‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 38 sur 122 · SYLVIUS DE LE BOÊ · texte numérisé non relu

SYLVIUS DE LE BOÊ

En pariant des caractères extérieurs du $ang tiré des veines dans les maladies^. De le Boë reproduit les erreurs traditionnelles qui subsistèrent longtemps après lui et jusqu'à nos jours 9 malgré la réfutation qu'en avait faite Van Helmont. Il conseille de ne pas pratiquer la phlébotomie dans le frisson , de peur qu'en diminuant la masse du sang on ne diminue encore la chaleur.

Au chapitre des fièvres. Sylvius fait remarquer que, si la fièvre seule se reconnaît à la fréquence du pouls '^^ il faut d'autres signes encore pour différencier les fièvres entre elles; la fréquence du pouls est causée soit par quelque chose d'acre, d'acide, d'alcalin, mêlé au sang, et qui irrite le parenchyme du cœur, soit par quelques vapeurs portées au cœur par le sang et qui excitent la fermentation, etc. Sylvius ne peut se dégager, quoi qu'il en ait, de l'idée ancienne et classique de la chaleur localisée dans le cœur. Pourtant il admet que , dans la fièvre continue, causée par le vice de la bile et par le suc pancréatique altéré, il se fait, dans l'intestin grêle, une effervescence qui donne naissance à des vapeurs acides, qui, répandues partout, causent un léger frisson. • •

La localisation de la lésion primordiale de la fièvre typhoïde, dans rintestin grêle , n'en est pas moins une vérité dont il faut faire honneur à Sylvius ; mais ce n'est qu'à titre de bizarre et inconsciente découverte.

Dans le chapitre intitulé De sensus coloris lœsionibus^^ Sylvius examine les différents modes d'altération de ce sens suivant qu'il est aboli, diminué, augmenté ou dépravé, soit par Ik section ou la gangrène des nerfs, soit par la lésion directe du cerveau, soit par la fièvre elle-même, soit par l'épilepsie et

* DtMêthodo mêitndi, lib. I, cap. ti. * Pnueeoê mëdieœ lib. I, cap. nvii.

De morhiê êORgumi» «1 Mfwm nûliea- Dêfibnbu$ingtMrê,p, lôa. ^

fMiit6ii0CMrafortM,$«d,p.A&.Laphthi- ' IVaciaot medica lib. II, cap. xii,

aie, rempyème. p. 309.

autres maladies nerveuses. Mais tout ce chapitre est vague, et il eût mieux valu examiner les variations d'un thermomètre.

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