‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 46 sur 122 · FRÉDÉRIC HOFFMANN · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC HOFFMANN

FRÉDÉRIC HOFFMAINN'.

(École allemande, 60 du xtu' siècle, 1660- 17&S.)

Dans sa philosophie du corps humain vivant et sain, sorte d'exposé physiologique qui sert d'introduction aux ouvrages médicaux^ Hoffmann, très-complet sur tous les points, ne consacre pas de chapitre au calorique. Cependant , à l'article De sanguinis circulo per pulmones et respirationis usu^^ se trouve ce court paragraphe suivi de son commentaire : te La chaleur du corps provient de celle du sang, et celle-ci résulte d'une agitation violente des parties intérieures, surtout des sulfureuses, par quoi Ton connaît que la respiration et le mouvement du sang dans les poumons ne refroidissent pas le sang, mais plutôt accroissent sa chaleur. Nous voyons que les animaux les plus chauds et qui ont beaucoup de sang chaud dans les veines sont pourvus de poumons; les plus froids, au contraire, comme les poissons , en sont dépourvus. . . d'ailleurs , plus la respiration est accélérée, comme quand on élève la voix et qu'on parle longtemps, plus le corps s'échauffe. • • »

Au chapitre de la nature du sang^^ Hoffmann dit que «tla chaleur n'est autre chose que le mouvement des parties sulfureuses du sang, d'où vient que, si le sang circule avec plus de

' Ne eo 1660 i Halle, mort en 1 7^9. Appartenait à une famille de médecins célèbres et ricb^s. Étudie à léna , à Erfartfa , mais principalement la chimie. Le roi de Prusse lui fait fonder VOwiwminié de Halle, où Hoflmano appelle Stahl. Comte du palais, conseiller antique, preoiier médecin du nâ , a proftm* pemdoAt 5s ans toute la médecine, la chimie, b physiologie , la philosophie, b Ihërapeutique. Encyclopédiste comme Galien, Hoffmann, le grand homme du Brandebourg, fut chimiste, phynrion,

botaniste; ses ouvrages forment toute une bibliothèque (grande édition in-A* en 6 vol. et 3 vol. de supplément. Genève, 1761). Gomme tous les grands médecins de ce temps, il fut très-versé dans les sciences naturelles. C^est un homme d'une érudition colossale, mais il n'est p<u <n^ginaL

* Friderici Hoffmanni Opéra amnia, Genève, mikmxti , lib. I , sect. 1 , cap. tu , S 93, 1 1, p. A6.

' De sanguine kumano e^usque naiura, lib. I , sect. I , cap. « S i3, 1. 1, p. 38.

i;U CHAIMTUE r. — LA CHALKUR F/f LA FIKVRK.

rapidité, comme dans la fièvre, ou a|)rès un violent exercice, ou après (pron a absorbé des spiritueux, la chaleur alors do \ient |)lus grande. ^

Ij'elTel est ici pris |)our la cause; du moins nous enseignons que la circulation est fonction de la température. Hoffmann ne s'élève pns au-dessus du mécanicisme de son époque, 11 ajoute : Omnut qiiœ cnruliifu san<i'ulni.t potefiler anirenl,ea quoque cfflorem intcudunt : et fjuœcunqne ejus motuw retardant, tllum wlnuuntK - Calor tewperntus ad vltamae mnitatem tuendam valde es! neressarins - .

' Il faut convenir que, si Hofl'nuuin n'a point connu la valeur de la ihermométrie (il est venu trop toi), il a du moins enseigné combien la classification du pouls en tant d'espèces dilFérentes était chose ridicule el contraire aux principes de la mécanique. Ses critiques s'adressent à Galien et à ses înii- (ateurs^.

Il va sans dire que, dans ses principes de thérapeutique , Hoffmann conseille la saignée dans les maladies aiguës et dans les lièvres éru])tives.

La sage, concise et excellente définition de la fièvre telle que les anciens la transmettair'ut aux générations nouvelles, t\ savoir que la fièvre est un malaise avec faiblesse, augmentation de la chaleur el accélération du pouls, ne suffit pas à l'es- |)rit mécanicien (rHofimaïui: il déclare ([ue de toutes les définitions pas une ne l'a satisfait, et il en donne une de sa façon. en ces termes * : Spasmodica nmrersi sij.stematis nervost et vasculosi ajjfertio y juncUi eu m omnnnn la corpore funrtionum lœswne, nrla a eausa nerroans parles ad niteuswrem contractiouem irritante,

' Liber I , secl. i, riip, i\, > i^j. [h ^ De rnfwnnlipnlnuum ejrplicnUovr H

circuli xaniiniiiix ad rouKfrvnhonnm cor- judicin in morhi» vecU* e.r iisdem J'or-

pnn'ft usu . (. I, p. .")!. inniido, secl. 1, cap. XII, I. I, p. 36''î.

- IjIxt l.serî.i. cap. i\, S i(). /)p * Dt'fohrimnnatuvfi in frenere^cap. i ^

rirriili fimifrnitiig ad (nnsin'vtihonfm rny- S 3. L II. p. (). intrifi f 11(11 , I. L j>. .') I .

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