ARISTOTE
donnent , étant froids, quelque chose de chaud; au corps plein de nourriture, lequel est humide, ils font, etc. 9?
Et plus loin (S 58) : «Toutes les sueurs dessèchent et atténuent. Le coït atténue, humecte et échauffe, il échauffe par la fatigue et par Fexcrétion du liquide, n
Le traitement des fièvres par la saignée et les purgatifs existait dès cette époque, et Ton parait s'y être peu préoccupé du phénomène chaleur.
L'air n'est point signalé comme moyen thérapeutique, la respiration était, du reste, bien connue en ce temps (ch. De^ venu, S A) : «Cet acte ne s'interrompt jamais chez les animaux mortels, tous occupés à inspirer l'air et à l'expirer. r>
Il est impossible de parcourir ces passages des livres hippocratiques sans être frappé d'un fait. Toutes les prescriptions sur l'emploi de l'eau , des bains dans les maladies aiguës^ ont traversé les siècles, presque inconnues malgré le fétichisme que l'on professait pour les œuvres d'Hippocrate. 11 a fallu que l'étude de la chaleur parvint à sa période scientifique pour que l'on essayât d'influer médicalement sur son intensité. Nous analyserons plus loin ces problèmes en détail.