d abord cpie, si une température élevée correspond, en {jéiiéral. à une exlialation plus grande d'acide carbonique, il n'y a |)as là |)ourtant un ra|)port constant. Dans rexpérience du T) août la température lut comprise entre 4i", 1 et 39°,9, ^l pciuitant lexlialation d'acide carbonique ne fut pas plus Irlande (jue celle (pii lut rendue quand la température était de 07 degrés.
Dr* plus, la (piiiulité' d'acide carbonique rendue pendant l'auès e.sl ( eilaiiiriiienl |dus faible cpi'on ne l'aurait cru tout
d'abord, et qu'elle ne devrait être, si elle correspondait à la quantité de chaleur produite.
C'est ce ({ue Liebermeister cherche à expliquer en faisant une sorte de balance entre la chaleur produite et perdue pendant un accès de fièvre.
Il considère d'abord le stade pendant lequel la chaleur reste à une haute température; ce stade dure peu dans la fièvre intermittente, mais il peut durer des jours et des semaines dans d'autres maladies fébriles.
Quand un fébricitant, chez lequel la température de l'intérieur du corps est d'environ ko degrés, conserve cette température quelque temps, la production et la perte de chaleur se trouvent en équilibre pendant ce temps. Il en produit autant qu'il en perd, et, pour cette raison, la provision que le cor|>s conserve est toujours la même.
Sous ce rapport, le fébricitant se trouve dans la même situation que l'homme bien portant; la seule différence est que cet équilibre se fait h une température plus élevée.
Liebermeister s'efforce de déterminer par la méthode des bains là quantité de chaleur que perd en réalité un homme malade comparé k un homme sain. Voici comment il procède :
Pour faire ce calcul, il suppose, toutes les conditions étant égales de part et d'autre, qu'une seule fasse exception : le malade a une température de &o%i à /io%(|, l'homme sain a une température moyenne de Sy^,^. Si l'on veut déterminer théoriquement la perte de chaleur qu'éprouve un malade ayant une température de &o'\5 et placé dans un bain à 3&%3, on note que la différence entre la température du corps et celle de l'eau est de 6^9; pour un homme bien portant à la température de 37^îl, cette différence ne serait pour le même bain que de â^9. Par suite la perte de chaleur qu'éprouve le fiévreux doit être è celle de Tliomme sain comme 6., 9 est à 9,9, elle doit donc être a,i& fois aussi grande ou de 1 1 A |). 0/0 plus considérable. Or les observations» donnent.
530 CIIAIMTRE 11. - LA CUALKUh tT LA I-IEVIU:.
|)Our riioiuiiie sain, une perte de 17 calories dans un bain à 3/i°,3 : on lire de là, pour la valeur de la perte chez riioinuie fébricllanl, le chiffre de 3 G calories. L'observation démontre (jue celte perte est égale à 37 calories.
Autre exemple : un fébricitant dont la température est de '10". I est placé dans un bain à 28",! ; quelle est, d'après la théorie, la perte de chaleur qu'il éprouve? La différence de température est de 1 *2 degrés; pour un homme sain avec une température de 37",^ elle serait, dans le même bain, de y", 1. La perte de chaleur du fiévreux doit donc être avec celle di* Thomme bien portant dans le rapport de 13 a 9,1; et, par consé([uen(, de 39 p. 0/0 plus considérable. Or, chez l'homme sain placé dans un bain de âS"*, i on observe une perte de 5 3 calories ; donc le calcul donne , pour le fébricitant , une perte de 70 calories : par l'observation on a trouvé 68 calorie&. Toutes les recherches cpii ont été laites à ce sujet n'ont pas fourni une concordance aussi parfaite entre le calcul et l'observation, et, d'après ce que nous avons dit plus haut, on n'était pas autorisé à s'y attendre a priori.
Dans le tableau suivant, à la troisième colonne, est inscrite la perte de chaleur cpi'éprouve un honmie placé dans un bain dont la température est marquée sur la même ligne dans la colonne de tenq)érature, perte comptée à partir de la sixième minute, jusqu'à la vingtième. On trouve ces pertes de chaleur en multipliant la dillerence de la température par 3,8i, moyenne tirée de toutes les observations laites sur l'homnie en santé. On donne dans la cinquième colonne la quantité [héori(jue dont la perte de chaleur du fébricitant doit dépasser p. 0/0 celle de l'homme en santé. On tire de cette colonne la quantité tli/'orique absolue de la perte de chaleur du fébricilant [)our en former l'avant-dernière colonne. Enfin la dernière colonne donne, pour les conq)arer avec les chiffres de ravant-dernière, les nondires trouvés par l'observation. Tous los nombres bon( réduits à une même surlace du corps, de
façon à correspondre à un homme de 60 kilogrammes (voyez loc. cit. p. 190 et 8uiv.). On n'a pas tenu compte de la perte de chaleur qui se fait par les poumons et par les parties du corps qui ne plongent pas dans Teau.