VAISSEAUX
fi Ainsi des rois, des soldats blessés dans un combat singulier, des chasseurs , ont eu les veines et les artères blessées , de telle façon que les médecins durent leur appliquer des liens ; or ces blessés , au bout de peu de temps , ont senti se refroidir les parties situées au-dessous de la ligature , assez tard quand c'étaient les artères seules qui avaient été liées, et pas du tout ou très-peu quand les veines seules étaient liées. D'où il appert manifestement que les veines apportent aussi quelque chaleur, moindre à la vérité que celle qui vient par les artères. Si vous liez quelque partie du corps au-dessus d'une blessure, vous voyez que cette partie devient livide et froide, parce qu'elle cesse de recevoir la chaleur comme les autres parties. 7f Galien en conclut que le pouls est le moyen de conduire partout la chaleur.
* De U9U rvfptrolûmtf liber, cap. m, cap. m, t. V, p. 160, et m eodem Hln^, i. IV, p. &90, et : Calor naUous m ëon- cap. 11 , p. 1 67.
gymê êedtm itiam habet , L XYl , p. 1 3o. ^ \jà ligature pour arrêter les bëmor- Ges deux idées sont séparées dans Galien. ragies a été pratiquée dès la plus haute
* Gdnà De ]^huum u$u liber, antiquité.