‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 17 sur 122 · CHAPITRE r · texte numérisé non relu

CHAPITRE r

vient nécessaire à la vie et au mouveiuenl ^ » Galien ajoute : ainsi pas de chaleur, pas dlicnune,

(«11 y a trois facultés (est-il dit dans le même livre ^) qui gouvernent les animaux :rune est la nutrivité, elle réside au foie et a pour organes les veines qui vont par tout le corps; Fautre, qui est comme l'âme des êtres animés, et qui a son siège au cœur, c'est la chaleur innée; elle a pour organes les artères. La troisième est au cerveau , c'est la raison qui préside aux actions volontaires^.»

Au chapitre ix du même livre, Galien admet qu'il y a de la chaleur ignée dans le foie, mais moins que dans le cœur^, et c'çst, dit-il, cette chaleur du foie qui fait engendrer le sang(?).

Dans les commentaires sur le i à* aphorisme d'Hippocrate, Galien s'exprime ainsi : la substance de la chaleur innée est aérée ci aqueuse^. En y réfléchissant, on s'explique cet aphorisme, qui désigne les vapeurs venues d'un foyer.

En plusieurs passages, Galien met le siège de la chaleur dans le cœur, c*était Topinion des philosophes platoniciens : coloris in corde fervarem esse {Hippocrat. etPlaUmis dcgm.). «La chaleur du cœur n'est pas comme celle des autres parties , dénudez le cœur de son péricarde sur lanimal vivant, celui-ci meurt ^; plongez votre doigt dans le ventricule gauche principalement et vous y sentirez une grande chaleur, plus élevée que dans toute autre partie. r> {Id.)

Dans le livre De usu partium"^ : «Toutes les artères correspondent à un centre unique, le ventricule gauche du cœur

' C^esl presque Tidée de la circulalion ; ell^ devait attendre aeixe siècles son dévdoppement.

* Gahni in Htppoeraiù Uhrum d§ o/t- Mênto eommentaritu III, cap. x, t. XV, p. a9<.

^ DinJtr-on mieux aujourd'hui?

* Voyez les expériences de Ci. Beruan! sur la chaleur dans les veines sus-

hépatiques et dans les ventricules du cœur.

* Hippocratiê aphmriâmi #1 GûHeni m SOS commentarU, Apbor. i&, t. XVlt, a' partie, p. 4 07.

^ GaUni De puUuwn «su liber, cap. II, t. V, p. i58 et 169.

' Galeni De u$u partium eorporit humont liber IV, cap. xvii, L III, p. A97.

OÙ est le principe de la chaleur native. . . La chaleur a pour matière le sang où elle s'allume et s'entretient ^ »

Certains passages montrent que Ton pratiquait, à cette époque, des expériences de physiologie, et qu'on usait fort de cette méthode; au \\\re Des ptiUadons^ on trouve cette phrase : (tliei les artères d'un membre, vous ne le refroidirez pas entièrement, bien que le cours de ces vaisseaux soit interrompu; c'est que le corps est,' comme a dit Hippocrate, partout en communication avec lui-même ....)»

Cette citation suffit à montrer combien les expériences de vivisection étaient usuelles au temps de Galien. Plus loin Galien, pour prouver que le sang est le réceptacle de la chaleur, nous cite les blessés qui se refroidissent quand ils perdent leur sang, si les chirurgiens n'ont pas le soin de leur lirr lbs

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