STAHL
(Ecole allemaiide, fin do xth' siède, 1660-1716.)
Stabl, l'auteur de la théorie du phlogistique , ne pouvait
> Ne en 1660 i An0{>Bch,en Fran- les fièvres, les affections périodiques,
eonie; mort en 1716. Grand chimiste, les erreurs de la nature, la température
Frédéric Hoffniann le fit nommer en du tang, Thérédité, la logique, la mé-
169a profenear â Halle, et cette réu- dedne sans médecin, et Vê^cpectation, Il
mon de deux grands hommes mérite a posé les fondements de la chimie dog-
d*étre notée, «lie n*a pas été sans in- matique. Il est Tauteur de la Théorie du
flii«nee sur leurs idées personnelles, phlogistique. Bien qa*il se soit heau-
Stahi a publié des ouvrages innombra- coup occupé de la chaleur, il n^est pas,
blés sur la chimie, la physiologie, Tana- pour nous médecins, d^une grande res-
lomie, les mouvements des liquides, source; son esprit inquiet est occupé
les ptsaimu , le poub , ke jours critiques, ailleurs.
manquer de raisonner sur la chaleur animale, ce La chaleur^ débarrasse le corps de ses parties les plus subtiles, les plus propres à Tëvaporation , et contribue par ce moyen à la durée vitale des autres parties. » Ailleurs (p. 963) : «Les animaux, au dire des anciens, consomment d'autant plus d'aliments qu'ils possèdent plus de calorique. Cette énergie si remarquable chez ces animaux est le fait de la chaleur. i>
Au chapitre de la pathologie générale (t. IV, p. 63), parlant des actes conservateurs de la nature, il dit que l'art doit les favoriser, et ii ajoute : ^Les fièvres nous fournissent, du reste, un exemple plus évident encore de ces sortes de phénomènes. Qu'il nous suffise ici de dire que la négligence et l'ignorance de la question ont rendu très-difficile, pour les anciens, nulle, confuse et mensongère, pour les modernes, la connaissance de la vraie pathologie des fièvres, c'est-à-dire l'exacte appréciation de l'utilité et de la nécessité même d'un mouvement vital acquérant une plus grande intensité, pour conserver saines les parties vivantes par l'élimination régulière et opportune des matières corruptrices et corrompues.
«Néanmoins ces actes vitaux si salutaires ne peuvent s'accomplir sans qu'il en résulte un double phénomène désagréable provenant de la chaleur, de la coloration, de la tension des parties . , . n
Au chapitre de F inflammation (t. IV, p. 3i5), Stahl décrit la stase sanguine, qui n'est, dit-il, que la première cause matérielle de l'inflammation, «attendu qu'il peut y avoir une grande chaleur, de l'ardeur mémo dans une partie, sans que cela constitue une stase ni un état inflammatoire. "
Plus loin Stahl explique le malaise et le défaut de transpiration des- fiévreux par un état de resserretiient ou de tonicité de la peau, sorte de constriction (constipation, disent d'autres auteurs). Sa définition de la fièvre est large; le phénomène
* Iraîe théorie tnetlicaUf I. III, p. 66, traduction de Bloodiii.