NOTICE BIOGRAPHIQUE
La brutalité du coup qui a frappe le professeur Paul Lorain a profondëmeDt ëmu tons ceux qui le counaissaieDt et Taimaieni. Sa mort a été uu deuil public , ceux qui lui ont rendu bier les derniers honneurs, savent que cette expression n a rien d'exagërë. Lorsqu^un homme comme Lorain, jeune encore, dans la pleine possession de ses forces et de son talent, entouré de Tamitié de ses collègues, de la vénération de ses élèves, vient à disparaître subitement, il semble qu'il s'est fait soudain un immense vide. La place inoccupée vous fait mieux apprécier le rang que tenait dans la science et dans votre amitié celui que Ton vient de perdre.
Nous voudrions, malgré une douleur que Ton pardonnera au plus ancien des élèves de I/orain, essayer d'esquisser dès aujourd'hui les principaux traits du caractère de celui qui pour nous fut un maître, et qui pour tous était, il y a quelques jours encore, l'espoir et l'honneur du corps médical.
Paul Lorain appartenait à l'Université de France par sa naissance, par les alliances de sa famille, par ses amitiés. Son père, proviseur du lycée Saint-Louis, recteur de l'Académie de Lyon, avait pris une large part a la préparation de la loi de M. Guizot sur l'enseignement primaire (i833). Ses beaux-frères étaient M. Camille Rousset, de l'Académie française, M. Wilhelm Rinn, professeur au collée Rolliu; ses amis, ceux qui en petit nombre étaient reçus dans son intimité, étaient presque tous des universi-
* GeUe notice a paru flans la B^vue McienUfiqw^ t. IX, p. 4 09, le 3o octobre 1875.