‹ De La Thérapie Actuelle Du Lupus ÉrythémateuxChapitre 9 sur 13 · IT · texte numérisé non relu

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Conclusions.

Les conclusions qui se dégagent de cet aperçu des résultats thérapeutiques obtenus à la clinique de Zurich de 1917 à 1924 dans la lutte contre le lupus érythémateux nous semblent pouvoir être résumées ainsi :

La méthode de Holländer, la cryothérapie par l’acide carbonique congelé, et les injections intraveineuses de chrysolgan jouissent d’une réelle action thérapeutique sur le lupus érythémateux.

Guérisons Fortes Faïbles Echecs Aggravations améliorations améliorations Holländer 30:07 TS ARS 38 % Neige carbonique 32 % 92:96 : CS20 PS Chrysolgan 25°/ 54°, % |

Ce tableau confirme l'impression clinique directe et doit faire reconnaître au chrysolgan la plus forte action thérapeutique.

En face d’un cas de lupus érythémateux, il nous semble donc indiqué d’essayer de préférence le chrysolgan, lorsqu’il n'existe ni tuberculose active ni lésion rénale, mais cela seulement si le malade peut être surveillé très exactement par le médecin. Le traitement au chrysolgan, même avec les doses minimes et espacées, reste dangereux.

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Lorsque ce traitement ne peut être entrepris, ou lorsqu'il a provoqué des phénomènes toxiques, la préférence doit être donnée à la méthode de Holländer dans les formes conjonctivo-hyperémiques où l'élément vasculaire domine ; à l’acide carbonique congelé dans les formes fixes hyperkératosiques.

La méthode de Holländer, pratique, indolore, sans

danger, n’exige pas une surveillance étroite du malade ;

rappelons aussi son action favorable sur les troubles vasculaires généraux, si fréquents chez les malades atteints de lupus érythémateux.

L'emploi de l’acide carbonique congelé, lui, demande un thérapeute expérimenté et attentif. Des applications trop intenses ou trop fréquentes, outre qu’elles provoquent des cicatrices inesthétiques définitives, affaiblissent la résistance de la peau au point de rendre toute attaque thérapeutique ultérieure dangereuse.

Le doramad et l’acide carbonique congelé sont en outre indiqués, à titre épisodique, au cours d’un traitement au chrysolgan ou par la méthode de Holländer.

L'emploi des R. X. nous semble contre-indiqué : sans action thérapeutique certaine, ils laissent la peau dans un état d’infériorité qui rend toute thérapie ultérieure offensante et qui semble favoriser l’apparition de carcinomes. (Voir le [Ve chapitre de ce travail.)

N.B. — Nous relevons, sans le discuter, le fait, intéressant au point de vue étiologique, de l’action thérapeutique sur le lupus érythémateux du chrysolgan, médicament antituberculeux.

Un cas de cancroïde développé chez une malade atteinte de lupus érythémateux chronique.

L'apparition d’un épithéliome sur foyer de lupus érythémateux est un fait rare.

Sur le lupus vulgaire, cette grave complications’observe relativement souvent : en 1907, Jadassohn publie une statistique de 189 cas déjà, et chaque année nombreux sont les cas nouveaux observés. (De février à juin 1924, j'ai trouvé dans le «Centralblatt für Haut und Geschlechtskrankheiten » la mention de 5 cas nouveaux.)

En ce qui concerne le lupus érythémateux, par contre, Minami (46) n’a pu, dans sa publication de février 1924, indiquer que 48 cas connus, dont quelques-uns même sont douteux. C’est pourquoi nous ne croyons pas inutile de faire connaître le cas qu’il nous a été donné d’observer

en novembre 1924 à la Policlinique dermatologique de Zurich.

La patiente était une femme de 51 ans, ne présentant ni tuberculose ni cancer dans ses antécédents héréditaires et personnels. À l’âge de 26 ans, elle remarqua une papule rouge sur la jouse gauche. Cette papule s’accrut, d’autres apparurent, confluèrent et en une année le nez, les joues, les oreilles furent symétriquement atteints d’un lupus érythémateux.

QE , ne . $ . Traïtée d’abord par des cautérisations, l'affection resta stationnaire mais active.

à 2e FA

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