‹ De La TétanieChapitre 8 sur 14 · RUE · texte numérisé non relu

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étudiés dans la période d'état. Lorsque ceux-ci doivent | apparaître, leur envahissement est progressif ou ra= pide, mais un de leurs grands caractères est de se

montrer sous forme d'accès. Dans l'intervalle de ceux-

ci l'état général est le plus sonvent satisfaisant, quel-

quefois aussi le malade conserve dañs les membres une

sensation de gêne, de raideur, et dautres fois un peu

d'abattement causé par la douleur.

Les accès sont variables en durée depuis quelques minutes jusqu’à plusieurs heures, ou même deux ou trois jours.

Trousseau,considérant les variations d'intensité que peut atteindre l'affection, divise celle-ci en trois degrés : 1° dans le premier degré les contractures sont limitées aux extrémités, les accès ne sont pas très fréquents, il n'y a pas de phénomènes généraux ; 2° dans le deuxième degré les accès sont plus rappro chés, plus intenses, les muscles du tronc se prennent, il y à quelques troubles généraux, 3 enfin dans le troisième degré les muscles de la face, les muscles internes (diaphragme, larynx, pharynx, peuvent être atteints.

La durée de la maladie, envisagée dans son ensemble, est de deux à six semaines; lorsqu'elle marche vers la guérison on voit les accès devenir de moins en moins fréquents, diminuer d'intensité; souvent alors après eux persistent les prodromes, et la présence de ceux-ci n’annonce pas fatalement l'apparition ultérieure d'accès nouveaux, aussi bien que leur disparition n’est point une preuve certaine de la dispari-

tion complète de la maladie.

Delcroix, 5

lee

Le moyen proposé par Trousseau pour provoquer les accès, la compression des troncs nerveux, des vaisseaux, desmuseles, si elle restait inefficace pourrait peut être donner le droit d'affirmer la guérison ; cependant celle-ci ne sera certaine, ou à peu près certaine, que lorsque depuis quelque temps, depuis quinze jours par exemple (Hardy et Béhier), on n° aura point eu à observer d'accès nouveaux.

Cette affection se termine le plus souvent par la guérison ; Cependant on à signalé des cas de terminaison fatale, asphyxie par contracture des muscles respiratoires externes et même du diaphragme, Contracture des muscles du larynx, empêchant l’arrivée de l’air dans les voies aeriennes.

‘Enfin on observe quelquefois de la paralysie (Jaccoud) laquelle paralysie ajoute à la longueur de la maladie sans en modifier le pronostic. Cependant Tardieu, Trousseau ont vu cette paralysie atteindre lés muscles internes, lediaphragme, et amener la mort par asphyxie. Constant à vu une fièvre intermittente guérir la tétanie, et M. le D' Moutard-Martin a rapporté un cas analogue (febris spasmos solvit), cas dans lequel une rougeole suspendit les manifestations tétaniques qui réparurent après guérison de la lièvre

éruptive.

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