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quelquefois simuler la tétanie. Dans ces cas, en effets et MM. Hardy et Béhier disent en avoir. observé des exemples, la contracture épileptique peut se limiter, comme la tétanie, aux extrémités ; mais deux caractères importants, comme le font observer les auteurs que nous venons de citer, mettent le médecin sur la voie du diagnostic: ce sont : 1° la brusquerie d'apparition des contractures et leur cessation rapide, caractères qui sont propres à l'épilepsie et ne se rencontrent point dans la tétanie, dont le début se fait d’une façon lente et graduelle, de même que la disparition des accidents. Du reste d’autres signes mettraient sur la voie : ce sont la connaissance de ce fait que l’individu à quelquefois des vertiges, qu’il a peut-être eu de grandes attaques, que ses attaques surviennent surtout la nuit, qu il a de l’incontinence nocturne d’urine, enfin qu'il présente quelquefois de l’asymétrie de la face (Lasècue).
Le tétanos spontané se rapproche +ertes par beaucoup de points de la tétanie; cependant dans l’une et dans l’autre de ces affections la marche est absolument inverse : la contracture, dans le tétanos, débute par. la mâchoire, la nuque, et n’atteint qu'en dernier lieu les extrémités; dans la tétanie, au contraire, c’est par la partie libre des membres que débute la contracjure, qui n atteint la mâchoire, la nuque que rarement, ou en dernier lieu. Le tétanos a bien quelquefois des exacerbations, des paroxysmes survenant à la suite d'excitations diverses, mais il n’a jamais l’intermittence de la tétanie. L'existence d’un accès antérieur aiderait encore à la connaissance de la maladie,
= @ = Lle tétanos ne pouvant récidiver puisque, dans l'immense majorité des cas, il tue dès la première attaque. Enfin la marche et la terminaison sont fort dissemblables dans l’une et l’autre de ces affections.
La convulsion interne quelle qu’en soît la cause pourraît-elle être prise pour une manifestation de la tétanie ? Certes celle-ci se propage quelquefois, nous l'avons vu, aux organes internes ; maïs elle s’est déjà manifestée aux extrémités, n’atteint le tronc, les organes internes que dans ses périodes ultimes, mais le diagnostic est facile, il n’y à pas lieu d’insister.
Nous plaçons ici une manifestation singulière, décrite sous le nom d'irritation spinale, et qui sera reconnue à ce fait que les apophysesépineuses sont doulonreuses à la pression, à ce qu’il existe souvent des zones d’hyperesthésie où d’anesthésie, localisées en divers points du corps, et ne se rapportant pas aux lieux d'élection de la tétanie, et à ce fait encore que l'individu présente toutes les manifestations de cet état décrit sous le nom de nervosisme.
MM. Hardy et Béhier traitent ainsi du diagnostic du rhumatisme avec la tétanie : « Certains exemples de contracture s’accompagnent de gonflement et de rougeur au niveau des articulations. Ily à là une ressemblance avec le rhumatisme articulaire. Or nous verrons tout à l’heure, en étudiant l’étiologie de la contracture, que l'influence du froid peut souvent être saisie comme cause de cette maladie, et l’analogie devient par cela même d'autant plus grande. Mais, quelle qu’elle soit, on doit reconnaître que, dans le rhbumatisme articulaire simple, le membre n’est mo=
difié dans sa forme que parce que le mouvement est, difficile et même impossible, par suite de l’épanche-
ment synovial, sans que les muscles qui sont tendus
présentent la contraction douloureuse et presque in-
vincible observée dans la contracture, avec le bruit
rotatoire propre à la contraction fibrillaire des muscles. On doit ajouter enfin que la durée des accidents observés dans le rhumatisme est généralement beaucoup plus considérable que celle que peuvent présenter les accès de la contracture. Toutefois, rette coïncidence de gonflement articulaire établit entre le rhumatisme articulaire et la contracture essentielle un nouveau point de contact, »
Nous ponvons ajouter ici que le rhumatisme articulaire s accompagne de fièvre, de sueurs, d’anémie qu’on ne retrouve point dans la tétanie.
Nous avons signalé dans notre observation, et c’est là un fait sur lequel Trousseau. aitirait l'attention, l'existence, dans les prodromes de la période d'état, d’une diarrhée quelquefois assez abondante; celle-ci avec les crampes qui caraciérisent la tétanie pourrait quelquefois en imposer et faire croire à du choléra nosiras ou asiatique; c’est par un examen minutieux du malade, l’absence d’algidité, d'épidémicité et par la marche de la maladie qu’on arrivera à faire le diagnostic.