‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 93 sur 122 · ACTION SUR LE LIQUIDE SANGUIN · texte numérisé non relu

ACTION SUR LE LIQUIDE SANGUIN

Il aurait déterminé le point de fusion de la moelle des tubes nerveux, et aurait constaté que cette fusion a lieu chez les grenouilles à 37%5 G., chez l'homme à Sa^'C, chez le pigeon à Sy^'C, c*est-à-dire à la température où le nerf devient inexritable dans chaque espèce animale.

d* Action de la chaleur sur le liquide sanguin. — Magendie ' en 1 85o, M. Cl. Bernard en 1 8â a « Obernier, Wood, ont signalé d'un commun accord la fluidité du sang, sa non-coagulabilité , son épanchement sous la peau et son écoulement par les muqueuses chez les animaux surchauffés. Herm. Weikard^ s'est, au contraire , attaché k démontrer que le danger des hautes températures élait dû à l'augmentation de la coagulabilité du sang, et à la formation de caillots. Il contredit les recherches de A. Schmidt\ et avance que la coagulation du sang est un peu retardée de 36 h ko degrés, au-dessus comme au-dessous elle serait accélérée. Il suffit de consulter les résultats des expériences de tous les physiologistes, et ceux des autopsies des pathologistes, pour constater que Weikard reste seul de son opinion , et que tous , au contraire , s'accordent à signaler la fluidité du sang.

M. Chossat fils ^ a voulu expliquer la mort par la chaleur, par la déshydratation de tous les tissus. Cette opinion se trouvait contredite par avance par les expériences de Magendie et de M. Ci. Bernard. Ces physiologistes ont constaté que , sur deux lapins de même poids et de même taille , si l'on injecte 3o grammes d'eau dans les veines de l'un d'eux, tous deux meurent en même temps. D'ailleurs les animaux meurent plus vite dans l'étuve humide que dans l'étuve sèche.

* Ma|{endie, L^m sur la chaleur ^ A. Scbmidt, /oArà.yCXV, 1 1. ammah ( Union médicale , 1 8 5 o, p. 1 8 3 ). * Cboasat fils , Recherchée expérimen-

* Herm. Weikard , Vereuehe ûber dae talée eur la déshydratation, etc. ( Archit. Maximum der Wârme in Krankheiten ii^pfcy«tb2ogt«deBrowa-Séqiiard,Char- (Àreh. der Hnlkund^ , 1 863 , p. 1 98 ). col et Vulpiaii , mai-aoât 1 868 ).

La mort des animaux par la cfaa]eur ne troave pas son explication dans les modiKcations anatomiques du sang. Oberniera noté, dans deux autopsies, une augmentation proportionnelle des globules blancs (i pour loo rouges). Max Schultxe' a étudie Taction de la chaleur sur les globules rouges, placés sur la platine à température graduée (]u il a imaginée, dans la chambre humide. Pour les globules rouges, de 87 è A8 degrés, il n'a trouvé aucune des altérations décrites par Klebs, qui n'avait pas soustrait ses globules à l'action de l'évapora- (ion; k partir de Sa degrés, le corpuscule devient crénelé, il se fragmente et disparaît en laissant des débris de stroma et de petites masses de matière colorante Ce n'est donc que vers .)à degrés que le sang se trouve défmitivement altéré: jusque-lè, la chaleur exalte simplement les propriétés physiologiques du globule^ Ce fait semble mis hors de doute par les expériences de M. Ci. Bernard. Pour lui le calorique exerce sur lei ilémentê du $ang une action aussi nette que sur les muscles.

Chez les animaux tués par excès de température, le sang présente une coloration noirâtre particulière <, comme si l'animal avait été asphyxié. Toutefois, pendant la vie, les muqueuses de l'animai ne sont pas cyanosées comme dans Tasphyxie, et même parfois, après la mort, le sang reste rouge. K quoi tiennent ces différences?

Le sang pris dans la veine cave inférieure d*un lapin, qui vient de succomber avec un excès de température de 5 degrés, donne a l'analyse des gaz :

ICC 37^a 0 I ,0 Az 3 ,&

Or l'influence de la température fait varier la dépense que

^ Mai Scbultie, Objectif $t pltinfà têmpératurt graduée , dans son Artkw^ 1,

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