UN MOT D'HISTORIQUE
Comme on le voit, cette manière de pratiquer la thoracentèse est remarquable par son extrême simplicité àtous égards. M. Duguet qui l’a employée devant nous un certain nombre de fois dans ces derniers temps et qui s’en
est si bien trouvé, ainsi qu’on peuten juger par la lecture
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des observations que nous rapportons, n’est certainement pasle premier qui y aitsongé et qui y ait eu recours tant est simple le principe sur lequel elle s'appuie et que tout le monde connaît.
Il a fait quelques recherches à cet égard et il lui a été facile de se convaincre que ce procédé a été mis en usage en Angleterre, et l’est encore en Allemagne.
En effet, en consultant le travail du docteur Douglas Powell paru en 1870 (1),on trouve que ce médecin a proposé d'extraire le liquide de la plèvre au moyen d’un tube fonctionnant comme un siphon. ;
A cet effet, il se sert d’un trocart dont la canule est pourvue d’une branche latérale très courte à laquelle vient s’adapter un tube en caoutchouc long de plusieurs pieds. Au moment d’opérer ce tube est rempli d'eau et son extrémité inférieure est plongée dans une cuvette à moitié pleine d’une solution d’acide phénique ou de chlorure de chaux, l'instrument est enfoncé dans le 6° ou le 7 espace intercostal et le poinçon est retiré jusqu’au-delà de l’ouverture latérale qui donne alors passage au pus ou à la sérosité.
Cet appareil a été assez souvent employé à l'hôpital de Brompton, et les résultats ont été salisfaisants. Dans quelques cas, afin d'apprécier la diminution de la pression intra-thoracique pendant l'opération, D. Powel y a annexé
un manomètre à mercure qu'il faisait communiquer avec