RÉSISTANCE X LA CHALEUR
les autres ont été notés par des observateurs dignes de foi, mais sans que ta fréquence de ces troubles soit établie.
Puisque la chaleur a pour premier effet d'exalter les propriétés nutritives du globule sanguin, nous devons nous attendre k trouver dans le sang une grande quantité de matériaux de déchet^ due à la transformation excessive de Toxygène. Cette hypothèse a été émise par un grand nombre d'observateurs. Wood et Obernier ont cherché quelques preuves en sa faveur. Wood ^ aurait constaté un état acide du sang dû à la rétention des matériaux de déchet. M. Vallin fait remarquer que c'est la une sorte d'hérésie physiologique , et il est possible que Wood ignorât que les muscles rigides deviennent acides, et qu'il ait cherché la réaction du sang sur une coupe de ces muscles.
Obernier^ aurait trouvé dans le sang des sinus cérébraux de quatre jeunes soldats morts d'insolation , c^une quantité non insignifiante d'urée. » Ceux qui savent quelle est la difficulté qui entoure les recherches de l'urée dans le sang, attendront, pour accepter les opinions d'Obernier, de nouvelles preuves , et un dosage plus précis. Il ne serait pas impossible , d'ailleurs , que le sang conttnt un peu plus d'urée qu'à l'état normal. Les fonctions de la peau sont supprimées, dès le début des accidents apoplectiques; la sécrétion urinaire est troublée, il y a des hématuries, de lalbuminurie , et même parfois une anurie complète pendant deux ou trois jours ^.
D^ailleurs, dans le cas même où cet excès d'urée dans le sang serait établi , il resterait encore à déterminer la part qui lui revient dans les accidents d'insolation.
M. Gubler a noté aussi les troubles de la sécrétion urinaire dans une courte note insérée dans le BuUeiin de la Société tné-
> Wood . On Êungtroke ( Thê auierican ^ Docteur Todd , Rematk» on Molar
Jomm. of med. neitncêê , 1 863 , p. 377 ). apopUx^ ( Àrmy*» MêdiaU Report , 1 H59,
'Obernier, HedicintMchêt Cmtral- p. 971). 6^r, 186.5, p. -juj.
dicale des hdpitaua-^. «^M. Gubler signale deux cas Jinsolalion. Dans le premier, observé par lui dans son service, il s'agit d'un malade, âgé de vîngMîinq ans, qui, après avoir travaUlé quatre heures durant, dans une cour oiii la réverbération solaire était très-intense, fut pris, dans la nuit même, d'attaques éclampliques, lesquelles furent suivies d'un état comateux très-profond avec déviation conjuguée des yeux, état cataleptique des extrémités supérieures, paralysie des sphincters. Trois jours après on constate dans les urines une énorme proportion de sucre et d'albumine , matières qui se retrouvent encore deux jours après le début, alors qu'il ne reste plus qu'une obtusion très-marquée de Tintelligence (lésion probable du bulbe). M. Gubler a eu l'occasion d'en voir en ville, avec le docteur Gneit-Dessus , un second cas présentent la forme comateuse, sans doute avec congestion des hémisphères, et où les urines, simplement albumineuses, n'offrirent aucune trace de sucre.» Ces faits devront être recherchés è l'avenir, et, si les résultats concordent avec ceux de M. Gubler, ils serviront à élucider les relations qui existent entre l'encéphale et les fonctions des glandes viscérales, foie et rein. M. Vailin ajoute, en commentant les faits de M. Gubler, que ni lui ni Obernier n'oot jamais pu constater d'albuminurie dans leurs expériences sur
rinsolation.
Le docteur Cresson Stilett^ a voulu déterminer si la modalité de l'activité anomale de la nutrition ne pouvait pas faire naître dans le sang des animaux une substance véritablement toxique. Bien que ses expériences soient contraires à cette hypothèse, elles sont si mal organisées, qu'il serait téméraire
d'en rien conclure.
Le docteur Robinson ^ a cherché k prouver que l'action des
» GuWer, Rappùrt tiir Um maUiê» « CreMon StUett, BMiom mêi. Joum,
régnante. (BnOttin de U Sodéîé médi. 18 juin 186&. — * RobiMOO, £/«:U
ra/f dtm hôpitaux. Séance Hu 8 odohre 0/ md^r rûjfê upom mùmml litiMt, in
j ^g5 j M^d, nW« rtfirf Gmzêtte . 1 867, p. i'^l-