‹ De la température du corps humain et de ses variations dans les diverses maladiesChapitre 96 sur 122 · RÉSISTANCE A LA CHALEUR · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE A LA CHALEUR

rayons da soleil est physiologique et non physique; il lui semble que la structure des animaux vivants est particulière* ment sensible à Tagent qui réside dans les rayons solaires, indépendamment de la chaleur de ceux-ci; il lui parait probable que ce n'est pas Télément calorifique de ces rayons qui produit les effets nuisibles. Pour lui, des recherches ultérieures devront résoudre la question de savoir si c'est leur action chimique ou actinique qui agit principalement dans ce cas, ou bien si ce n'est pas une autre force active, encore plus étroitement liée h l'électricité ou à la force nerveuse elle-même. Ses expériences et celles que M. Vallin a instituées pour vérifier cette hypothèse ne semblent pas plaider en sa faveur.

Toutefois on peut rapprocher cette opinion d'un fait trèscurieux de coup de soleil électrique dont M. Charcot a publié la relation'. Deux physiciens, maniant une pile de lao éléments de Bunsen, et parfaitement garantis contre l'action de la température, furent atteints d'un érythème très-marqué, avec rougeur, douleur, desquamation des parties exposées : les deux savants avaient garanti les yeux et le haut du visage avec des verres d'urane , qui retiennent une grande partie des rayons chimiques, mais laissent passer les rayons lumineux; or Téry thème n'occupa que les points découverts, ceux où les rayons chimiques avaient conservé toute leur action ^.

En résumé l'augmentation brusque de la chaleur entraîne : la rigidité musculaire^ l'abolition des fonctions du cœur arrêté en contraction, l'anesthésie du système nerveux, la fluidité du sang avec absorption de l'oxygène des globules^ Voilà des faits qui semblent démontrés. En même temps il survient des troubles dus è la perturbation des fonctions sécrétoires,

* Cbamt, Coup Je êoiêU êhetriqw. {MedkalTimêêmdGaz, 1869, p. 683). (GûXêtuhMomgdain, i858,p. t88.) Le phëDomène le plus saillant de ces

* Voyei éfsleinent Ridiardson, Lêc- recherches est que le eenreau serait anéiMTM on êxffenmentël amdpraetieul mê- mië et refroidi jusqu^i 1 d^rés. Ce ré- Jifinê : on mertmmU of amimai hêai sultat est nie par ValHn.

sur \i\ nature et la valeur desquels nous sommes moins bien fixés.

•j Les limites du refroidissement ([u'un animal peut supporter sont dilliciles à préciser; nous savons cependant que plus on s'élève dans Tordre zoologi([ue, moins Tanimai résiste au refroidissement, ^ous dirons quelques mots de rhibernation, qui est pour certains animaux un état physiologique, quil laul bien distinguer avec Mangili de la léthargie par le froid.

Boerhaave a remanpié que, pendant l'hiver de lyoc), des œufs d'insf^ctes déposés sur les branches d'arbres, et dans des lieux découverts, restèrent féconds, bien que la température fut descendue à - ly".."). M. (iavarref a été témoin d'un fait sendjlable pendant l'hiver de i8*2(j-i83o. Réauraur- a vu certaines espèces d'insectes périr sous rinlluence d'une tem- |)érature encore siq,K»rieure à celle de la congélation de l'eau, tandis que d'autres ne mouraient (pi'à - i 3",^ et que d'autres supportaient impunéujent l'inipression de l'air l\ — 3 3^75.

Spallanzani '^ a vu des œufs d'insectes rester féconds après avoir été exposés à une température de ~ 3o degrés, tandis que les animaux (pi'ils produisaient périssaient à — i o degrés et même a - (i dejnés; il a constaté ce fait sur des vers à soie et sur le j)apillon de l'orme. Honafous * a rapporté des faits .semblables. Hoss'\a vu également que des chenilles pouvaient é|n* congelées el supporter une température de — ^îj degrés.

M. (iavarref^^ rapporle «pi'en Russie et dans la partie septentrionale des Ktats-Unis d'Amérique, on transporte au loin des poissons roides comme des bâtons et dans un véritable état de congélation: cependant il suHit de les plonger dans

' {\\i\xy{\iA yOmleur omiiutb\^.^^o\ . ^ Bonafous, Rihiioth. unir, de (re-

^ l\«''aiiiunr, Mem. sur Ips inscries , «^'«t, i 8^-i8 , t. XVII . p. aoo.

t. Il et V; cilé par (iJivaiTPj, p. r>oi. -» Ross, Biblioth. tmiv. de Genève,

' S|.»allanzaiii, Ojiusr. d^phiis. umm.y iH3(i, t. III, p. 693.

t. I, p. Sj! »| H7k " (îavarrpt. Chaleur ant ma h\]K'i09^

Teau au-dessus de zéro pour leur rendre leurs mouvements. M. Gavarret emprunte k M. Gaymard ^ un fait for! intéressant, qui prouve qu'un animal vertébré peut résister à une congélation complète. M. Gaymard plaça des crapauds dans une botte remplie de terre et les exposa en plein air à l'influence de la température extérieure. Au bout de quelque temps on ouvrit la botte. Ils étaient durs et roides comme des cadavres gelés. Toutes les parties de leurs corps étaient inflexibles et cassantes. Quand on les brisait, il ne s'en échappait pas une seule goutte de sang. Ces animaux avaient creusé des trous dans la terre de la botte, ils s'étaient ainsi refroidis lentement, et étaient parvenus graduellement à l'état de congélation. Placés dans de l'eau légèrement cbauffée, ils recouvrèrent la flexibilité de leurs membres , à mesure que les glaçons fondirent, et, en dix minutes, ils revinrent complètement à la vie. M. Gaymard fait observer qu'une congélation rapide tue toujours ces animaux; pour qu'ils résistent, il faut que l'influence du froid soit graduée. Les mêmes expériences furent tentées sur des grenouilles et ne réussirent pas.

Dans ces dernières années, plusieurs auteurs ont cherché à préciser la limite des animaux supérieurs au refroidissement.

Walther^ a étudié l'influence du refroidissement artificiel sur les animaux supérieurs. Si l'on place, dit-il, un lapin dans un milieu refroidi, en l'empêchant de se mouvoir, et si l'on fait tomber la température de l'animal à 18 ou 9 o*' C, puis si on le replace dans un milieu qui ne soit pas plus chaud que la température normale de l'animal, il perd la faculté de regagner sa température normale (39" G.). M. Cl. Bernard^ avait déjè observé le même fait sur des cochons d'Inde.

' Gaymard, Biblioth, unw. de Ge- Herm. Weik^rï in Àrch. dei' Heilk,, \\\,

nhey i84o, t. XX Vf, p. 907. p. igS-oao, i863). Compte rend a par

* Éiudê êw ta chaleur animale (Bei- H. Hupperl dans Scbmidfs 7aAr6.,

Irâge z« der Lehrt von en thieriêchen i863, t. GXIX, p. 106.

Wàrmê; von A. Wallher in Virchow's ^ Cl. Bernard, Lerotui, 1836. Areh. XXV, p. /ii4-^i7, 1863, ii.

Après la mort, la chaleur propre de l^animal tombe encore de 1 è 9 degrés au-dessous de celle du milieu , sans doute par suite de Tëvaporation des liquides de l'organisme.

Quand on retire les animaux de l'appareil réfrigérant, ils sont incapables de se tenir sur leurs jambes, et de faire aucun mouvement locomoteur: pourtant ils ont encore des mouvements volontaires réflexes et de la sensibilité : les battements du cœur ne sont plus qu'au nombre de 1 6 ou 3 0 par minute (un lapin en a qAo d'habitude): la respiration devient si faible, qu'on voit à peine le mouvement thoracique ; le plus souvent la respiration est extraordinairement accélérée, mais trèssuperficielle. Toutes les excrétions cessent, notamment celle de l'urine. Les yeux de l'animal sont largement ouverts, et on ne voit jamais rien qui ressemble au sommeil hivernal. Les animaux commencent k dormir quand on les a réchauffés fortement. On ne saurait fixer la limite exacte, pour la chaleur animale, où les fonctions des nerfs et des muscles cessent; la mort, c'est-à-dire la cessation de l'action du cœur et des poumons, a lieu dans des circonstances différentes et avec des températures différentes. Le minimum de la température propre oh Walther ait encore observé des mouvements et de la sensibilité a été + 9** C. Les animaux restent dans l'état de demiparalysie quelquefois pendant dix ou douze heures; si l'on cesse le refroidissement et qu'on les réchauffe, on n'empêche pas pour cela leur mort, quand bien même on les ramène de 1 8 degrés à 89 degrés en les abandonnant h eux-mêmes.

Dans l'état de refroidissement, les animaux sont tout à fait aptes à supporter les expériences de physiologie sur les nerfs, parce qu'on n'a pas alors à craindre les mouvements muscu* laires et l'écoulement du sang. Chez les animaux refroidis, l'influence réchauffante des contractions musculaires, qui, même à 90 degrés, présente encore une certaine force, augmente la chaleur propre de l'animal , et fait monter par exemple la température de a à 'j degrés ; mais, quand le refroidissement est

pousië encore plus loin , il n'y a plus de réchaufTement. A l'autopsie on trouve les poumons remplis de sang avec un exsudât séreux dans le parenchyme et dans les bronches. Il en est de même chez les animaux qui, après avoir été refroidis, ont été ramenés à la température normale, et, de plus, on trouve chez eux un exsudât dans les plèvres.

Les animaux refroidis peuvent être ramenés à la température normale par un réchauffement artificiel qui les reporte à 39'' C. D*abord la température propre monte lentement, mais, è partir de 3 o degrés, elle s'élève rapidement , et alors les animau x s'endorment. Dans un milieu à ^o'^C, la température de ranimai monte de 1 8 degrés è 39 degrés en deux ou trois heures. Il y a des animaux réchauffés qui ont, dans la journée, une sorte d'état fébrile (&9''C.), avec catarrhe nasal, bronchique, conjonctival. On peut aussi réchauffer les animaux avec la respiration artificielle , à la condition que l'air de la chambre ait au moins 1 o ou 1 s'' C. Le retour de la chaleur ramène l'activité musculaire, la bête se tient debout, se meut et urine. Mais la température ne monte de 18 à 39 degrés qu'en vingtquatre heures. Un animal refroidi jusqu'à la température de aS'^C., puis maintenu dans une atmosphère froide, regagne sa température normale, mais aussi lentement : dans un cas de ce genre il fallut huit heures, et la température montait en cinq minutes de o%t seulement.

Il semble résulter de ces expériences que l'on ne doit point tenter de ramener lentement è leur chaleur les hommes. qui semblent morts de froid, mais qu'il faut les réchauffer promptement. Même après que Ton a réchauffé fortement le corps , il est très-dangereux de le laisser dans un milieu froid. La respiration artificielle corrige l'état morbide des poumons que nous avons décrit, et doit être employée avec avantage chez les hommes refroidis. Ces faits aident è comprendre ces cas d'hommes qui, en Russie, étant restés plusieurs jours engourdis dans la neige, auraient été ramenés à la vie.

En 1870, le (lorteur IIoi vvath ' a rt^pété les expérieiucs pnVi'dentes et roiilirmé les ivsullats annoncés par le professeur Walther do kieu : il a vu que les lapins que Ton a refroidis dans la nei[i[e. pisqu'à ce que la température du rectum niairpiat *>o*' (1., peuvj'nl être rappelés à la vie. Au-dessous de !>o"C. cela devient impossible : la mort est certaine. Dans celle expérience, le refroidissement a lieu progressivement et de la même quanlité dans le ménie espace de temps.

Dans un travail |)ul)Hé en iSyS, Horualb - a cherché à déterminer la part des divers systèmes dans les accidents qui succèdent h la conjT;élation, et pour cela il a expérimenté sur de» {J[renouilles. Voici ses conclusions :

i " Un froid de - 5" C. détruit la faculté contractile des muscles striés chez la jjrenrmille, mais, après qu'elle est dél^elée. ses nmscles s(U)t de nouveau sensibles aux excitations électricpies et mécanicpies. Humboldta vu des muscles de grenouille refroidis ii - 1 5" C. se contracter après avoir été d/*jjelés, et kuhne a vu le même fait après un refroidissement i\o 7 à 10 degrés; mais v(^s faits ne peuvent s'expliquer que si l'on admet tpie le muscle n'avait pas été refroidi au degré où étail le milieu and)iant, c'est ce cpie l'auteur pense établir.

•j" Si Ton arrache le cœur d'une grenouille, qu'on le congèle assez pour ([ue, jeté dans un bocal de verre, il sonne comme une pierre, et «pi'on le dégèle, il se contracte enc(u*e quelque temps d'une façon rbythmée.

L'auteur a examiné divers appareils : l'iris, les vaisseaux sanguins, les sacs lymphatiques, les muscles des grenouilles gelées, et il a trouvé (pu* le degré de congélation réelle des muscles au delà ducjuel il n'\ a plus de retour possible à la vie est - 5" C, tout au plus.

' I)nrf<>«ir Horwnlli, Exporioiiros m ' llorwatii, E.rpéi'iencr$ sur la con-

^*'\vr^ <\i\n'i lin lvi\\iii\ Miv l/iiinmliou Pt frêhilion [Centvalbiatl , n" B.jarnier

sf's h'tiijtrrahnf's {\\i(>n. med. \\ ncliPU- ^'^V'^)mhnj't. \X, j). îri, i^7<»).

M. Ci. Bernard a répété ces expériences, et il en a déduit des résultats plus applicables à l'homme ^

M. Cl. Bernard, après avoir refroidi un lapin par section de la moelle, constate, cinq heures après l'opération, que la température rectale s'est abaissée de &o degrés h q/i degrés. Elle n'est que de 6 degrés supérieure à celle du milieu ambiant.

A ce moment les respirations sont rares et les mouvements du thorax presque abolis; les battements du cœur sont à peine perceptibles; les propriétés nerveuses sont émoussées. L'animal a les apparences de la mort, mais la vie persiste, elle n'est qu'engourdie. Chez les animaux à sang froid , la vie peut se réveiller vingt-quatre heures après la cessation des battements du cœur. Chez les animaux h sang chaud , la mort est la conséquence immédiate de la cessation de la circulation.

Mais , si le mammifère et l'homme même sont amenés à cet état de refroidissement où ils ne diflèrent plus physiologiquement d'un animal è sang froid, alors la cessation de la circulation ne sera plus immédiatement mortelle. Ainsi , dans le refroidissement cholérique, en tSSa, Magendie a constaté qu'un individu sans pouls, k qui il avait pu ouvrir l'artère Fadiale sans qu'il s'écoulât une goutte de sang, avait encore assez de force pour se tenir assis sur son lit, réfléchissant et parlant.

Lhomme refroidi successivement avait été amené par la maladie & l'état où se trouve la grenouille à laquelle nous avons enlevé le cœur.

Nous verrons, dans la partie clinique de ce travail, que, dans certaines intoxications, la température peut subir un abaissement considérable, et quelles sont les limites qu'elle ne peut pas franchir.

Nous n'avons pas à parler de l'hibernation : c'est une étude

* Cl. Beraard, Chaleur animale , p. 161.

39/i CHAPITRE II. — LA CHALELR ET LA FIÈVRE.

qui sVloigne tro|) de notre but spécial , et nous renvoyons au liv re de M, Gavarret ' ceux qui seraient tentés de connaître les détails si curieux de ce phénomène. Nous croyons cependant devoir réserver une place à l'analyse d'un mémoire de Horuatli'^. (|ui a cherché à déterminer quels étaient les enseijjnements applicables à l'homme malade que Ton pouvait tirer du mode do réchauffement des animaux hibernants. Nous utdiserons [dus tard ces expériences en développant la théorie de la réffulation de la chaleur.

L'auteur a étudié le sommeil hivernal, il s'est proposé de rechercher en <|uoi et par quoi un animal à sommeil hivernal diffère d'un animal d'autre espèce et non sujet à cet engourdissement. Les animaux mis en observation étaient des marmottes; le temps de l'observation, l'hiver de 1871-1872. Le*> animaux, pris dans leur lieu de naissance en octobre, avaient été sé([uestrés et nourris d<» blé, de carottes, pain, viande et pommes de terre.

(les marmottes posées dans l'hiver avaient le poids de too à iof) [frannnes. Toutes les mesures de température furent prises avec un même therujomètre placé aussi profondément (|ue possible dans le rectum. La température intérieure de la marmotte à l'état de veille ne s'éloigne pas de celle des aulr^ animaux à sang chaud (3r» à 37^* C), tandis que, pendant le somnjoil hivernal, olle se rapproche de la température du milieu and)iant. L'auteur a vu une marmotte qui, quelques heures avant , était dans le sommeil hivernal à une température extérieun* de f- •>" (]., et dont h^ rectum n'avait que celte même température de 12" (i., s'éveiller et pres(|ue aussitôt se mettre à courir avec vivacité. On ne voit point les autres^ animaux à sang chaud survivre à un refroidissement si voisin de la congélation, expériences : Le 6 décembre à une température de la

' ituvnvicï , Chah'ur nnimale. De rhi- animale [Cputralhlnft , \f^ 'i5-^7-o:>, in'rnattnii , p. !{{'A\ ol siiiv. 187'i).

- iiorwnllj. Phi/^n>lofrif tie lu chaleur

chambre de +9* G. , on observa une marmotte endormie. Elle ne respirait que trois fois à la minute.

Le 9 décembre, k la température de 9" C, l'animal, sans mouvement et les yeux fermés , repose sur le côté. Sa température rectale, de 8 à 9 heures, demeure à 8%& ou 8%6 G.; de 9 à 10 heures, elle monte à 1 5*" G., et de 10 è 1 1 heures, à Sa" G. A partir du moment où Tanimal a atteint 1 1%5, il s'est soulevé et s'est mis h manger.

Ghez toutes les marmottes observées, le réveil a été marqué par une ascension de la température qui s'est faite ainsi : Pendant la première heure qui suit, la température a monté de 9" G.; dans la deuxième heure, de 5 degrés, et dans la demi-heure suivante, de 1 5^ G. La température s'élève parfois, en quarante minutes, de 1 y"" è Sq*" G. Gela ne ressemble point à ce que l'on voit chez les autres animaux, soit refroidis arti* ticieilement, soit en état de fièvre ascendante, chez lesquels réchauffement se fait relativement avec une grande lenteur. (L'auteur cependant aurait pu citer l'accès de fièvre intermittente qui montre une ascension parfois très-rapide de la température.) Ge qui est vrai, c'est qu'on ne peut rappeler à la vie des animaux dont le refroidissement est descendu è ao^G.

Ce réchauffement si rapide des marmottes est d'autant plus étonnant que les deux principaux facteurs de la chaleur, la contraction musculaire et l'énergie respiratoire, font ici presque défaut. On ne peut supposer que l'animal ait une réserve d'oxygène grâce è laquelle il se réchauffe. En somme on ne peut ici appliquer les théories admises pour la chaleur des animaux.

L'auteur a voulu se rendre compte exactement de la quantité d'eau et d'acide carbonique éliminée par l'animal à l'état de sommeil hivernal , au moment du réveil , et à l'état de veille définitive, et il ne s'est pas fié au nombre des respirations pour en déduire la quantité des produits expirés.

Lne marmotte de ]53 grammes un quart, la température

de la chambre étant de + 9** C, a, pendant le sommeil hivernal, excrété, en une heure :

CO' = 0,01 5 grammes.

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