‹ De La TétanieChapitre 5 sur 14 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

. Malgré ledire d’Imbert-Goubeyre, malgré l'opinion des Allemands qui citent Stenheim comme ayantéerät. le premier sur l'affection que nous étudions, la plupart! des auteurs, MM. Hardy et Béhier dans leur traité de: pathologie, Grasset dans ses leçons sur le système: nerveux, etc., elc., s'accordent à reconnaître que @’esti, Dance, qui, le premier, en 1830, donna une descrip-. tion succincte, ilest vrai, mais précise de la tétanie, et que c'est à lui que revient l'honneur de l'avoir séparée nettement du rhumatisme ordinaire. Riegel luimême, comme le fait si judicieusement remarquer M. Grasset, en témoigne dans un article des Acch.-de clin. méd., vol., XII. Nous avons tenu à.citer tout.d’abord ce point particulier de l'historique, et après avoir montré que la tétanie peut invoquer à juste titre une paternité toute française, nous allons l’étudier depris Dance jusqu’à nos jours, en marquant seulement ici à: gros traits les auteurs qui ont fait faire quelques-pas à la question, négligeant de citer ici toutes les observa-

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tions et écrits divers publiés sur le sujet, nons réservant du reste d'én donner les indications bibliogra= phiques exactes à l'index qne nous plaçons à la fin de notre travail. |

Après Dance, Tonnelé, Murdoch, MM. Teissier et Hermet vinrent apporter de nouveaux faits; de la Berge de son côté, dès 1835, après avoir résumé des observations publiées antérieurement, signale le premier la rougeur œdémateuse qui se montre quelques fois au tiveau. des extrémités contracturées, et Guersant fait publier par Constant deux cas de la contracture que nous éfudions , le premier survenu sous l'influence, d’un vefroïdissement, le second disparu dans le cours d’une rougeole.

Dès cette époque, on le voit, les symptômes de la tétanie sont tracés d'une façon certaine; ces symptômes sont séparés nettement de ceux du rhumatisme;, et déjà lon cherche à pénétrer létiologie de l'affection; et les changements qu'elle peut subir en bien ou en mal. sous l’influencedes maladies intercurrentes, sont déjà bien franchement signalés.

MM. Barrier,, Rillet et Barthez, dans leurs traités de pathologie, donnent en 1843 une place à part à la tétanie, et À. Delpech, alors interne de Trousseau à Necker, publie en 1845 un mémoire important. Un peu plus tard on observe que la tétanie peut affecter dans une, même contrée plusieurs sujets à la fois, et Wleminck publie son rapport sur l'épidémie de contracture en Belgique (Gaz. méd.,1846, n° 21).

Puis apparaît.le travail important de Lucien Corvisart qui, pour la première fois, désigne cette affection

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sous le nom de tétanie, désignation que Trousseau sanctionnera plus tard ;‘et Aran en 1855, à propos de’ cas nombreux de tétanie observés dans le cours de la convalescense de fièvres typhoïdes, soulève une discussion importante au sein de la Société médicale des hôpitaux, discussion à laquelle Trousseau prend unë large part et émet sur la tétanie les opinions qui de+ vaient se retrouver plus tard’ dans ses cliniques de l'Hôtel-Dieu,

Aran, en 1860 (Bulletin de thérapeutique, 30 mars), relate quelques observations de contracture douloureuse traitée par le chloroforme, et Kemcken en 1856 et Duchenne de Boulogneen 1851 appliquent l’électrisation dans la cure de cette maladie.

MM. Hardy et Béhier, dans leur traité de pa-

thologie interne, résument les travaux antérieurs, et à l’aide de leur expérience personnelle, donnent dans un article fort complet une description minutieuse de l'affection, * M. le professeur Jaccoud dans son traité de pathologie, M. Jules Simon dans son article du nouveau dictionaire de médecine et dechirurgiepratiques, tracent de la maladie une étude complète. Le dernier de ces auteurs spécialement publie des réflexions intéressantes à propos de l’épidémie qu’il eut, en 14876, l’oc= casion d'observer à Gentilly.

Puis nombre d'auteurs publient des: observations séparées ou de courts mémoires.

M. le professeur Potaini fait en 1879, sur la tétanie, une leçon fort intéressante ; MM: Laveran' et Teissier dans leur ouvrage, Nouveaux éléments de pathologie

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