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vers de doigt. M. Duguel évalue l’épanchement à 3 litres : la thoracentèse est décidée pour le lendemain.
Le 28 juin, le malade est couché sur le dos la bouche fermée, etne respirant que par les narines, le bras gauche légèrement écarté du tronc. M. Duguet introduit, après l’avoir préalablement flambé comme toujours, le trocart n° 3 de l'appareil Potain dansle sixième espace intercostal à l’intersection de la ligne horizontale mamelonnaire avec la verticale tirée du milieu axillaire. Le siphon amorcé avec de l'eau bouillie est ensuite adapté à Ja canule; les deux clefs de la canule et du siphon sont ouvertes et le liquide s'écoule assez rapidement, d’une façon continue et régulière, jusqu’au moment où le malade se plaignant d’une sensation d’écrasement thoracique, on arrête la thoracentèse.
En moins de 7 minutes, on a retiré 2800 grammes d’une sérosité citrine : aucun incident n’est survenu à la suite; le malade s’est trouvé immédiatement très soulagé.
Le lendemain 29 juin, le malade n’a toussé ni craché, et a parfaitement dormi : il ne reste plus de traces de l’épanchement pleurétique qu’en bas et en arrière, du côté gauche, donnant comme signes des vibrations imparfaites et de la matité inférieure et postérieure avec un souffle pleurétique doux. La région antérieure est dégagée, le cœur est revenu à sa place, le foie également. Les jours suivants, la température jusque-là oscillant entre 37° et 38°, tombe définitivement à 35°, puis 37°; le reste du liquide se résorbe et le malade se trouve très bien.
Le 8 juillet, à peine reste-t-il quelques vestiges de la pleurésie et l’état général du malade est excellent.
Nous voyons dans cette observation qu’il a été possible d'enlever, même très rapidement, à l’aide du siphon les
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4]5 au moins du liquide contenu dans la plèvre sans le moindre accident.