RÉSISTANCE X LA CHALEUR
Dans UD deuxième mémoire (i 81 o), Delaroche explique le mécanisme de la résistance à la chaleur et attribue une influence prépondérante à un fait purement physique, Tévaporation qui se produirait sur la surface cutanée et pulmonaire. Fordyce et Blagden avaient admis dans le corps vivant une cause vitale capable de produire du froid : c'est contre cette opinion que s'élevèrent Delaroche et Berger. Us s'appuyaient sur ce fait que les animaux exposés à une température de 35 & &o^ G. s'échauffaient quelquefois de 6 ou 7 degrés, et que cette augmentation n'avait de limite que la mort. Ainsi : dans une étuve sèche h àb degrés, un lapin séjourne une heure quarante minutes:
Avaol. Après.
Température prise dans le rectum sur ie iapin. . . Sg^^y &3*,8
Une grenouille placée dans la même étuve acquiert en une heure une température propre de ^6^,^, qu'elle conserve pendant toute la durée du séjour, qui a été d'une heure et demie. La température d'une autre grenouille exposée è une chaleur de â6%a s'est élevée à a8 degrés et y est restée stationnaire.
Pour prouver que la résistance a la chaleur était due, pour les animaux, à l'évaporation par la peau et les poumons, Delaroche examina comparativement l'influence de la chaleur sur la température des animaux et sur celle des corps bruts dont la surface entière fut humectée. Il plaça dans une étuve divers animaux, des alcaraxas pleins d'eau, et des éponges humides.
Dans une étuve è &5 degrés, la température d'un lapin s'éleva de 3 9% 7 à &3^,8, celle d'un alcarazas baissa de 3 5* à 3i%/ii, où elle resta stationnaire.
Dans une étuve à 3 6°, 5 une grenouille acquit une température stationnaire de 98 degrés, et l'une des éponges atteignit 9 7*, 9, Tautre 9 7%6.
Delaroche en conclut que l'évaporation, produisant sur les
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alrarazai> et les éponges un refroidissement plus marqué quf* relui que Ton observe sur les animaux^ est la cause de la résistance à la chaleur.
Delaroche, pour le prouver, supprime cette cause de refroidissement pulmonaire et cutané, en plaçant les animaux dans une ëluve humide, et il constate que la température de ces animaux s*est élevée au-dessus de celle de Tair humide dans |p(|uei ils étalent plonges, excepté pour les grenouilles.
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